Nous, Algériennes et Algériens, signataires du présent appel, avons décidé de prendre nos responsabilités devant notre Nation et devant l’Histoire, pour en appeler à la mobilisation permanente du peuple algérien contre le pouvoir politique illégitime en place et d’œuvrer à l’instauration d’un Etat de Droit tel que défini par la déclaration historique du premier novembre 1954.
Le pouvoir actuel que nous considérons aujourd’hui plus que jamais auparavant, comme étant institutionnellement illégitime, politiquement incompétent et moralement discrédité.
Un pouvoir qui a spolié le peuple de sa légitime souveraineté et qui a détourné à son profit exclusif les richesses de la Nation.
Un pouvoir quasi régalien qui fonctionne essentiellement sur l’arbitraire, le clientélisme, le laxisme et la corruption. Il a profondément affaibli l’autorité de l’Etat dans son rôle sur l’échiquier international et il constitue une réelle menace pour notre unité et intégrité nationales.
Nous situons le présent appel, dans la continuité du Mouvement National, des principes énoncés dans la Déclaration du 1er Novembre 1954 et de la plateforme de la Soummam.
Nous, Algériennes et Algériens, signataires de cet appel, exprimons haut et fort, notre profonde préoccupation devant la logique d’autodestruction et de détérioration continue, qui caractérise la situation sociopolitique, économique et morale de notre pays. Nous refusons désormais catégoriquement d’en être les complices actifs ou tacites. Nous décidons de mettre fin à notre inaction, à notre silence et à notre désengagement sous quelques formes qu’il soit (lâcheté, égoïsme, peur, …).
Cette initiative libre et indépendante, a été dictée par les données fondamentales et structurelles de notre situation commune qui se caractérise par:
la persistance et l’aggravation de la crise de la légitimité du pouvoir depuis 1962 à ce jour, crise devenue une menace et un danger permanent pour notre nation.
la persistance de l’oligarchie à exclure le peuple du débat et de la participation politique en violant son droit constitutionnel et naturel de choisir et de construire sa propre destinée.
L’échec et la médiocrité du personnel politique officiel et l’avilissement de l’opposition factice.
le manque de perspective claire et nette pour toute la nation,
La culture du chaos et de la violence et son extension à toutes les couches sociales, le maintien de l’Etat d’urgence comme moyen de domination et d’asservissement du peuple algérien.
Notre but est:
D’œuvrer à la concrétisation des objectifs du mouvement de libération nationale, à la reconquête du droit du peuple à la souveraineté et au changement radical et pacifique du système politique.
D’œuvrer à l’instauration d’institutions solides et responsables capables d’assurer le fonctionnement démocratique de la société, de garantir la transparence du gouvernement et, l’alternance de son pouvoir, enfin de créer un Etat dont les commandes resteront entre les seules mains du peuple souverain, sans que puisse intervenir les forces occultes dans le fonctionnement de ces institutions. Les principes régissant le fonctionnement de nos institutions seront fidèles à la Constitution et aux lois votées par le législateur en accord avec nos valeurs civilisationnelles, nos cultures et nos traditions séculaires. Nos institutions seront soucieuses de consolider, par leur sain fonctionnement, le lien entre le peuple et ses vraies valeurs.
L’heure est venue pour changer ce système politique illégitime par les méthodes pacifiques et démocratiques et de rendre la souveraineté politique aux Algériennes et aux Algériens pour qu’ils choisissent librement et démocratiquement, les institutions politiques qui épousent les réalités politiques et socioculturelles de la Nation, en permettant une répartition équitable des richesses nationales, aussi bien entre les collectivités régionales et locales qu’entre les individus.
Cet appel est ouvert à l’adhésion morale et active de tous nos compatriotes qui partagent le même attachement à la patrie et aux valeurs morales et culturelles de la société algérienne dans toute sa diversité, y compris ceux qui se trouvent, de par leurs fonctions ou leurs positions dans les institutions officielles actuelles. Il est une exhortation à tous ceux qui refusent la marginalisation et l’exclusion de l’Algérienne et de l’Algérien de la vie publique. Enfin, c’est un appel à tous ceux, qui conscients de la déliquescence de la société et de la fatuité des institutions, veulent fédérer leurs efforts pour un changement décisif et salvateur de la situation de la Nation Algérienne.
Cet appel se veut enfin et surtout comme une force de propositions et d’action pour une transition pacifique vers un Etat de Droit.
Nous, Algériennes et Algériens libres, aspirons acquérir à notre idéal de résistance pacifique et de dynamique de changement, les couches les plus larges du Peuple Algérien, sans exclusion aucune.
Nous devons œuvrer au rassemblement de toutes les forces patriotiques en vue d’un changement pacifique et radical sur la base de valeurs et de principes démocratiques clairement définis, acceptés et respectés par tous et notamment:
Les valeurs civilisationnelles de la Nation Algérienne (Islamité, Amazighité et Arabité), fondements de notre ALGERIANITE. Ces derniers sont le socle de notre unité nationale, qui ne doivent nullement être instrumentalisés ni être le monopole d’aucun parti ou tendance politique.
L’égalité de tous devant la loi.
La sacralité des droits de la personne humaine.
La souveraineté populaire : le peuple étant la seule source du pouvoir et de légitimité.
La mise en place d’institutions qui garantissent l’expression de la volonté populaire, notamment par la séparation effective des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire.
Le respect et la protection des libertés individuelles et collectives.
L’alternance au pouvoir à travers le suffrage universel.
Le respect et la promotion des cultures nationales.
La promotion du mérite et de la compétence individuelle véritable.
Une distribution juste et équitable des ressources nationales.
Nos moyens de lutte contre ce pouvoir illégitime seront exclusivement politiques, pacifiques et démocratiques :
a.Par la réappropriation de nos droits inaliénables, individuels et collectifs que l’ensemble des générations qui se sont succédé depuis l’indépendance ont abandonnés pour la construction de la société nationale et d’un nouvel Etat authentiquement indépendant. Ces droits qui font partie intégrante de nos pouvoirs naturels et dont nous avons été amputés par le fait de notre ignorance, de notre lâcheté, de notre impréparation et manque d’éducation politique mais également parce que nous n’avions pas été conscients du drame qui se tramait et que nous ne possédions pas alors les moyens de résister.
b.Par la sensibilisation et la mobilisation aussi large que possible de l’opinion publique nationale et internationale sur les responsabilités des pouvoirs en place en matière d’atteintes caractérisées aux Droits de l’Homme et aux Libertés Publiques ainsi que sur tous les cas d’arbitraire, d’abus de pouvoir et de forfaitures administratives et judiciaires et par la résistance contre toutes ses dérives totalitaires.
c.Par la dénonciation d’une certaine et flagrante duplicité de l’opinion occidentale, qui refuse de faire la part entre ses intérêts à court terme et à long terme, qui proclame des valeurs universelles tout en privilégiant des intérêts étroits en soutenant des régimes illégitimes.
d.Par la diffusion continue par tous les moyens de communication, de nos idées, de nos propositions et de nos revendications pour l’avènement de la Dignité et du changement dans notre pays.
e.Par le recours à des manifestations pacifiques, à la désobéissance civile et à l’abstention massive aux élections, entre autres.
Il est donc clair que notre démarche a pour but de mettre fin à près d’un demi-siècle d’usurpation permanente de la souveraineté populaire et de rendre la dignité et la parole au Peuple Algérien, afin qu’il puisse choisir librement et démocratiquement les institutions politiques conformes à ses aspirations de liberté, de démocratie et de justice, en harmonie avec les valeurs identitaires et socioculturelles de notre Algérianité, dont l’Islam, l’amazighité et l’arabité constituent les fondements essentiels. C’est ainsi que le peuple pourra asseoir un véritable Etat de droit.
Propositions de sortie de crise
Le consensus actuel des véritables forces politiques converge vers l’élection d’une Assemblée Nationale Constituante.
Cette évolution pacifique vers la légitimité doit passer par une brève période de transition qui ne devrait pas excéder deux années. Nous sommes convaincus que cette phase ne pourrait se faire sans la participation active de l’institution militaire.
Avec la collaboration républicaine de l’institution militaire, principale force actuellement organisée, qui aura pour mission d’assurer la gestion sécuritaire du pays, pendant la phase de transition, un gouvernement provisoire sera mis en place et aura pour mission, en plus de la gestion publique de l’Etat, de s’acquitter de deux tâches essentielles :
1.Réunir une conférence nationale de toutes les volontés politiques sans exclusion aucune et de personnalités intellectuelles en vue de l’établissement d’un consensus politique historique autour des valeurs et principes démocratiques énoncés plus haut.
2.Préparation des élections de l’Assemblée Nationale Constituante.
Ce gouvernement provisoire sera secondé par un Conseil des Sages constitué de personnalités issues du mouvement National, connues pour leur probité, leur intégrité, leur sagesse et leur engagement pour le salut de leur pays.
Durant cette phase, l’armée saura imposer sa mission de préservation de la quiétude publique et de l’unité nationale. Elle éprouvera, en cette occasion, sa vocation républicaine de se maintenir hors de la gestion politique du pays, et préservera sa neutralité politique jusqu’à l’échéance finale qu’est la mise en place d’institutions démocratiquement élues.
Au terme de cette phase transitoire et conformément à un protocole conclu entre l’institution militaire et les instances élues, l’armée entamera son désengagement progressif des affaires politiques, pour s’orienter définitivement vers ses obligations, exclusivement militaires, clairement définies par la nouvelle Constitution.
Nous Algériennes et Algériens, interpellés par la gravité de la situation et inquiets quant à l’avenir de la Nation, devons cesser d’assister dans l’impuissance à la dévastation de notre propre pays. Nous devons nous engager en acteurs de notre propre Histoire et nous imposer en maîtres de notre destin. L’Algérie appartient à toutes les Algériennes et à tous les Algériens sans exclusion ni exclusive.
Nous en appelons à la conscience, au cœur et à la raison de toutes et de tous, Algériennes et Algériens, intellectuels et politiques, civils et militaires, pour s’unir et œuvrer ensemble, sans exclusion aucune et dans la sérénité à la véritable réconciliation et à la résolution définitive de la grave crise politique qui ébranle notre pays.
Nous ne saurions tourner cette sombre page de notre Histoire contemporaine, sans rien oublier de ce qui a été fomenté contre la nation. Œuvrons tous ensemble à la reconstruction de notre pays et à l’édification d’une société d’ouverture et de tolérance, libérée du joug de l’injustice, de la violence et de la terreur politique.
Soyons un peuple de bâtisseurs hardis qui hissera l’Algérie dans l’ère du 21ème siècle, pour la faire accéder à un futur radieux, serein et prospère.
Tous ensemble, œuvrons à l’instauration d’un Etat Algérien souverain, démocratique et social, dans le cadre de nos principes, des valeurs intrinsèques à notre identité et des valeurs universellement admises.
Ainsi nous aurons été fidèles à la mémoire des hommes libres de novembre 54 et au texte fondateur de la révolution libératrice.
Dieu et le peuple algérien sont témoins de nos paroles et de nos actes.
