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	<title>Le Quotidien d&#039;Algérie &#187; Droits de l’Homme</title>
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	<description>Tribune de l&#039;Algérie ibre et organe de l&#039;appel du 19 mars pour un changement démocratique en Algérie</description>
	<lastBuildDate>Wed, 08 Sep 2010 06:09:48 +0000</lastBuildDate>
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		<item>
		<title>La répression des familles de disparus en Algérie : les scandaleuses déclarations de Me Farouk Ksentini</title>
		<link>http://www.lequotidienalgerie.org/2010/09/06/la-repression-des-familles-de-disparus-en-algerie-les-scandaleuses-declarations-de-me-farouk-ksentini/</link>
		<comments>http://www.lequotidienalgerie.org/2010/09/06/la-repression-des-familles-de-disparus-en-algerie-les-scandaleuses-declarations-de-me-farouk-ksentini/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 06 Sep 2010 15:33:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Droits de l’Homme]]></category>
		<category><![CDATA[Droits de l'homme en Algerie]]></category>
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		<category><![CDATA[famille de disparus en Algerie]]></category>
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		<category><![CDATA[le quotidien d'algerie]]></category>
		<category><![CDATA[Régime algerien]]></category>
		<category><![CDATA[scandaleuses déclarations de Me Farouk Ksentini]]></category>

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		<description><![CDATA[Algeria-Watch, 6 septembre 2010 Me Farouk Ksentini, le « Monsieur droits de l’homme » du gouvernement algérien, l’avait annoncé à la fin du mois de juin 2010 : il ne tolérerait plus de rassemblements devant le siège de l’organisme officiel qu’il préside depuis 2001, la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’homme (CNCPPDH) ; et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.lequotidienalgerie.org/wp-content/uploads/2010/09/Algeria-Watch.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-15557" title="Algeria-Watch" src="http://www.lequotidienalgerie.org/wp-content/uploads/2010/09/Algeria-Watch.jpg" alt="" width="130" height="77" /></a></p>
<p>Algeria-Watch,         6 septembre 2010</p>
<p>Me Farouk Ksen<span style="color: #000000;">tini, le   « Monsieur d</span>roits de l’homme » <span style="color: #000000;">du     gouvernement algérien, l’avait annoncé à la fin du mois de     juin 2010 : il ne tolérerait plus de rassemblements devant     le siège de l’organisme officiel qu’il préside depuis 2001</span>,         la Commission nationale consultative de promotion et de <span style="color: #000000;">protection           des droits de l’homme (CNCPPDH) ; et il aurait donné           l’instruction de les interdire</span><sup><span style="color: #000000;"><a name="sdfootnote1anc" href="http://www.algeria-watch.org/fr/aw/ksentini_dossier_disparus.htm#sdfootnote1sym"><sup>1</sup></a></span></sup><span style="color: #000000;">.             Cette annonce a été mise en œuvre à Alger dès le premier             mercredi du mois d’août – le mercredi est, depuis près de douze             ans, le jour des rassemblements hebdomadaires des familles de             disparus, qui réclament « vérité et justice » pour             leurs proches victimes de disparitions forcées, comme avant elles             les « Folles de la place de Mai » argentines.</span></p>
<h2>Me Ksentini : « Le problème des         disparus est clos »</h2>
<p><span style="color: #000000;">Le 4 août, ces         familles, composées en majorité de femmes et d’hommes souvent   âgés et marqués par quinze années de persécutions, de souffrance         et d’injustices, ont été reçues par un dispositif policier         impressionnant, pour les empêcher d’accéder à la place où se         tiennent ces rassemblements. La même répression s’est répétée         au cours des semaines suivantes : les trois autres mercredis         d’août et le lundi 30 août, date de la journée         internationale contre les disparitions forcées, la manifestation         pacifique a été brutalement empêchée par la police. Des femmes et         des hommes ont chaque fois été malmenés et arrêtés, à l’instar         de Moussa Bourfis et Slimane Hamit</span>ouche, emmenés brutalement         le 11 août au commissariat du 9<sup>e</sup> arrondissement,         avant même qu’ils aient pu atteindre avec les autres manifestants         le siège de la CNCPPDH.</p>