Algérie le 19 mars 2009
Signataires :
Zineb Azouz, Universitaire. (Constantine). Djamaleddine Benchenouf, Journaliste, (Lyon). Maâmar Boudersa, Universitaire, économiste (Constantine). Abdelkader Dehbi, Universitaire, (Alger). Abdelmalek Djoudi, Ingénieur Documentariste, (Lyon). Kamaleddine Fekhar, Médecin, Militant des Droits de l’Homme (Ghardaïa). Rachid Ghoreib, Journaliste (Canada). Ahmed Kaci, Journaliste, (Paris). Samy Khoukoum, Psychosociologue. (Paris). Madjid Laribi, Journaliste (Paris). Salah-Eddine Sidhoum, Chirurgien. (Alger). Ahmed Si Mozrag, Avocat, (Burkina Faso). Brahim Younessi, Politologue, (Paris). Ziani-Cherif Rachid, Médecin (Sidi Bel Abbés). Mohamed Larbi Zitout, Ex-diplomate. (Londres).
Pour joindre le bureau de coordination:
appel19mars2009@hotmail.fr
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نداء إلى الشعب الجزائري
لقد قررنا نحن، الجزائريات و الجزائريون، الممضون على هذا البيان، أن نأخذ على عاتقنا تحمل المسؤولية الكاملة تجاه أمتنا وأمام التاريخ، لنوجه نداءا للتعبئة الدائمة ضد السلطة القائمة الغير الشرعية و من اجل بناء دولة القانون كما حدّدها البيان التاريخي لأول نوفمبر 54.
سلطة نعتبرها اليوم، وأكثر من أي وقت مضى، فاقدة للشرعية مؤسساتيا و للكفاءة سياسيا، وتفتقر إلى المصداقية أخلاقيا، سلطة سلبت الشعب سيادته المشروعة واستحوذت على ثروات الأمة لمصلحتها الضيّقة الخاصة.
سلطة شبه ملكية، تعمل أساسا بالظلم والمحسوبية واللامبالاة و الرشوة. فأضعفت بعمق سلطة الدولة خارجيا و شكّلت خطرا حقيقيا على الوحدة الوطنية.
تأتي هذه المبادرة التي تبناها مجموعة من المواطنين،في سياق استمرارية مسار الحركة الوطنية والمبادئ المنصوص عليها في بيان 1 نوفمبر 1954،وفي إطار أرضية مؤتمر الصومام.
نحن الجزائريات والجزائريون الممضون على هذا النداء، نعرب بقوة وبصوت عال عن عميق قلقنا إزاء منطق التدمير الذاتي والتدهور المستمر الذي يميز الحالة السياسية والاجتماعية والاقتصادية والأخلاقية في بلدنا. من الآن و صاعدا نرفض أن نكون شركاء فاعلين أو صامتين في هذا الوضع. لقد قررنا وضع حدّ لعدم فعليتنا, لصمتنا و لعدم التزامنا مهما كان شكله (جبن، أنانية، خوف…) أمام ما يحدث.
إن هذه المبادرة الحرة المستقلة أملتها المعطيات الأساسية لوضعيتنا المشتركة التي تتميز بما يلي:
- استمرار و تفاقم أزمة شرعية السلطة منذ 1962 إلى يومنا هذا، وهذه الأزمة تحولت إلى تهديد وخطر على أمتنا.
- استمرار الطغمة الحاكمة في إقصاء الشعب من الحوار و من المشاركة السياسية باغتصاب حقّه الدستوري و الطبيعي في اختيار و بناء مستقبله .
- فشل و رداءة النخبة السياسية الرسمية و انبطاح المعارضة الشكلية.
- عدم وضوح الرؤية والآفاق المستقبلية للأمة.
- استعمال ثقافة الفوضى و العنف و امتداده إلى كل الطبقات الاجتماعية، و الإبقاء على حالة الطوارئ كوسيلة للهيمنة و إذلال الشعب الجزائري.
يكمن هدفنا في:
العمل من أجل استكمال الأهداف التي حدّدتها حركة التحرير الوطني، واستعادة حق شعبنا للسيادة وكذلك التغيير الجذري والسلمي للنظام السياسي القائم.
العمل على بناء مؤسسات قويّة و مسؤولة قادرة على ضمان التسيير الديمقراطي للمجتمع و شفافية مهام الحكومة و التداول على السلطة فيها. و هذا لإنشاء دولة تكون مقاليد الحكم فيها بين أيدي الشعب السيّد، دون إمكانية تدخل القوات الخفية. نريدها مؤسسات مطابقة لقيمنا الحضارية، ولثقافاتنا وتقاليدنا العريقة؛ ومؤسسات تحرص من خلال أداءها السليم، على توثيق الصلة بين الشعب وقيّمه الأصيلة.
لقد حان الوقت لتغيير هذا النظام السياسي الغير الشرعي بالوسائل السلمية و الديمقراطية، ولإعادة السيادة للجزائريات و الجزائريين لكي يختاروا بحرية وديمقراطية، المؤسسات السياسية التي تنطلق من الواقع السياسي والاجتماعي والثقافي للأمة، بما يسمح بتوزيع عادل للثروات الوطنية، سواء بين المجتمعات الجهوية والمحلية أو فيما بين الأفراد.
إن هذا النداء موجّه لجميع مواطنينا للانضمام المعنوي والفعال و لجميع أولئك الذين يجمعهم نفس الارتباط والحرص على وطنهم وتمسكهم بالقيم الأخلاقية والثقافية للمجتمع الجزائري بكل ما يزخر به من تنوّع، بما في ذالك الذين يوجدون، من خلال وظائفهم أو مواقعهم، داخل المؤسسات الرسمية الحالية. فهو نداء ملّح لكل الذين يرفضون تهميش و إقصاء المواطن من المشاركة في الحياة العامة. و أخيرا فهو نداء لكل الذين يجمعهم الشعور بنفس الاهتمامات، أمام تفسخ المجتمع واستعلاء وصلف المؤسسات، وللذين يريدون جمع الجهود من اجل تغيير حازم و منقذ لحالة امّتنا الجزائرية.
وفي الأخير، يرمي هذا النداء إلى أن يكون قوة لعرض مقترحات وللعمل من أجل انتقال سلمي نحو إرساء دولة القانون.
نحن المواطنات والمواطنون الأحرار، نتطلع إلى التحاق طبقات واسعة من الشعب الجزائري ، من دون أي إقصاء، بهدفنا الأسمى المتمثل في خوض مقاومة مدنية سلمية والشروع في دينامكية التغيير.
علينا جميعا أن نشرع في توحيد كل القوى الوطنية لتحقيق تغيير سلمي و جذري على أساس القيم والمبادئ الديمقراطية المحددة بوضوح، والتي تحظى بقبول واحترام الجميع، منها على وجه الخصوص:
- القيم الحضارية للأمة الجزائرية (بأبعادها الثلاثة : من إسلام وأمازيغية وعروبة)، التي تشكل أسس انتماءنا للأمة الجزائرية؛ وهذه الأبعاد الثلاثة هي بمثابة الركن الأساسي لوحدتنا الوطنية، التي لا ينبغي بأي حال من الأحوال ان توظّف أو تحتكر من طرف أي حزب أو تيار سياسي.
- المساواة بين الجميع أمام القانون.
- قدسية حقوق الإنسان.
- السيادة الشعبية : الشعب هو المصدر الوحيد للسلطة والشرعية.
- إنشاء المؤسسات التي تضمن التعبير عن الإرادة الشعبية، ولاسيما من خلال الفصل الفعال بين
السلطات التنفيذية والتشريعية والقضائية.
- احترام و حماية الحريات الفردية والجماعية.
- التناوب على السلطة من خلال الاقتراع العام.
- احترام و ترقية الثقافات الوطنية.
- تكريم عنصر الاستحقاق وتشجيع الكفاءة الفردية الحقيقية.
- التوزيع العادل والمنصف للثروات الوطنية.
وستكون وسائلنا للنضال ضد هذه السلطة الغير الشرعية، وسائل سياسية، سلمية و ديمقراطية :
أ. عن طريق استرجاع الحقوق الغير القابلة للتصرّف, الفردية منها والجماعية، التي تخلّت عنها كل الأجيال التي تعاقبت منذ الاستقلال، وذلك من أجل بناء المجتمع الوطني والدولة المستقلة الأصيلة. هذه الحقوق التي تشكل جزء لا يتجزأ من سلطتنا الطبيعية، والتي فقدناها بسبب جهلنا، جبننا أو عدم تحضيرنا و نقص الثقافة السياسية. و كذالك لكوننا لم نكن واعيين بالمأساة التي كانت تحضر في الخفاء و لم تكن لنا الوسائل الكفيلة للمقاومة.
ب. من خلال تحسيس وتعبئة واسعة قدر الإمكان، للرأي العام الوطني والدولي بالمسؤوليات التي تقع على عاتق النظام الحاكم فيما يتعلق بارتكابه انتهاكات موصوفة لحقوق الإنسان والحريات العامة وكذلك بشأن جميع حالات التعسّف وإساءة استعمال السلطة والتجاوزات الإدارية والقضائية، وأيضا عن طريق مقاومة جميع انحرافاته الشمولية.
ج. عبر إدانة نوع خاص و صارخ من ازدواجية الرأي الغربي، الذي يرفض أن يفرّق بين مصالحه في المدى القصير و المدى الطويل، و الذي ما فتئ يدعي بتعزيز القيم الكونية، وهو يعمل في نفس الوقت على دعم و مساندة أنظمة غير شرعية، للمحا فظة على مصالحه الضيقة.
د. عن طريق نشر مستمر ومتواصل لأفكارنا، ومقترحاتنا ومطالبتنا باستعادة الكرامة وإحداث التغيير المنشود في بلدنا، مستخدمين في ذلك جميع وسائل الاتصال.
هـ . باللجوء إلى المظاهرات السلمية، والعصيان المدني والامتناع الجماعي عن التصويت في الانتخابات، ضمن مجموعة أخرى من التدابير.
وفي ضوء ذلك، يتبين بكل وضوح أن النهج الذي نسير عليه يهدف إلى وضع حد لنصف قرن من اغتصاب دائم لسيادة الشعب، ومن أجل أن يستعيد الشعب الجزائري كرامته وكلمته التي انتزعت منه، كي يتمكن أخيرا من اختيار بحرية تامة وديمقراطية حقيقية المؤسسات السياسية وفقا لتطلعاته إلى الحرية والديمقراطية والعدالة بما يتفق وقيم هويته الأصيلة والقيم الاجتماعية والثقافية التي تشكل الأسس الرئيسية لانتمائه إلى الأمة الجزائرية، ومنها على وجه الخصوص الأبعاد الثلاثة، من إسلام وأمازيغية وعروبة، وبالتالي إلى تأسيس دولة قانون حقيقية .
مقترحات لإنهاء الأزمة
تجدر الإشارة أن التوافق الحالي للقوى السياسية الحقيقية الفاعلة، يتجه نحو ضرورة انتخاب جمعية تأسيسية وطنية.
ومن الضروري أن يمر هذا التطور السلمي نحو إرساء الشرعية عبر فترة انتقالية قصيرة لا ينبغي أن تتجاوز سنتين. وإننا مقتنعون بأن هذه المرحلة لا يمكن أن تتم دون مشاركة نشطة من المؤسسة العسكرية.
وبالتعاون مع المؤسسة العسكرية، القوة الرئيسية الوحيدة المنظمة في الوقت الراهن، و في إطار مبادئ الجمهورية، سوف توكل إليها مهمة ضمان التسيير الأمني للبلاد، خلال المرحلة الانتقالية، سوف يتم تنصيب حكومة مؤقتة، تتمثل مهمتها، بالإضافة إلى تسيير الشؤون العامة للدولة، الاضطلاع بمهمتين أساسيتين :
1. عقد مؤتمر وطني يجمع حوله كافة الإرادات السياسية من دون استثناء، بالإضافة إلى الشخصيات الفكرية من أجل التوصل إلى إجماع سياسي تاريخي، يرتكز على القيم والمبادئ الديمقراطية المنصوص عليها أعلاه.