<p>Lors de la commémoration de la journée des         disparus, qui devait avoir lieu sur la place de la grande Poste à         Alger le 30 août, une centaine de manifestants venus faire         entendre leurs revendications de vérité et justice ont été cernés         par des policiers, qui ont procédé à l’arrestation d’une         dizaine de personnes, dont deux hommes de plus de 80 ans et une femme         de plus de 70 ans.</p>
<p><span style="color: #000000;">Le 11 août 2010, Me         Ksentini a réaffirmé avec force que le dossier des disparus était   « clos » : « Il faut revenir à l’évidence         que la Charte pour la paix et la réconciliation nationale nous         interdit même de parler des disparus. […] Voilà le problème !         […] La Charte a force de loi, il faut la relire pour comprendre que         le problème des disparus est évacué. Il est clos</span><sup><span style="color: #000000;"><a name="sdfootnote2anc" href="http://www.algeria-watch.org/fr/aw/ksentini_dossier_disparus.htm#sdfootnote2sym"><sup>2</sup></a></span></sup><span style="color: #000000;">. »           Et donc, les manifestations de familles n’auraient plus lieu           d’être, le dossier des disparus ayant été selon lui « réglé   à 95 % ». Ce qu’a réaffirmé à son tour, le 26 août,           un autre représentant du gouvernement, M. Merouane Azzi,           président de la cellule d’assistance judiciaire pour l’app</span>lication         de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, qui a         prétendu que « 6 420 dossiers de disparus sur 6 544         avaient été réglés<sup><a name="sdfootnote3anc" href="http://www.algeria-watch.org/fr/aw/ksentini_dossier_disparus.htm#sdfootnote3sym"><sup>3</sup></a></sup> ».         Selon les critères des autorités, cela signifie que les familles         concernées auraient obtenu des indemnisations tout en acceptant         d’abandonner toute action judiciaire.</p>
<p>Au delà de la polémique autour des chiffres que         Me Ksentini lui-même ne semble pas maîtriser – son institution a         avancé au fil des années des chiffres de victimes de disparitions         forcées variant de près de 6 000 à plus <span style="color: #000000;">de           8 000 (alors que les organisations indépendantes de défense           des droits de l’homme avancent de longue date des évaluations de           plus de 18 000 disparus) –, il est évident qu’il n’a           jamais été question pour l’État algérien d’établir les faits           ni de chercher à connaître le sort subi par ces victimes. Là           aussi, Me Ksentini avance des explications particulièrement           fallacieuses pour justifier l’inaction de l’État dans           l’établissement des faits sur les agissements de</span> ses         agents : « Il n’y a pas d’archives, ni de témoignages.         Quant à la justice, ces familles pensent qu’il est concevable que         l’État algérien entre en procès contre certains de ses agents         qui sont auteurs de ces disparitions. Comment les identifier ?         Comment prouver à leur encontre les faits qui leur sont imputés ?         L’État n’a pas besoin de se ridiculiser en se lançant dans des         procès qu’il sait impossibles<sup><a name="sdfootnote4anc" href="http://www.algeria-watch.org/fr/aw/ksentini_dossier_disparus.htm#sdfootnote4sym"><sup>4</sup></a></sup>. »</p>
<p>Dès lors, se pose la question de ce qu’il a pu         faire en tant que responsable du « mécanisme <em>ad hoc</em> de         prise en charge de la question des disparus » mis en place par         l’État algérien en septembre 2003 jusqu’à la date de         présentation de son rapport au président de la République le         31 mars 2005, lequel n’a jamais été rendu public. Pourtant,         dans sa fonction d’interface entre les familles et les institutions         publiqu<span style="color: #000000;">es, il était officiellement chargé de           rassembl</span>er toutes les informations disponibles auprès de         celles-ci, y compris les forces de sécurité qui ont nécessairement         enregistré les noms des personnes qu’elles avaient arrêtées         avant de les faire disparaître.</p>