2. التحضير لانتخاب الجمعية الوطنية التأسيسية.
ويساعد هذه الحكومة المؤقتة في عملها، مجلس حكماء يتكوّن من شخصيات تنتمي إلى الحركة الوطنية، والمشهود لها بالاستقامة والنزاهة والحكمة وبتفانيها في العمل الدؤوب من أجل إنقاذ بلدهم.
وسوف تضطلع المؤسسة العسكرية بمهمتها على أحسن وجه في الحفاظ على الهدوء العام وفي حماية الوحدة الوطنية، وهي بهذه المناسبة تثبت طابعها وتوجهها الجمهوري القاضي بالبقاء خارج الإدارة السياسية للبلد مع الحفاظ على الحياد السياسي إلى غاية نهاية المسار المتمثل في إنشاء المؤسسات المنتخبة ديمقراطيا.
وعند الانتهاء من هذه المرحلة الانتقالية ووفقا لاتفاق يتم إبرامه بين المؤسسة العسكرية والسلطة المنتخبة، سوف يباشر الجيش انسحابه التدريجي من الشؤون السياسية، ليتفرغ بشكل دائم ونهائي بالتزاماته العسكرية حصرا، والمحددة بوضوح بموجب الدستور الجديد.
نحن الجزائريات والجزائريون، الواعون بخطورة الوضع والقلقون على مستقبل الأمة، يجب أن نتوقف عن الاكتفاء بدور المتفرج العاجز أمام ما يشهده بلدنا من تدمير، لنرتقي إلى مرتبة الفاعلين الحيويين، بناة تاريخ بلدنا، وسادة مصيرنا، ذلك لأن الجزائر هي ملك جميع الجزائريات والجزائريين دون إقصاء أو استحواذ.
إننا في نداءنا هذا، نخاطب مشاعر ونناشد عقول جميع المواطنات والمواطنين، المثقفين والسياسيين، المدنيين والعسكريين، إلى توحيد صفوفنا، والعمل معا دون إقصاء أحد، وفي جو من الصدق والصفاء، من أجل مصالحة حقيقية و الحل النهائي للازمة السياسية الخطيرة التي تزعزع الوطن.
سنتمكن عندها لا محالة، من طي هذه الصفحة المظلمة والأليمة من تاريخنا المعاصر، بدون أن ننسى جميع المؤامرات التي حيكت ضد الأمة. ولنضع اليد في اليد، للعمل سويا لإعادة بناء بلدنا وتشييد مجتمع الانفتاح والتسامح، بعد تحريره من وطأة الظلم و العنف و الرعب السياسي.
دعونا نكن شعبا مؤلفا من بنائين شجعان يجرؤن على رفع التحدي، للارتقاء بالجزائر والانتقال بها إلى شاطئ القرن 21، للظفر بمستقبل مشرق، ينعم أهله بالسلام والرخاء.
وجميعا، اليد في اليد، لنعمل من أجل إنشاء دولة جزائرية ذات سيادة، دولة ديمقراطية اجتماعية، في إطار مبادئنا، والقيم الجوهرية التي تتشكل منها هويتنا والقيم المقبولة عالميا.
وبذلك، نكون قد أخلصنا الوفاء لذكرى رجال نوفمبر 54 الأحرار وللنصوص المؤسسة للثورة التحريرية.
والله و الشعب شاهدان على أقوالنا وأفعالنا.
الجزائر 19 مارس 2009
الموقّعون : جمال الدين بن شنوف، صحفي, ليون، (فرنسا). معمّر بوظرسه، أستاذ جامعي، قسنطينة (الجزائر). عبد المالك جودي، مهندس موثّق، ليون (فرنسا). سامي خوكم, جامعي, باريس, (فرنسا). عبد القادر ذهبي، جامعي، الجزائر. زياني شريف رشيد، طبيب، سيدي بلعباس، (الجزائر). محمد العربي زيتوت، دبلوماسي سابق، لندن. صلاح الدين سيدهم، طبيب جرّاح، الجزائر. احمد سي مزراق، محامي، بركينه فاسو. زينب عزوز، أستاذة جامعية، قسنطينة (الجزائر). رشيد غريّب، صحفي، كندا. كمال الدين فخّار، طبيب، ناشط في حقوق الانسان، غرداية (الجزائر). احمد قاسي، صحفي، باريس (فرنسا). مجيد لعريبي، صحفي، باريس (فرنسا). ابراهم يونسي، جامعي، محلل سياسي. باريس، (فرنسا).
Appel19mars2009@hotmail.fr
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Appeal to the Algerian People
We Algerians, the signatories of this appeal have decided to stand before our nation and before history to call for a permanent mobilisation of the Algerian people against the present illegitimate political power and to call for the installation of a state of law as defined in the historic declaration of the 1st November 1954.
More than ever we view those now in power as institutionally illegitimate, politically incompetent and morally discredited.
This is an authority that has deprived its people of their legitimate sovereignty and has used the riches of this nation for their own means.
This is an authority that views itself as royalty, a political power based on the arbitrary, on favouritism, on laxity and on corruption. This has profoundly affected the authority of the state in international role and constitutes a real threat to our unity and national integrity.
This appeal is a continuation of the National Movement, the principles found in the Declaration of the 1st November 1954 and the Soummam platform.
We Algerians, the signatories of this appeal, strongly express our deepest concern for the self-destruction and continued deterioration which has characterised our country’s socio-political culture, our economy and our morale. We therefore categorically refuse to actively or tacitly condone these actions. We have decided to put an end to our inaction, to our silence and to our disengagement (whether this be through cowardice, selfishness, fear…)
This free and independent initiative has a fundamental and structural basis which has grown out of:
- The persistent and worsening crisis of legitimate power which from 1962 to the present day has become both a threat and a permanent danger for our nation;
- The persistent oligarchy which has excluded our people from debate and from political participation. This is a violation of constitutional and natural rights of both choice and of creating one’s own destiny;
- The failure of this mediocre political offices and the abasement of the so-called opposition and the resulting lack of clear perspective for all the nation.
- The culture of chaos and violence which has been extended to all social groupings and the ongoing state of emergency which has been used to dominate and enslave the Algerian people.
Our goal is:
To work for the firm objectives of the national liberation movement so that people can regain their right to sovereignty and for a radical and peaceful change to the political system.
To work for the installation of solid and reputable institutions that ensure the democratic functioning of society; to guarantee the transparency of government and its powers and lastly to create a state where powers belongs to a sovereign people and whose institutions remain free from interfering forces. The principles for the running of our institutions will remain true to the constitution and to the laws voted in by the legislature in accordance with our civic values, our culture and our secular traditions. Our institutions will, by their very nature, work to consolidate the linkages between the people and the values they hold dear.
The time has come to change this illegitimate political system by peaceful and democratic means and to return political sovereignty to Algerians so that they can freely and democratically chose the institutions which meet the political and socio-cultural realities of the nation and to enable an equitable distribution of national wealth (to be shared regionally, locally as well as individually).
This appeal is open to all our compatriots who share the same attachment to our mother land and who share in the moral and cultural values of Algerian society in all its diversity – including all those involved in officialdom. It is a call to all those who stand against the marginalisation and exclusion of Algerian people from public life. Finally, it is an appeal to all those who, aware of the delinquency and conceit of public institutions, wish to work together for decisive change in the Algerian Nation.
This appeal proposes above all, a force for action for a peaceful transaction to a state of law.
We free Algerian men and women wish to achieve our ideal of a peaceful resistance and a dynamic of change in sectors of Algerian society, without exclusion.
We will work towards a rallying of all patriotic forces with the aim of peaceful and radical change based on values of democratic principles that are clearly defined, accepted and respected by all. These are:
- The values of the civilisations in the Algerian nation – Islamic, Amazigh, Arabic – are the basis of our ALGERIANESS. This, the key to our national unity, must never be the instrument or the monopoly of any political party or tendency.
- The equality of all in the eyes of the law.
- The upholding of the rights of the individual.
- The sovereignty of the masses: the people are the only source of power and of legitimacy.
- The putting in place of institutions which guarantee the expression of the public’s wishes especially the separation of executive, legislative and judicial powers.
- The respect and protection of individual and collective freedom.
- The election of opposition parties through universal suffrage.
- The respect and promotion of national cultures.
- The promotion of the individual based on merit and competence.
- The fair and equal distribution of national resources.
Our means of struggle against this illegitimate power will be exclusively political, pacific and democratic:
a. by the reappropriation of our inalienable, individual and collective rights that past generation successively abandoned since the independence for the sake of constructing a national society and obtaining a new state authentically independent. Those rights that are an integral part of our natural powers have been amputated from our body not only due to our ignorance, our coward ness, our unreadiness and lack of political education, but also due to our unconsciousness to the drama that was being concocted and which we had no means to resist.
b. By raising public awareness and mobilising, as largely as possible, the national and international public opinion about their responsibilities with regards to the powers in place in terms of Human Rights and Civil Liberties breaches as well as arbitrary cases, administrative and judiciary abuse of authority and to resist against all these totalitarian drifts.
c. By the denonciation of a certain and flagrant double standard occidental opinion which refuses to distinguish between its short term and long term interest, and which proclaims universal values while privileging narrow interests by supporting illegitimate regimes.
d. By the continuous broadcast using all means of communication of our ideas, our propositions and our demands for the advent of dignity and change in our country
e. By the appeal to, among other things, peaceful demonstrations, civil disobedience and to massive abstention in elections.
It is thus clear that our initiative aims at ending about half a century of permanent usurpation of the popular sovereignty and at returning the dignity and free speech to the Algerian People, so that it can choose freely and democratically the political institutions that correspond to its aspirations of freedom, democracy and justice, in accordance with the identity and sociocultural values of our Algerianism which is essentially founded on Islam as well as the Amazigh and Arabic dimension. It is the only way our people can sit a real State under the rule of law.
Propositions to exit the crisis
The current consensus of the real political strengths converges into the election of a Constituent National Assembly. This peaceful evolution towards the legitimacy has to pass by a brief period of transition which should not exceed two years. We are convinced that this phase could not be made without the active participation of the military institution.
With the republican collaboration of the military institution, the main organized force at present, which will have for mission to insure the security management of the country, during the phase of transition, a Provisional Government will be set up and will have for mission, besides the public management of the State, to release two essential tasks:
1. Gather a national conference of all the political wills without exclusion as well as intellectual personalities with the aim of the establishment of a historic political consensus around the values and democratic principles expressed above.
2. Preparation of the elections of the Constituent National Assembly.
This Provisional Government will be assisted by a Council of the wise constituted of personalities stemming from the National movement, known for their righteousness, their integrity, their wisdom and their commitment for the safety of their country. During this phase, the army will know how to impose its mission to conserve public peace of mind and national unity. It will exercise on this occasion, its republican vocation to remain outside the political management of the country, and will protect its political neutrality until the final term that is the implementation of institutions democratically elected.
In the terms of the transitory phase and according to a protocol concluded between the military institution and the elected authorities, the army will begin its progressive disengagement of political affairs, and turn definitively to its exclusively military obligations, clearly defined by the new Constitution.
We Algerians, men and women, alarmed by the gravity of the situation and worried as for the future of the Nation, have to stop assisting powerlessness that devastates our own country. We have to make a commitment as actors of our own History and impose ourselves as masters of our own fate. Algeria belongs to all the Algerians, men and women alike, without neither exclusion nor exclusiveness.
We call upon the conscience, the heart and the wisdom of all, Algerians, men and women, intellectuals and politicians, civilians and servicemen, to unite and work together in serenity, without any exclusion whatsoever, to achieve a real reconciliation and a definitive resolution of the grave political crisis which shakes our country.
We would not know how to turn this sombre page of our contemporary History, without forgetting anything of what was stirred up against the nation. Let us work all together in the reconstruction of our country and in the building up of an open and tolerant society, freed from the yoke of injustice, violence and political terror.
Let us be people of fearless builders who will hoist Algeria in the era of the 21st century, to make it reach a radiant, serene and prosperous future.
Let us work, all together, towards the institution of a sovereign, democratic and social Algerian State, within the framework of our principles, intrinsic values of our identity and values universally accepted.
Only than, we shall have been faithful to the memory of the free men of November, 54 and to the text that founded the revolution which led to liberation.
God and Algerian people are witnesses of our words and our acts.
Algiers, 19 Mars 2009
Signatories :
Zineb Azouz, Universitaire. (Constantine). Djamaleddine Benchenouf, Journaliste, (Lyon). Maâmar Boudersa, Universitaire, économiste (Constantine). Abdelkader Dehbi, Universitaire, (Alger). Abdelmalek Djoudi, Ingénieur Documentariste, (Lyon). Kamaleddine Fekhar, Médecin, Militant des Droits de l’Homme (Ghardaïa). Rachid Ghoreib, Journaliste (Canada). Ahmed Kaci, Journaliste, (Paris). Samy Khoukoum, Psychosociologue. (Paris). Madjid Laribi, Journaliste (Paris). Salah-Eddine Sidhoum, Chirurgien. (Alger). Ahmed Si Mozrag, Avocat, (Burkina Faso). Brahim Younessi, Politologue, (Paris). Ziani-Cherif Rachid, Médecin (Sidi Bel Abbés). Mohamed Larbi Zitout, Ex-diplomate. (Londres).





(sauvegarde des commentaires au 12 11 2009) 18 Commentaires
Kara Fawzi
août 7, 2009 9:26
Association des familles des enfants victimes de l’instrumentalisation des corps de sécurité par le régime algérien
(AFEVICSRA)
La raison d’être de tout corps de sécurité dans un État de droit est de veiller sur la sécurité du pays, du citoyen et des biens de celui-ci. Or, dans le cas de l’État algérien, l’ANP, la gendarmerie, la police et les GLD sont instrumentalisés par le régime, via son DRS, à des fins personnelles ; autrement dit pour imposer l’omerta, pendant que la mafia au commande brade les richesse nationale, en matant les révoltes populaires par le harcèlement, l’arrestation et la liquidation de ses leaders, et en accentuant le climat d’insécurité par l’infiltration de la société par de faux bandits plus dangereux que les vrais délinquants et les maquis par de faux terroristes plus sanguinaires que les vrais groupes armés islamiques.
En 1963 déjà, lorsque le FFS a tenté de re-libérer l’Algérie de la dictature incarnée par le pouvoir orientaliste de Benbella, l’armée algérienne est intervenue en Kabylie sous les ordres de celui-ci pour assassiner plus de 400 Kabyles. Ensuite, pour dévier la révolte kabyle et celle qui se profile à l’horizon près des Aurès sous le commandement du colonel Chaabani, exécuté quelques mois après (03/09/64), le régime algérien invente le conflit avec le voisin marocain et appelle les Algériens à se rendre aux frontières pour défendre le pays. Plusieurs dizaines de soldats algériens, dont beaucoup de Kabyles, y ont péri.
En 1970, sous les ordres du régime du colonel Boumediene, des agents de sécurité algériens s’envolent pour l’Allemagne pour assassiner l’un des symboles de la révolution algérienne : Krim Belkacem.
En 1980, sous les ordres du régime du colonel Chadli, des centaines d’agents de CNS envahissent l’Université de Tizi-Ouzou, tabassent et arrêtent des étudiants qui réclament plus d’ouverture culturelle et politique.
En 1987, sous le même régime de Chadli, des agents de sécurité algériens s’envolent en mission pour Paris pour liquider un brillant militant des droits de l’homme : le militant du FFS, le moudjahid et l’avocat André Ali Mecili.
En 1988, sous le même régime, l’armée algérienne est ordonnée de tirer à tort et à travers dans les rues d’Alger pour disperser une population en colère qui ne réclame que ses droits légitimes : du travail, du pain et de la liberté. Des milliers de blessés et des centaines de tués.
En 1997, sous le règne du général Zeroual, des agents de sécurité déguisés en islamistes du GIA commettent un génocide parmi la population désarmée de Bentalha, sous l’œil indifférent de l’armée sommée de ne pas intervenir.
En 2001, sous le règne de Bouteflika, un jeune lycéen est assassiné dans des circonstances floues dans une brigade de gendarmerie en Kabylie. La population investit la rue pour réclamer la punition des assassins. En réponse, la gendarmerie nationale reçoit l’ordre de tirer à balles explosives sur les foules. Plus de 120 personnes tuées et des centaines de blessées.
Pendant la décennie noire, des milliers d’éléments des corps de sécurité (soldats, gendarmes, policiers, GLD) périssent dans des attentats douteux. Rien que récemment, 18 gendarmes ont été tués dans une embuscade près de BBA et 20 militaires dans un autre traquenard près de Tipaza. Cette facilité à piéger des éléments censés être bien entraînés pour de pareilles sorties ou déplacements nous incite à nous poser des questions sur l’identité réelle des auteurs des attentats. Autre hypothèse : excepté ceux dont la mission est de protéger la hiérarchie gouvernante, les autres éléments de sécurité seraient faiblement entraînés et équipés pour qu’ils soient une proie facile aux attentats qui justifieraient alors la continuation du terrorisme qui profite, on le sait, aux chasseurs dans les eaux troubles.
C’est durant cette décennie également que les services de sécurité algériens, répondant aux ordres d’une hiérarchie irresponsable, ont provoqué des désastres écologiques en incendiant les forêts pour l’invraisemblable motif de débusquer les terroristes islamistes. En plus de la destruction de la flore qui accentue le phénomène de l’érosion et de la dissémination de la faune qui donne aux régions brûlées l’image d’un endroit désertique, les populations ont subi de grands dégâts : des arbres fruitiers, des oliveraies, des jardins potagers, des stocks de foin, des ruches et des habitations ne restent que des cendres partout où le feu est passé.
Notre association est virtuelle en ce sens qu’elle n’a ni agrément, ni local, ni président, ni adhérents sur cartes. Cependant, elle a deux objectifs clairs : 1- dénoncer l’instrumentalisation par le régime algérien de nos enfants engagés dans les corps de sécurité ou appelés sous les drapeaux, 2- se concerter pour trouver le meilleur moyen qui permet la libération de ces services des mains de sa hiérarchie corrompue.
Vous partagez notre lutte ? Téléchargez cet article et rediffusez-le sur vos sites ou blogs. Vous pouvez également l’envoyer à vos amis. Mais pour permettre au fondateur de cette association de suivre les commentaires et suggestions des intervenants, veuillez mettre des liens dans la partie réservée aux commentaires sur ce site-même.
Par : Kara Fawzi
Lien vers le site source : http://www.scribd.com/doc/18201221/AFEVICSRA-Une-association-pour-la-defense-du-peuple-algerien
Azelmate
août 8, 2009 20:29
C’est un appel qui a le mérite d’engager une réflexion pour un rassemblement des forces saines du pays. Logiquement les opportunistes n’ont pas de place comme cet ancien député qui est en perte de vitesse (puisque je vois qu’il est en perte de niveau) en proposant des comités de villages. Il a vraiment découvert l’eau chaude parce que son niveau ne dépasse pas le niveau de la dechra. Un conseil : après la DEC, la députation par erreur, je vous suggère de vous recycler très vite avant que vous ne dépérissiez davantage.
Je soutiens l’appel.
Kara Fawzi
août 9, 2009 22:39
Nos propres suggestions :
1- Déposer plainte aux bureaux des instances nationales et internationales contre la hiérarchie des corps concernés pour motifs de négligence, d’incompétence, d’abus de pouvoir, d’instrumentalisation des subordonnés de corps constitués.
2- Organiser des sit-in devant les ambassades d’Algérie à l’étranger à chaque assassinat d’un élément ou d’un groupe d’éléments de l’armée, de la gendarmerie, de la police ou de la garde communale.
3- Organiser des sit-in devant les ambassades d’Algérie à l’étranger à chaque assassinat d’un ou de plusieurs civils algériens par les forces de sécurité qui répondent aux ordres de sa hiérarchie, tout en endossant la responsabilité à celle-ci.
4- Faire appel à une commission d’enquête internationale indépendante après chaque attentat ayant ciblé les forces de sécurité et y ayant occasionné des pertes humaines considérables.
5- Dénoncer, par tout moyen disponible et / ou possible (Internet, tracts, affichage, presse, discours, marches, etc.), tout attentat ayant visé les corps de sécurité, tout en endossant la responsabilité des pertes humaines à la hiérarchie.
6- Mener une campagne de sensibilisation, via Internet ou tout autre support, au sein des corps concernés afin de les amener à agir dans le sens de se protéger contre leur instrumentalisation par leur hiérarchie.
l’algerie triomphera
août 12, 2009 16:28
j’adhere pleinnement a cet appel, svp dites moi comment je dois faire pour le signé vive l’algerie
merouane
août 12, 2009 18:46
J’adhère à cet appel, il semble pour moi un espoir pour la réelle démocratisation de l’Algérie…
ACID
août 16, 2009 11:54
j’adhere à cet appel pour mettre fin à la médocrite qui régne au sein de tous les institutions de l’Etat et pour une démocratie réelle; et vive l’ALGERIE.
DmaghElArous
août 17, 2009 15:56
Lisez ce poème et vous comprendrez car ce qu’ils nous ont pris par les armes on l’obtiendra par le même moyen…
Nation Algérie ou notion d’Algérie (ALGERITUDE)
Je suis venue au monde par césarienne une nuit où Mère Afrique pleurait
Je survis maintenant et ma mère, de honte, est partie en pleurant
Mais je ne connais rien d’elle que cette honte qui sur mes frères pleuvait
J’aurais dû parvenir dans cette partie du tiers-monde en mourant
Bien sûr, on a toujours un père, on le dit souvent faux
Les grandes nations gardent leur père au profond de leur cœur
Mais je n’ai pas vu de père, il en y a parait-il plusieurs
Car mon père se résume maintenant à un régiment de généraux
Sont-ils arabes, berbères, français ou venus d’autres cieux
Sont-ils partis vers le nord, sont-ils partis vers le sud ou bien ailleurs
Sont-ils restés à Alger, Oran, Bechar,Ouargla, Constantine et Tamanrasset ?
Je n’en sais rien d’eux ! Sauf qu’à la place d’une bouche ils ont une sucette
Une Nation ?? Une notion de nation et comment puis-je être une Nation ?