<h2>Me Ksentini contre le droit international</h2>
<p><span style="color: #000000;">Les déclarations de Me         Ksentini en août 2010 ne sont certes pas nouvelles. Depuis         2003, il n’a cessé de répéter que ces disparitions n’étaient         pas le fait des dirigeants de l’État et des forces de l’ordre,         mais d’« actes isolés » commis par leurs agents. À         cette période, il déclarait encore avoir proposé au président de         la République la création d’une commission judiciaire pour le   « règlement définitif » de la question des disparus, et         que selon lui « la question des disparus pourra être résolue         avec cette commission, </span><span style="color: #000000;">“</span><span style="color: #000000;">déjà           utilisée dans d’autres pays</span><span style="color: #000000;">”</span><sup><span style="color: #000000;"><a name="sdfootnote5anc" href="http://www.algeria-watch.org/fr/aw/ksentini_dossier_disparus.htm#sdfootnote5sym"><sup>5</sup></a></span></sup><span style="color: #000000;">. »</span><span style="color: #000000;"> Et deux ans plus tard, au moment de la présentation du rapport qui             clôturait la mission du « mécanisme </span><span style="color: #000000;"><em>ad               hoc</em></span><span style="color: #000000;"> », il a affirmé que « les                 disparitions forcées sont le fait de personnes ou de groupes qui ont                 agi de manière isolée et </span>dans l’illégalité la plus         totale. D’ailleurs, en cette période de chaos, l’État était le         premier des disparus<sup><a name="sdfootnote6anc" href="http://www.algeria-watch.org/fr/aw/ksentini_dossier_disparus.htm#sdfootnote6sym"><sup>6</sup></a></sup> ».</p>
<p><span style="color: #000000;">Sans expliquer comment il   était arrivé à cette conclusion, il a de même prétendu, en         avril 2005, </span><span style="color: #000000;">qu’il           serait « très difficile, voire impossible, d’identifier les           auteurs des dépassements, car il n’existe pas d’archives ni de           témoignages</span><sup><span style="color: #000000;"><a name="sdfootnote7anc" href="http://www.algeria-watch.org/fr/aw/ksentini_dossier_disparus.htm#sdfootnote7sym"><sup>7</sup></a></span></sup><span style="color: #000000;"> ».   « Il n’est par ailleurs plus question, précisait alors une             journaliste rapportant ses propos, de la mise en place d’une             commission “Vérité et Justice”, telle que souhaitée par les             associations des familles de disparus. “En Afrique du Sud, l’État             persécutait des démocrates alors que l’Algérie combattait des             terroristes. Suivre l’exemple sud-africain en installant une             commission de réconciliation provoquerait une nouvelle fracture             sociale”</span><sup><span style="color: #000000;"><a name="sdfootnote8anc" href="http://www.algeria-watch.org/fr/aw/ksentini_dossier_disparus.htm#sdfootnote8sym"><sup>8</sup></a></span></sup><span style="color: #000000;">. »</span><span style="color: #000000;"> Son argument essentiel a toujours été celui de l’impossibilité               de poursuite, car, répétait-il encore en avril 2010, « il               n’existe pas d’archives ou de témoignages fiables</span><sup><span style="color: #000000;"><a name="sdfootnote9anc" href="http://www.algeria-watch.org/fr/aw/ksentini_dossier_disparus.htm#sdfootnote9sym"><sup>9</sup></a></span></sup><span style="color: #000000;"> ».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Une allégation parfaitement         contraire à la vérité, puisque, malgré des moyens sans commune         mesure avec ceux dont dispose la commission officielle que préside         Me Ksentini, de nombreuses familles de disparus ont pu récupérer         des documents officiels de différents services de sécurité   établissant que leur proche victime de disparition forcée avait été         détenu dans leurs locaux. Tandis que plusieurs ONG de défense des         droits humains, dont Algeria-Watch, ont recueilli des milliers de         témoignages, souvent détaillés, sur les circonstances de         l’enlèvement par des forces de sécurité de ces victimes</span><sup><span style="color: #000000;"><a name="sdfootnote10anc" href="http://www.algeria-watch.org/fr/aw/ksentini_dossier_disparus.htm#sdfootnote10sym"><sup>10</sup></a></span></sup><span style="color: #000000;">.</span><span style="color: #0000ff;"> </span></p>
<p>Aujourd’hui, le président de la CNCPPDH fait un         pas de plus en décrétant que la revendication de « vérité         et justice » est « en porte-à-faux avec les dispositions         de la Charte nationale de la réconciliation, notamment ses         articles 45 et 46<sup><a name="sdfootnote11anc" href="http://www.algeria-watch.org/fr/aw/ksentini_dossier_disparus.htm#sdfootnote11sym"><sup>11</sup></a></sup> ».         Le premier de ces articles déclare toute dénonciation ou plainte   « contre des éléments des forces de défense et de sécurité         de la République, toutes composantes confondues » comme         irrecevable par l’autorité judiciaire compétente. Le second         prévoit une condamnation à un emprisonnement de trois ans à cinq         ans pour des déclarations, écrits ou tout autre acte remettant en         question la version officielle des faits depuis le putsch du         11 janvier 1992.</p>
<p>Ces deux articles auxquels se réfère Me Ksentini         pour justifier la clôture du dossier des disparitions forcées ont   été régulièrement dénoncés par les organes de l’ONU, en         particulier par le Comité des droits de l’homme en octobre 2007<sup><a name="sdfootnote12anc" href="http://www.algeria-watch.org/fr/aw/ksentini_dossier_disparus.htm#sdfootnote12sym"><sup>12</sup></a></sup>,         parce qu’ils violent les principes de droit international établis         par les pactes internationaux auxquels l’Algérie est partie,         notamment le droit à la justice et à la liberté d’expression<sup><a name="sdfootnote13anc" href="http://www.algeria-watch.org/fr/aw/ksentini_dossier_disparus.htm#sdfootnote13sym"><sup>13</sup></a></sup>.</p>
<p>Mais il est vrai que le président de la CNCPPDH         n’apprécie guère le Comité des droits de l’homme de l’ONU,         qui selon lui « avait dans le passé pris fait et cause pour le         terrorisme contre l’<span style="color: #000000;">Algérie</span><sup><span style="color: #000000;"><a name="sdfootnote14anc" href="http://www.algeria-watch.org/fr/aw/ksentini_dossier_disparus.htm#sdfootnote14sym"><sup>14</sup></a></span></sup><span style="color: #000000;"> ».           Alors qu’il préside un organisme qui a le statut d’une           institution nationale des droits de l’homme censée coopérer avec           l’ONU, il considère ainsi le rappel par l’ONU du nécessaire           respect par l’État algérien des dispositions du droit           international qu’il a formellement adoptées comme une « complicité           de terrorisme ».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Inconscient de cette grave         contradiction, il fait même un pas supplémentaire en matière de         cynisme en annonçant que « maintenant, il nous reste à         tourner la page définitivement et à oublier la décennie noire. La         principale fonction de la mémoire de l’homme, c’est d’oublier         et non de retenir</span><sup><span style="color: #000000;"><a name="sdfootnote15anc" href="http://www.algeria-watch.org/fr/aw/ksentini_dossier_disparus.htm#sdfootnote15sym"><sup>15</sup></a></span></sup><span style="color: #000000;"> ».           La « décennie noire » ne se réduit pourtant pas, comme           affecte de le croire Me Ksentini, à quelques milliers de dossiers de           familles de disparus qui devraient se contenter selon lui de quelques           miettes de pain : elle concerne en vérité des centaines de           milliers de victimes directes et indirectes de la violence qui a           marqué le pays pendant plus de quinze ans, sans qu’aient pu être           effacés en eux les effets des souffrances liées à la perte d’êtres           chers, aux exécutions extrajudiciaires, aux disparitions forcées,           aux tortures, aux déplacements forcés, etc. Le seul remède à           cette blessure béante est l’établissement de la vérité et la           poursuite des com</span>manditaires de ces crimes.</p>
<h2>La négation organisée des crimes contre         l’humanité commis par l’État algérien</h2>