J’ai erré depuis juillet 62 comme une chienne de carrefour en carrefour
J’ai grandi depuis août 65 mais trop tôt sur la paille des têtes de mules
De soldat en soldat, de crapaud en crapaud et de crapule en crapule
Je n’ai jamais connu les bienfaits de l’amour
Et je vis comme une bête, j’attire même trop les mouches
Et je vis sans le savoir ni comment ni pour quoi
Pour un dinar on me lève, pour deux francs on me couche
Et pour trois euros on me fait n’importe quoi !
Si vous ne me croyez guère, pour trois dollars demander le au Président
De notre plus folle patrie, c’est le roi des plus crapuleux de nos brigands
Mais gommez donc vos tatouages et rendez moi ce que je fus
Une Dame, une vraie Dame avec une vertu et une âme
de Dieu, de tous les pires soldats que j’ai connus
Vous qui portez des étoiles, vous croyez voler au ciel,
Vous êtes bien les plus lâches et souvent les plus cruels
Frappez-moi, mon peuple préfère le fouet à vos chimères,
tirez-moi jusqu’au feu, jusqu’au sol, jusqu’à terre
Mais gardez votre tendresse et laissez au peuple l’espoir
Mais laissez nos richesses, et regardez-vous dans le miroir
Je suis née sur un tas de fumier et tout ma vie n’est que notions,
Mais je vous en supplie, ne me parlez plus de peuple de révolutions
Gavez mes enfants d’ordonnances, de décrets, de circulaires et de lois
Vous voyez bien que je ne suis rien, je ne suis qu’Algérie la fille de joie.
tamezgha
août 22, 2009 22:12
vous les signataires de l’appel ,pourquoi vous ne dénoncez pas toute les manoeuvres de ce meme pouvoir illégitime envers la kabylie?? Bien sur que c’est toute l’algerie qui est sous l’emprisme de cette mafia .Mais en kabylie la situation économique est plus que désastreuse le pouvoir en place a fait de cette région une veritable palque tournante de l’islamisme et du gspc,el kaida au maghreb ,pourquoi laisser l’initiative au MAK??
Pourquoi certains signataires s’inquietent des propos du secretaire du MAK au lieu de faire une analyse objectif du contenue de ce dernier?
Massinissa
août 24, 2009 11:10
L`idee n`est pas dupe, mais je vous recommande d`inclure dans votre appel les resolutions du congre de la sommam qui que les uns ou les autres le veuillent ou non, etait la plan architectural de l`apres 54, autrement dit ces resolutions ont donnes naissance a un nouveau mode d`organisation. Du coup il est tout a fait claire qu`il doit etre classe comme document de reference.
Mes Amities.
HMIDA
août 27, 2009 16:04
Dénoncer le totalitarisme et l’Etat policier c’est une chose…mais cautionner les revendications séparatistes du MAK ,c’est autre chose….
Ce pouvoir est appellé a disparaitre tot ou tard…..mais ce que veulent les Kabyles extrémistes est grave est s’ils arrivent a concrétiser leur diabolique plan ,,,ca sera irreversible et c’est l’explosion de notre Algérie………
Je crains Mhenni farhat l ‘extrémiste Kabyle autant que Hassan hattab l’extrémiste religieux…
Vousse
sept 7, 2009 1:55
Je réponds à M. Hmida en déplorant son opposition dogmatique aux initiatives du MAK. Comparer Mhenni Ferhat à Hassan Hattab est scandaleux! Ce genre de discours vous exclut d’office du débat. Ma foi, concernant vos appréhensions de l’explosion de l’Algérie,vous ferez mieux d’aller soigner votre myopie. Les Kabyles sont un peuple, et ils désirent être reconnus en tant que tel, et ce au risque de vous déplaire. Vous me rappelez, M. Hmida, à travers vos propos, l’archetype des porte-voix du parti unique. Vous n’amenez rien de nouveau au débat; vous versez dans le dénigrement, l’arme du faible à court d’arguments. Vous n »offrez aucun élément de critque éclairée; vous vous empressez dans le jugement normatif dérogatoir qui en dit beaucoup sur votre déficit en matière de tolérrance et de respect d’autrui. Pire encore, vos propos tels que: » mais ce que veulent les Kabyles extrémistes est grave est s’ils arrivent a concrétiser leur diabolique plan » vous trahissent. Vous êtes un raciste primitif. Vous êtes qui pour catégoriser les Kabyles sous de pareils vocables qui plutôt vous décrivent. Auriez-vous un brin de civisme et d’éducation qui vous aurait permis d’exprimer votre opposition au programme du MAK, sans porter atteinte à l’intégrite de son chef? Arrêtez de cataloguer les autres, comme si vous êtes le modèle de la vertu. Franchement, en lisant votre réplique, j’ai eu honte d’appartenir au même pays que le vôtre.
Mohamed Taleb
sept 19, 2009 1:54
J adhere et dennonce l ex attache militaire a Londre l an 2000, colonel benali c est un corrompu il a pris pas mal de pot de vin, il y a beaucoup d affaires a citee mais l une d eux c est la securite presidentielle ces deux enfants jouissent de l education a l etrange sa fille aux etats unis son fils en malaysie!!!
fareed
sept 22, 2009 15:26
Calling for Algerians to sign such petition wouldn’t change that much in the real world. However, it would certainly have an impact if all whose desire to see that corrupt regime collapse and its iron stick broke down, take a further step by singing it.
Keeping silent or hands crossed in the face of blood-thirsty Generals madness is in no way the right response for Algeria and Algerians’ future.
I’m completly in favour of such petitions.
PS: in his comment Mr.Hmida expressed a fear shared by most Algerians regarding the deadly aims and agendas of the MAK which would not only divide the country and its people into racial tribes and regions but would certainly wide-open the political life to illegitimate foreign interference for as long as unstability is a mean for domination.
I’m totally as an Algerian Arab in favour of united Algeria where any and every concern will be dealt with sincerly, fairly and most importantly nationally.
galili
oct 20, 2009 1:53
Nous devons mettre en oeuvre un mecanisme qui nous permettrait de:
la collecte des fonds .
organiser une rencontre.
rassembler tous les algeriens de bonne foi .
inspirons-nous des demarches entreprisent par nos idoles de novembre 54,fixons nous une date un lieu.
Tarik Ben Ziad
oct 27, 2009 2:53
Je suis inquiet.
Quand le texte du !9 mars a été publié sur ce cite, beaucoup de personnes ont réagit mais à ma grande surprise tous les commentaires qui ont vraiment enrichis le texte, même des fois par des contradictions intempestives, ont étés enlevées. Je ne suis pas d’accord et je veux que mon commentaire y soit car avant d’y adhérer. J’avais clairement soumis mon opinion et mon appréciation. . Je souhaite que l’appel et les réactions qui sont en suivies y restent comme telles. Je ne sais pourquoi et qui a prit cette décision .
Merci monsieur l’administrateur
Cher frère,
nous avons signalé, il y a quelques mois, qu’au cours de tentatives de réaménagement du site, et suite à des manoeuvres, nous avons perdu des centaines de commentaires. Le webmaster essaie de les récupérer.
Salah-Eddine
sirem13
nov 1, 2009 11:38
A mon sens ce n’est pas le fait de cautionner l’initiative qui va changer le cours des choses, il faut une action concrète, qui se résume à une table ronde laquelle va réunir tout les acteurs politiques voulant changer l’état des choses actuelle, qui va parler d’elle par la presse interposée, à l’image du contrat de Rome, certes on va s’attendre que les partis politiques satellites vont aboyer et jeter l’opprobre sur ce nouveau contrat mais c’est une pression de plus et un coup de force pour cette oligarchie illégitime corruptrice et mafieuse.
lucide
nov 4, 2009 21:11
Avant de découvrir votre site, par hasard, j’avais déjà pris connaissance de l’appel du Dr Benbitour, paru dans El Watan. Il est bon de savoir que des Algérien(ne)s sincères se préoccupent de l’avenir de notre pays et prennent la peine de réfléchir au meilleur moyen de le sortir de l’impasse. Nous les soutenons de tout cœur, en espérant avoir affaire à des personnes sincères et honnêtes.
Permettez-moi, cependant, de faire quelques remarques :
1- L’Algérie, après avoir connu une période de relative stabilité et un réel espoir de décollage, sous le régime dictatorial de Boumediène, s’est progressivement enfoncée dans la zone des tempêtes et a failli être emportée dans l’œil du cyclone. Il y eut Octobre 88, première lueur d’espoir, vite étouffée, puis le déferlement de la violence et de la haine. La fracture des années 90 est toujours là. D’un côté les « islamistes », ceux qui pensent que « l’islam est la solution », slogan vague mais mobilisateur, de l’autre, les « démocrates », partisans d’un Etat moderne, de type occidental. La frange radicale du premier camp, conduite par des dirigeants inconscients qui ont entraîné la jeunesse dans la spirale infernale de la violence et de la haine, porte une lourde responsabilité devant l’histoire pour tous les drames qu’a connus notre pays durant les années 90 : assassinats d’artistes et d’intellectuels, massacres de populations désarmées, bombes, viols, égorgements, destructions d’entreprises, etc.
Les seconds (FFS, RCD, PT), partagés entre soutien au pouvoir assassin et manipulateur et refus de toute compromission avec lui, n’ont pas réussi à mobiliser la population pour se débarrasser une fois pour toutes de ce pouvoir illégitime et prendre un nouveau départ. Ce même pouvoir, passé maître es-manipulations a créé le RND, rassemblement de tous les khobzistes-opportunistes, recyclé le FLN et réussi à attirer dans son giron les « islamistes modérés ». Et ainsi, il a pu, en cooptant Bouteflika, un illusionniste recyclé lui aussi, se maintenir au dessus de la mêlée, tirant les ficelles et les dividendes.
Toute action qui ne fait pas une analyse sérieuse des causes de la division et de l’échec de l’opposition démocrate ne peut aboutir.
2- Tout parti ou mouvement d’opposition doit d’abord œuvrer pendant des années à la base afin de gagner le respect et la confiance des couches les plus larges de la population, en particulier les plus démunis. Il ne faut pas se faire d’illusions : toute action politique sérieuse doit passer par là. Il n’y a pas de miracle. L’appel du 1er novembre 1954, n’a pas surgi du néant. Des décennies de militantisme l’ont précédé. C’est lorsque toutes les voies pacifiques ont été épuisées que les plus résolus parmi les militants du PPA-MTLD se sont décidés à prendre les armes. Les Algériens ont assisté à trop de manipulations depuis 1962 et ont vu trop d’opportunistes se bousculer au portillon du pouvoir pour ne pas être naturellement méfiants. Il faut donc mouiller la chemise. La libération du pays du joug de la caste mafieuse qui l’a pris en otage est un travail de longue haleine qui demandera beaucoup de sacrifices.
3- Comment surmonter les divisions ? Voilà la question clé. Trouver une réponse à cette question c’est faire la moitié du chemin.
Je vous souhaite bon courage, en espérant que votre appel aboutira à une plate-forme d’action concrète qui mettra en marche un véritable mouvement citoyen rassemblant tous les hommes et les femmes de bonne volonté qui ont l’Algérie au cœur et qui ne pensent qu’à son bien, loin de tout esprit revanchard et en laissant de côté la haine et l’exclusion.
Adm: Franchement, pour ne pas mourir idiot, et pour ne pas être le roi des hypocrites, je suis obligé de le dire, sinon ca va m’etouffer. Ainsi donc vous avez découvert notre existence après les articles de Monsieur Benbitour dans la presse, entre autres journaux, El Watan.
C’est tout de même fort de café!
Nous nous décarcassons jusqu’à nous déboiter toutes les articulations, nous hurlons à tous les vents, nous faisons un tapage de tous les diables, nous usons ce qui nous reste de yeux, de doigts, puisqu’avec les claviers il ne faut plus parler de plumes, pour faire connaitre notre mouvement, pour appeler nos compatriotes à nous rejoindre, et malgré tout ce raffut, c’est à peine que nous réussissons à attirer l’attention de nos compatriotes. Dans de bien modestes proportions.
Et puis, miracle de la démocratie à l’algérienne, voilà que Monsieur Benbitour, qu’il soit mille fois loué, décide de lancer un appel qui ressemble au nôtre, et qui a le mérite d’avoir été lancé, que du coup, toute cette presse qui nous a superbement ignorés, et qui a même fait des efforts pour nous ignorer, puisqu’elle n’a même pas voulu relayer les informations de la presse etrangère sur notre appel, a-t-elle mis toutes ses colonnes à la disposition de Monsieur Benbitour. Le même jour, comme par hasard, come s’il existait une sorte de coordination entre certains journaux, voilà que l’Appel de Monsieur Benbitour est relayé d’une manière on ne peut plus avantageuse. Les mêmes journaux dont on sait avec certitude qu’ils obeissent à des logiques politiciennes, voire claniques, voire mafieuses, nous présentent Monsieur Benbitour comme le Sauveur inespéré. Les mêmes qui écrivent sous la dictée des malfaiteurs qui oppriment notre pays, nous relaient, avec un zèle remarqué, le discours d’un homme qui prétend chasser les malfaiteurs qui dictent son discours à ceux qui nous les relaient. Faut le faire!
La première remarque qui me vient à l’esprit est que nous sommes de mauvais stratèges. Puisqu’il aurait suffi que nous enrôlions Monsieur Benbitour dans notre belle aventure pour que la presse algérienne parle de nous. Mais c’est juste une première remarque. Qui ne tient pas à l’analyse. Puisque la présence d’autres de nos amis, comme Sidhoum, Simozrag, Dehbi et autres Younessi auraient fait désordre dans l’ordre établi de la presse la plus libre du monde…arabe. Pauvre monde arabe qui est obligé de se payer tous les loosers du monde, et de servir de festival à tous les records de médiocrités.
Bon! Je me suis laissé aller, c’est vrai. Mais avouez qu’il y a de quoi! Que Monsieur Benbitour veuille bien me pardonner de l’avoir mis au centre de cette petite démonstration. Je suis sûr qu’il comprendra. Il comprendra mon dépit, en tant que journaliste repenti, de constater, une enième fois, que rien n’a changé dans ce foutoir qui se donne des airs, qui se considère comme un quatrième pouvoir, qui croit adouber les uns et ignorer les autres, en faisant croire que c’est lui qui choisit, et que sa belle unanimité, lorsqu’il s’agit de jouer à l’éteignoir, ne lui a pas été dictée. Cela me rappele un bon mot d’un journaliste algérien sur un autre journaliste algérien, lorsqu’il l’a traité de « putain obséquieuse.
J’ai été journaliste d’un « grand » journal algérien, j’ai connu un de ses directeurs, imposé par un clan du régime, qui allait chaque après-midi, à une heure fixe, prendre ses ordres d’un monsieur X qui lui dictait son contenu du lendemain, sa titraille, et même son « Radar ».
C’est ce Monsieur « X » qui m’a confié lui même certains détails. Depuis, j’ai de moins en moins de fierté à me présenter comme un journaliste algérien. D’autant que je connais certains détails qui me font rougir rien qu’en y pensant.
Cette histoire de l’appel de Monsieur Benbitour, que je respecte du reste, et dont j’encourage l’initiative, malgré tout, sans hypocrisie, m’a ramené à une bien triste réalité. Celle, criante, que c’est ce régime que nous combattons, et que nous voulons liquider, qui tient les cordons de la bourse, l’encrier et le crieur public.
Alors, si nous considérons que nous ne devons pas attendre d’aide de celui-là même que nous souhaitons chasser de nos vies, nous devons mettre une croix sur le rôle de la presse algérienne dans notre combat.
Cela coule de source.
La presse algérienne est à refaire. Ce ne sont pas ces apparatchik de l’ex El Moudjahid qui vont devenir des porte-étendards du renouveau. Ces ex_privillégiés du système, bombardés in-extremis journalistes indépendants, et devenus riches à milliards, souvent alliés ou associés aux barons du régime, qui fricotent dans les mêmes rateliers, et qui se vautrent dans les mêmes bauges, ne peuvent tromper que les gogos d’outre-merde. Alors, nous nous en passerons! Internet, puisque c’est le seul moyen pour ceux qui n’ont pas d’argent de prendre la parole, va remédier à la carence.
Nous allons créer une presse libre, independante, critique, algérienne, fière, rebelle, et farouchement anti brosse. Nous allons le faire, avec des fautes d’ortographe, des articles à dormir debout, sans professionnalisme, mais avec du coeur, des tripes, de la grimace et des gros mots!
Mais nous n’occulterons pas des évènements majeurs, parce que nos maîtres nous l’ont demandé. Parce que nous n’aurons pas de maîtres. Et nous ne parlerons pas d’autres évènements, en les portant aux nues, parce que nos maîtres nous l’ont commandé.
Donc, et pour conclure, même si j’ai été quelque peu malpoli, et pour dire les choses comme elles sont, la façon dont la presse a relayé l’Appel de Monsieur Benbitour m’a franchement porté sur les nerfs. Mais bon!
DB
Bonjour ;
Je viens par ce modeste message rendre hommage à cette louable initiative et tiens à m’inscrire dans la même ligné que ses auteurs .
Notre pauvre ALGERIE , est en proie à tous les maux du monde ; Dictature , Corruption , Clientélisme, et j’en passe. Des soi-disant officiels, loin d’être à la hauteur de leur responsabilité collectionnent échec après échec, allant même parfois à mettre notre pays en périls , sans pour autant en être inquiétés par quiconque . Tous les secteurs du pays son en panne et parmi elles en pôles position : L’Agriculture , l’Education et la Santé .
Ou allons-nous ? Il est grand temps de se mobiliser afin que le peuple ALGERIEN , notre peuple, sort du gouffre dans le quelle il est et qu’il puisse décider de son avenir en toute
liberté .
Que vive l’ALGERIE unifiée, libre et indépendante.
ce pouvoir c’est imposé avec des « FLEURS » il ne partira qu’avec des FLEURS .
j’avoue que c’est tout le monde qui est au courant de tout ça mais y a peu d’entre eux qui agissent et qui prennent des initiatives. je vous encourage.
des initiatives pareilles elles sont rares et les gens sont plutot retesson mais dés que j’ai lu le nom du dr fekhar je suis rassuré lui qui est une victime de la dictature algerienne et a qui j’apporte un soutien moral .
desole. moi je epnse que en ce moment le epuple algerien , hommes et femmes et enafnts. nous n,avons aucune chance contre cette pourriture qui dirige ce pays depuis bientot 40 ans ou plus se ne sont tout simplement pas des algeriens pur et ils sont la pour detruire et non pas pour construire mama farnssa les a laiser la bas pour nous donner du batons . se sont les enafnts de lala saoudia et de khalti israel
ce pouvoir ne partira jamais, jamais , jamais, tant que le peuple na qu’un seule soucis: son ventre. l’équipe nationale s’est qualifiee a la coupe du monde, et ce que j’entendais dans les interviews…..je félicite l’équipe nationale et je dis un grands merci a notre cher président etc etc etc !!!!!!avec ces gens la vous voulez faire partir ce pouvoir?????!!!!!! hhhhh ne me fait pas rire! vous connaissez la blague de bouteflika……ellah gualeb? écouter cette blague sur youtube! bon chance!
Aux honorables membres du bureau de coordination de l’appel du 19 mars.
A quand une version en Tamazight de l’appel ?
Merci
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Les frères et soeurs qui sont disposés à nous faire une traduction de l’Appel sont les bienvenus. Ce site est celui de tous les Algériens sans exclusion qui se reconnaissent dans les valeurs et principes de cet Appel. Et c’est à tous de contribuer à ce travail d’information et de mobilisation.
Fraternellement.
Salah-Eddine
relisez la déclaration du premier novembre de 1954.L’image retenue par le peuple en entier était :indépendance du pays.moyen :lutte armée.On ne parlait ni de régime démocratique,socialiste etc..ni d’amazighité, ni d’arabité, ni d’islamité car à l’époque chacun portait les valeurs qu’il voulait.Je vous suggère d’insister sur des notions simples compréhensible par tout un chacun.
Objectif : 1/ lutter pour l’algéranité du pays qui s’appelle Algérie.
2/instauration de la démocratie .concept que vous pouvez développer dans un docuement à part en utilisant justement le principe de démocratie pour le définir et l’adapter à la sociologie algerienne dans sa diversité.
Moyens :grèves revendicatives,sit-in,protestations verbales,écrites par tout moyen notamment internet etc…Bonne chance!
@hannane
Bonjour,
Permettez-moi de réagir à votre intervention.
Les Algériens ont aujourd’hui de multiples revendications qui ne pourront pas être satisfaites immédiatement. Il y a cependant une condition qui est un préalable et la clé qui donne accès aux solutions: c’est la mise en place de l’Etat de droit.
L’Etat de droit assurera la justice, la liberté, la sécurité, la concorde, la promotion des compétences, etc., toutes conditions nécessaires au redressement de la situation du pays. Inversement, tout changement qui n’aura pas pour résultat l’Etat de droit nous fera retomber dans les erreurs du passé.
Il me semble que la mise en place de l’Etat de droit est le minimum sur lequel les Algériens doivent s’entendre aujourd’hui s’ils veulent œuvrer pour le changement.
Fraternellement.
Qui êtes vous ? de quelle credébilité vous jouissez ? c’est quoi votre experience en gestion , en politique en melitantisme ? quelle diffence enre les algeriens qui representent le peuple, la classe, le petit peuple et ceux qui sont dans des postes sensibles, importants , reposnsables, hauts responsables, « elus », tc…. sur le moral et scrupule ? c’est quoi le but de votre action: la vengeance , la revanche la rancoeure ou vraiment le chagement positif et servir l’Algerie et le peuple algerien ? qui peut garantir aux gens qui sont potentielement partant pour suivre e vous soutenir et rejoindre un mouvement de changement que vous voulez pas vous aussi les utiliser a des fins personnelles. Comment aucun un intellos ni hommes politiques ni ceux qui veulent representer la conscience du peuple et de ses ambitions, ses aspirations et ses douleurs ne veulent confronter ce pouvoir, incapable. la reponse je pense est simple et bin ur tout le monde la connut mais personne n’aime la dire, c’est que nous pareils nous les algeriens ceux d’enbas ou ceuw d’en haut ou ceux d’acoté . e vrai changement viendra le jour ou on accepte de faire le changement et le sacrifie qui va avec et bien sure les les econes et intellos d’une societé doivent être les meneurs et accepeter les sacrifices , comment retourner vivre au pays,militer au pays, être sur le terrain et ne pas prendre les algeriens pour des imbeciles, les algeriens ont beaucoup depuis 19991.
Mr H’mida, proud to live one day as a lion than all your life as a hen…
Ayez le courage de voir avant d’écrire ou de parler.
Notre Algérie,ceux qui nous gouvernent, nous a rendu malheureux (hommes & femmes) et il est temps de réagir mais pacifiquement ca la destruction mene to nowhere.
Agir, c’est sauver l’Algérie, mettre fin à la pauvreté, combattre ceux qui volent à midi au vu et au su de tout le monde. J’espère que ceux qui mènent ce combat puisse aller plus loin afin de retrouver notre place d’antan sur tout les plans (National et International).
Merci et Bon Courage Brothers.
VOICI UN ARTICLE QUI PEUT DONNER A REFLECHIR DANS LE CADRE DES ACTIONS PACIFIQUE POUR UN CHANGEMENT
j’ai seulement amenager le titre
UNE GREVE DE 8 JOURS EN 2010 POUR FAIRE ENTENDRE LA VOIX DU PEUPLE
Taille du texte:
26-01-2010 à 17:20
Photos : Billal
A l’initiative de l’Association Machaâl Chahid, en coordination avec El Moudjahid, commémoration de l’anniversaire de la grève des huit jours avec la participation de M. Yacef Saâdi
Une portée politique considérable pour la suite de la lutte de Libération nationale
A l’initiative de l’Association Maachal Chahid, en coordination avec El Moudjahid, a eu lieu au Centre de presse de la publication, une rencontre commémorative de la grève des huit jours qui a été déclenchée par le FLN du 28 janvier, au 4 février 1957 en prévision de la tenue de l’Assemblée générale des Nations unies qui devait débattre de la question algérienne. La rencontre a vu la participation du colonel Yacef Saâdi, principal acteur et animateur de la grève historique des huit jours. Avant l’intervention du héros de la bataille d’Alger.
Ce fut Me R’kila, juriste et féru d’histoire, qui aura dans une brève introduction à situer le contexte dans lequel a été décidé la grève des huit jours, contexte particulièrement difficile, dit-il, dans une guerre d’influence dans laquelle l’armée coloniale voulait peser de tout son poids, avant qu’elle ne soit mise en échec par l’organisation mise en place par le FLN qui facilita d’ailleurs la tenue de la grève.
Alger, “ville morte”
Le FLN avait décrété Alger “ville morte” durant la grève. C’était là le mot d’ordre qui concerna les autres régions du pays. Alger de part son statut, bénéficie de moyens supplémentaires pour contrer la propagande colonialiste et faire en sorte que la portée de la grève soit répercutée jusqu’aux Nations unies. Dans son intervention M. Yacef Saâdi rappela que l’idée du déclenchement d’une grève avait fait débat dans les sphères dirigeantes de la Révolution armée, avant que ne soit décidée sa tenue. L’orateur a décrit alors dans le menu détail, les préparatifs au niveau de la réunion d’Alger, la coordination à ce sujet avec Larbi Ben M’hidi et Abane Ramdane, la mobilisation de toutes les forces militantes pour faire aboutir un projet politique aussi important que déterminant, la Casbah, comme centre nerveux de la préparation.
Un moment favorable
Pour les initiateurs de la grève, il s’agit d’un moment particulièrement favorable pour porter haut le message de la lutte de libération nationale, puisqu’elle devait débuter avec l’ouverture de la session de l’Assemblée générale des Nations unies. Les relais diplomatiques mis en place par la Révolution algérienne, l’appui des pays frères et amis devaient contribuer à ce que le message atteigne son objectif, pour faire entendre aux pays membres de l’Assemblée générale des Nations unies, les souffrances et les sacrifices du peuple algérien, la grandeur de sa lutte. Le succès de la grève devait contribuer puissamment à convaincre de la légitimité de la lutte.
Il fallait donc préparer très soigneusement cet événement historique dans le déroulement du combat libérateur. Yacef Saâdi en fut le chef d’orchestre.
Mobilisateur et tacticien
Parfait mobilisateur des foules, habile tacticien, meneur d’hommes, le héros de la bataille d’Alger a été à l’origine de l’application précise des consignes venues du FLN et du parfait déroulement de la grève. En relatant ces péripéties, on sentait l’orateur gagné par l’émotion à l’évocation des énormes sacrifices qui ont été consentis pour vaincre la brutalité et les crimes de l’armée coloniale. Il était clair que la seule ville à supporter le poids d’une pareille entreprise, relève l’orateur, était Alger. Il fallait passer aux actes et veiller à la sécurité de la population en ne la laissant pas seule aux prises avec l’administration et l’armée coloniales. Il fallait donc gérer la situation avant même le déclenchement de l’opération, et d’abord les rumeurs qui circulaient déjà dans les milieux d’Alger quant à l’imminence d’une grève et que le pouvoir colonisateur ne profite pas de la situation pour organiser l’échec. Quelle période choisir pour la tenue de cette grève, et comment devrait-on procéder ? Telles furent les questions à résoudre, note M. Yacef Saâdi, chargé de la conduite et du succès de cette grève.
Début de la grève et ouverture de l’AG des Nations unies
Le début de la grève sera celui du jour où s’ouvrira la session de l’Assemblée générale des Nations unies. La symbolique était grande avec la certitude que l’écho sera puissamment relayé. Il fallait mobiliser la population, notamment les 80.000 habitants de la Casbah, mais aussi des autres quartiers d’Alger. Il fallait impliquer directement la population et faire échec à la propagande colonialiste à partir de laquelle le sinistre général Massu menaçait d’affamer les quartiers habités par les Algériens (les colons disaient les quartiers musulmans), si la grève devait avoir lieu. On devait ainsi parer au pire et au plus pressé, relève Yacef Saâdi. Larbi Ben M’hidi remit à Yacef Saâdi une enveloppe contenant 10 millions de l’époque pour couvrir tous les besoins.
10 millions remis par Ben M’hidi
L’orateur note que cette somme, qui était la bienvenue, ne pouvait être cependant suffisante, mais il fallait composer avec. La grève entrait ainsi dans sa phase active, en termes de préparation. Yacef Saâdi fut chargé de toute l’opération. Tu connais Alger, me rappellent les représentants des initiateurs du projet. Yacef Saâdi et ses compagnons avaient alors décidé de travailler en silence pour ne pas attirer les indicateurs toujours à l’affût d’informations, pour ne pas compromettre l’organisation déjà en place et en premier la sécurité des approvisionnements, constitués en prévision du déclenchement de la grève. Yacef Saâdi reconnaît qu’en examinant la situation, il reconnaissait qu’il lui était difficile d’appréhender la suite des événements. L’orateur reconnaît que la tâche était écrasante, passant de la gestion d’un secteur militaire et hériter d’une responsabilité qu’on n’était pas spécialement qualifiés à entreprendre.
Responsabilité et détermination
Il fallait, néanmoins, faire preuve de responsabilité et de détermination, d’engagement. Yacef Saâdi parla d’insurrection froide, c’est-à-dire sans usage de la violence. Il avait utilisé aussi le terme de “bras croisés”, mais événement suffisamment imposant pour porter le message de la Révolution algérienne aux quatre coins du monde. La question se posait de savoir comment ne pas perdre le bénéfice de l’élan pris par la lutte armée et la gestion de la grève.
Toutes ces questions pouvaient laisser penser à des réponses des instances dirigeantes de la Révolution. Mais le temps pressait et il fallait entrer en action, déclencher le processus et rectifier le tir à l’occasion. Yacef Saâdi relate alors la mobilisation qu’il entreprit d’organiser pour informer la population.
L’engagement des femmes artistes
Il se retourna vers les femmes artistes, qui étaient très connues dans le pays (Aouichet, Fadéla Dziria et d’autres encore) pour sensibiliser la population en lui portant le message et le mot d’ordre de grève, celle-ci décrétée par le FLN. C’est un véritable travail de fourmi qui fut entrepris dans notre zone de repli, que constituait le domicile d’un certain Boutaleb, en plein cœur de la Casbah, où furent réunies une trentaine de femmes artistes, qui ne connaissaient pas avec exactitude l’ordre du jour de la rencontre, note l’orateur, pensant, dit Yacef Saâdi, à un possible enrôlement dans le réseau des poseuses de bombes. Mais cela était impossible, car ces femmes artistes, à travers leur activité, étaient trop connues par l’administration coloniale.
Je leur expliquais qu’on avait besoin de leurs services très précieux dans les circonstances qui prévalaient pour porter auprès de la population le message du FLN sur la grève des huit jours. Un ordre de mission leur a été délivré avec cachet du FLN pour pouvoir aller de domicile en domicile, accès facilité par leur statut. Il s’agit de femmes artistes particulièrement connues. Elles jouissaient d’une grande audience et d’un imposante popularité. L’idée de mobiliser ces artistes avait germée dans nos esprits, relève Yacef Saâdi.
Une initiative réussie
Ce fut un coup réussi. La mobilisation de ces femmes artistes se fit à la suite d’un léger briefing. Il vous revient de procéder au recensement des familles nécessiteuses pour les mettre à l’abri du besoin, leur ai-je dit, pour la durée de la grève, note Yacef Saâdi. La priorité accordée aux nécessiteux l’a été pour ne pas donner l’occasion à l’administration coloniale d’exploiter la situation.
Des bons d’achat avaient été préparés et remis au groupe d’artistes. Ces bons d’achat portaient le cachet du FLN. Les commerçants acceptèrent ces bons et participaient à cet élan, car faisant eux-mêmes don d’un partie des marchandises livrées aux bénéficiaires.
Des consignes furent données à la population pour ne pas circuler durant les journées de grève dans les quartiers habités par les Européens. Il fallait éviter tout rassemblement. Il avait été décrété l’arrêt de la lutte (attentats, etc.). Les possesseurs d’armes devaient les remettre aux instances désignées à cet effet, sauf pour les fidayine qui faisaient l’objet d’avis de recherche de la part de l’administration coloniale. Il fallait en effet leur laisser le soin de se défendre en cas de nécessité. Il avait été demandé aussi d’héberger les pauvres, les mendiants, les sans-logis. Les femmes artistes missionnaires se mirent tout de suite à la tâche. A mesure que les préparatifs s’accéléraient on sentait la fièvre monter. Un fait à noter c’est la ruée des Pieds Noirs vers les magasins d’alimentation pour constituer des provisions en prévision du déclenchement de la grève.
Ils harcelèrent les services de la préfecture de police pour se faire délivrer des permis de port d’armes. Il fallait donc réagir à ces agissements.
90 attentats pour le seul mois de décembre
Il y a eu 90 attentats, note Yacef Saâdi, durant le seul mois de décembre, tout cela pour provoquer une psychose et obliger les Pieds Noirs à rester chez eux. L’atmosphère était lourde, reconnaît l’orateur. Nous nous préparions à une paralysie volontaire de la situation. Il nous fallait aussi entrer dans une clandestinité intégrale. Comment s’est déroulée la première journée de la grève, pose la question l’orateur en y apportant la réponse qui est celle d’un acteur attentif à tout ce qui se passait dans la ville.
Le silence était total
Le silence était total, le matin de très bonne heure à l’heure où les travailleurs avaient l’habitude de se rendre à leur travail. Je sentais que le pari que l’on avait engagé était déjà gagné, relève l’orateur qui rappelle qu’une grande effervescence régnait dans les quartiers populaires à la veille du déclenchement de la grève. Dans la nuit, l’armée coloniale avait encerclé la Casbah. Le dispositif d’encerclement par les parachutistes avait été fait dans le silence, dans le but d’investir les maisons. 5.000, 10.000 parachutistes, on ne peut préciser le nombre, avaient été mobilisés, relève Yacef Saâdi. Dans l’arrière-pays, la région du Sahel d’Alger, il y avait 50.000 autres soldats coloniaux qui n’attendaient qu’un ordre pour investir la ville. L’intervention des groupes armés coloniaux a eu lieu. Elle fut d’une grande brutalité. Au total, la grève des huit jours a été d’une immense portée politique, les objectifs arrêtés avaient été atteints et l’échec de l’administration et l’armée coloniales consommé. Elles qui avaient envisagé la liquidation des structures du FLN, de briser le moral de la population. Toutes les tentatives ont échoué face à la résistance populaire.
Elle n’ont pas engendré l’effondrement qui était escompté du FLN.
T. M. A.
La grève des 8 jours, déclenchée le 28 janvier 1957 à l’appel du Front de libération nationale (FLN), avait un but « politique », celui de faire entendre la voix du peuple algérien qui rejetait la colonisation française, a affirmé hier, le moudjahed Yacef Saâdi. »La grève du 28 janvier 1957 a été envisagée dans un but politique et non militaire. Il fallait faire entendre les cris du peuple algérien à travers le monde et surtout à l’Onu, qui allait discuter de la question algérienne », a souligné M. Yacef Saâdi lors du forum d’El-Moudjahid, à l’occasion de la célébration du 53e anniversaire de cette grève. Il a évoqué dans le détail la préparation de cette grève, depuis sa proposition par Abane Ramdane devant les membres du Comité de coordination et d’exécution (CCE), jusqu’à sa mise en oeuvre.
Il a ainsi précisé qu’il avait, vers la fin du mois de décembre 1956, rencontré Larbi Ben M’hidi à la Casbah (Alger), qui lui avait fait part de la décision du CCE de déclencher une grève de 8 jours dès l’ouverture de la session de l’Onu. « Abane, auquel revient la paternité de la proposition de la grève, avait fait un véritable plaidoyer pour nous convaincre de l’ampleur d’un telle action. Saâd Dahleb et Benyoucef Benkhedda se sont vite rangés
de son côté. Exception faite de Krim Belkacem, qui accordait plus d’intérêt à la lutte armée », a-t-il indqué. »Personnellement, j’étais du même avis que Krim Belkacem, mais je ne pouvais rien dire, ne faisant pas partie du CCE. Je me suis contenté de dire à Ben M’hidi que nous commettrions une erreur si nous devions prolonger la grève au-delà de trois jours », a témoigné Yacef Saâdi. Il a souligné que « la grève avait nécessité une préparation minutieuse », précisant que Ben M’hidi lui avait remis de l’argent pour « assurer le ravitaillement de la population à Alger ». « Comment se rapprocher des citoyens et leur annoncer l’intention du CCE (de déclencher une grève) et comment les ravitailler, sans que l’armée française ne s’en aperçoive ? Il fallait apporter des réponses à ces questions », a-t-il poursuivi. Il a expliqué, à cet égard, que des femmes avaient été chargées de faire du porte-à-porte pour informer les gens sur la grève. « Nous avons pu ravitailler la population et la grève avait été une réussite et avait porté ses fruits », a conclu Yacef Saâdi.
APS
OUI A L’APPEL POUR SAUVER CE QUI PEUT ETRE SAUVE
A BAS LE REGIME DES GENERAUX TORTIONNAIRES
A BAS LE MAK SEPARATISTE
VIVE L’ALGERIE LIBRE ET INDEPENDANTE UN JOUR INCHALLAH
VIVE TOUTE L’ALGERIE,TOUTE L’ALGERIE
L’ALGERIE AUX ALGERIENS SANS DISTINCTION AUCUNE
MERCI
Demande d’adhésion.
-Ce n’est qu’aujourd’hui que j’ai pris connaissance de l’appel que vous avez lancé sur votre site internet .Ce retard s’explique par le fait que les cyber-cafés n’étaient pas disponibles d’une part et les gens ne s’y sont pas encore habitués,s’agissant d’une nouvelle technologie difficilement accessible ne serait-ce que sur le plan de la technique de la navigation ,hormi les étudiants que les impératifs des recherches en font la clientèle par excellence.C’est pourquoi,il est difficile que votre appel ait,dans l’immédiat, l’échos escompté,les gens étant encore sous le choc d’une décennie de tous les horreurs,économiquement ruinés et moralement abattus.De surcroit,l’opacité du paysage politique ne préconise nullement une telle ouverture sur un projet ,on ne peut plus louable,mais aux conséquences imprévisibles dans une conjoncture d’injustice et ou tous les caprices et les dépassements d’une caste de généraux fondamentalement anti-nationalistes et psychologiquement détraqués sont permis au nom de lois promulguées en fonction des circonstances et des contingences politiques.Lesquels doivent avoir un mobile encore plus fort que la sauvegarde de leurs privilèges et qu’il convient,peut-etre, de chercher dans le fait que nous avions porté les armes contre le colonialisme français(un acte réprehensible à leurs yeux) leur parrain d’aujourd’hui et à qui il sont déterminés à lui permettre de réaliser ce qu’il n’a pu sur le champ de bataille pour justifier leur statut de valets.Le général De Gaule n’a-t-il pas déclaré : »Nous laisserons parmi vous ceux qui vous combattront quarante ans aprés notre départ?!! »Et oui!Il n’y a pas mieux que des algériens pour mener la vie dure à d’autres algériens.
- Bien que favorables à la transition démocratique,ils appréhendent l’idée meme de penser politique perçu,à juste raison, comme un sacrilège par une société éprouvée et conséquemment réticente à toute nouvelle aventure fusse-t-elle déterminante de son devenir.
-C’est pourquoi il serait préférable de passer à une chaine satellitaire à large audience chaque fois que l’occasion se présente(el-djazeera , par exemple, prise comme le forum de la vérité et moyens d’expression des dissidents)afin que vous puissiez etre entendus de tous d’une part et pour les convaincre que malgré tout ce qui s’est passé il est encore possible de réver,d’autre part.Quoique dans le fond,les gens sont unanimes à adhérer au projet de la nouvelle société initié par l’opposition à l’étranger dans son ensemble.Un travail de sensibilisation de longue haleine s’impose et doit constituer l’essentiel du projet afin d’éviter sa perversion par une presse à la solde du pouvoir toujours prete à etre canalisée pour décourager toutes bonnes initiatives et jeter le discrédit sur leurs auteurs et qui ne tarit pas de slogans(obscurantisme islamique,institution d’un régime made in taliban etc…) .Car les satellites du régime sont plus entreprenants à cet égard que le régime lui-meme.Et ceux-sont ceux qu’il faut farouchement combattre pour permettre au peuple de décider souverainement de la voie à emprunter et donner par la meme plus de chance d’aboutissement au projet.Toujours est-il qu’il importe de tirer les enseignements de l’expérience vécue à l’occasion de l’ouverture démocratique de 1989 et épargner au peuple les dérives des »démocrates ».Maintenant que tout le monde sait,au prix d’une tragédie qui aurait pu et du etre evitée ,ou leur idéologie éradicatrice nous a conduit et dont le sinistre bilan en est,si besoin est,témoin à l’endroit de ceux qui continuent de spéculer sur les réelles intentions de nos gouvernants.
H. Mahmoud
Retraité-Guémar
[...] 2010 à propos de l’Etat d’urgence en Algérie, de la situation politique et de l’Appel du 19 Mars. Pour une écoute plus aisée, vous pouvez télécharger toute l’émission au format MP3 (25 [...]
Quand j’entends parler de «l’élite algérienne», cela me donne envie de me bagarrer. Dans quelle hauteur siègent ces intellectuels dont vous parlez, M. Sidhoum? «L’intelligentsia» algérienne ! Vous rigolez ou quoi? Vous parlez des intellectuels cooptés par la junte d’Alger? Peut-être parlez-vous des «intellectuels toufikiens». Là aussi je peux vous livrer des noms ? M. Sidhoum, une caserne ne produit pas des intellectuels. Seule l’école peut en produire. Il y a aussi les «marxistes en hibernation» et les autres directeurs de la presse algérienne. M. Sidhoum, ces mecs sont trop repus, trop corrompus pour oser ouvrir la bouche. Maintenant, à vous de me donner dix noms de penseurs algériens dont les vertus d’intellectuelles indépendants dépassent les luttes de clans. Je peux vous donner deux ou trois noms, pas plus.
M. Sidhoum, les traditions de lutte en Algérie nous enseignent que les révolutions ont toujours été l’œuvre du peuple d’en bas. Le peuple a besoin d’être encadré, me diriez-vous? Je vous l’accorde volontiers. Mais cet encadrement doit être accompli par des Algériens de notre condition. Pas trop riches, pas trop connus, pas trop occidentalisés, pas trop islamisés, mais assez instruits et assez courageux pour montrer aux chefaillons d’opérette qui nous oppriment que nous sommes capables de récupérer notre Algérie. Nous devons l’a reconquérir parce que nous l’avons payée très cher.
Merzouk
ben_montreal@live.ca
La déclaration telle rédigée exclut de fait une partie du peuple algérien.Puisque ses rédacteurs décident que l’Algérie demeurera toujours islamique,c’est comme un pays possède une religion.FINISSEZ SVP PAR CES AGRESSIONS EN RESPECTANT LES ALGERIENS:La démocratie est indissociable des droits de l’homme.La laicité est la seule façon de garantir le droit de culte pour chaque algérien;il est libre d’exercer sa foi envers dieu.TANT QUE VOUS NE REVISEZ PAS VOTRE DECLARATION,je ne suis pas signataire de votre déclaration.Un citoyen impérturbable aux moeurs démocratiques.
Il faut une chaine satellitaire en urgence.
las de trop pleurnicher
passons a l’action
en Espagne, au Chili, en Pologne, et dans pas mal de pays issus du bloc communiste se sont vu acquérir leur liberté en sortant ds la rue face a tout le monde
j’aimerai bien savoir pourquoi toujours vous parlez le l’annee 1954 et oublier 1830…car l’algerie a perdue presque six millions de chouhada pendant 1830 jusquau 1954…meme jai des familles perdue leurs vie a cette epoque..si en veu une algerie puissante avec des droit clair il faux iliminer ce gouvernement tous…et en comencera a nouveau…sinon en risquera d’etre des esclave de ce rigime dectateur venant de la france…la france roule le payer mes freres..bouteflika ne ferra rien sans cette merde de france…alors la solution c davoir une bonne fetwa pour agire fetwa pour que nos peuple comprenent bien que ce gouvernement il faux le faire disparaitre..ce nest pas en parlant quand construit une maison…c avec reaction….avec une marche,greve,,ect ca ne changera rien…lalgerie bye bye si vous croyer a une marche ou une greve….il ya pas un seule citoyen qui benificier de notre richesse..toujours les meme histoir..avec boumeddienne avant jusque ce nedroumi de boutef….les homme elhamdoulillah il yauna plein en algerie et a letrange…mais la solution c bien une fetwa pas du bla bla..cva changera rien de parler…en veut des homme dans le terrain…dans les bureaux a mon avis c presque complisse..
merci et bonne continuation
trop c trop, j ai envie de pleurer lorsque je voie ma belle douce Algérie pillé par des voleurs et des vermines de ces enfants a dire que cette vermine ne pense qu’a ruiner le peuple algérien et s’enrichir derrière, j ai envie d’une révolution réel pas des idées in-faite