<p>À ce jour, le fameux « article 46 »         n’a pas encore été appliqué. Il a en revanche déjà été         brandi comme menace à l’encontre de défenseurs des droits         humains. Le fait que Me Ksentini l’évoque à nouveau laisse         présager que les pouvoirs publics envisagent de s’y référer pour         criminaliser les militants des droits humains et en particulier les         familles de disparus tant qu’elles continuent à protester contre         la politique du déni et de l’oubli.</p>
<p><span style="color: #000000;">Il est important de rappeler         qu’en avril 2009, l’organisme que préside Me Ksentini, la         CNCPPDH, a été « rétrogradé » par le Comité         international de coordination des institutions nationales (CCI) de         l’ONU, pour non-conformité avec les « principes de Paris »         qui régissent les institutions nationales des droits humains.         Depuis, les autorités algériennes ont bien pris </span>quelques         mesu<span style="color: #000000;">res prétendant satisfaire les conditions           posées, notamment la promulgation d&#8217;une Ordonnance établissant           l&#8217;assise juridique de la CNCPPDH, </span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;">devenue             loi, le 22 octobre 2009</span></span></span><span style="color: #000000;">.               Mais ces dispositions cosmétiques, qui ne changent rien à la               fonction de couverture de l’impunité des responsables du               terrorisme d’État algérien, que remplit la CNCPPDH, n’ont pas               convaincu le sous-comité d’accréditation : lors de sa               session de mars 2010, la CNCPPDH n’a toujours pas récupéré               son statut lui permettant d’agir devant les instances de l’ONU,               notamment de participer aux sessions et aux travaux du Conseil des               droits de l’homme, de prendre la parole devant lui, de soumettre               des déclarations écrites, etc. Elle doit patienter jusqu’à la               prochaine session, prévue en octobre-novembre 2010, pour se               soumettre à un nouvel examen.</span></p>
<p>Algeria-Watch espère que le sous-comité         d’accréditation saura alors évaluer à leur juste mesure les         récentes déclarations de Me Ksentini, qui s’attribue de plus en         plus le rôle de porte-parole d’un exécutif semblant avoir décidé         d’en découdre avec les militants des droits humains et n’hésitant         plus à employer la force ouverte pour réprimer leurs manifestations         pacifiques.</p>
<p>Et ce ne sont pas les déclarations tonitruantes         de Me Ksentini, fin août 2010, « annonçant » la         décision du gouvernement algérien d’inviter des rapporteurs         spéciaux de l’ONU qui induiront en erreur les observateurs. Car         celle-ci avait en réalité été déjà annoncée le 1<sup>er</sup> mars         2010 par le ministre des Affaires étrangères algérien, M. Mourad         Medelci, lors d’un discours à Genève devant le Conseil des droits         de l’homme de l’ONU. Il y avait précisé que sept rapporteurs         spéciaux seraient invités à se rendre en Algérie dès 2010.</p>
<p><span style="color: #000000;">D’autant plus que, comme         le reconnaîtra Me Ksentini au fil de déclarations souvent confuses,         cette invitation confirmée par le Premier ministre Ahmed Ouyahia ne         concernait pas les rapporteurs spéciaux chargés des dossiers les         plus brûlants : torture, exécutions extrajudiciaires,         promotion et protection des droits de l’homme dans la lutte contre         le terrorisme, disparitions forcées et involontaires. L’invitation         ne concerne en effet que les rapporteurs en charge des dossiers         suivants : liberté d’opinion et d’expression, violence à         l’égard des femmes, droit à l’éducation, droit à la santé         physique et mentale, droit à l’alimentation, droit au logement         convenable, droit d’accès à l’eau potable et à         l’assainissement</span><sup><span style="color: #000000;"><a name="sdfootnote16anc" href="http://www.algeria-watch.org/fr/aw/ksentini_dossier_disparus.htm#sdfootnote16sym"><sup>16</sup></a></span></sup><span style="color: #000000;">.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">La « nouveauté »         de cette invitation, présentée par Me Ksentini comme un « progrès         considérable » visant à prouver que l’Algérie est un État         de droit</span><sup><span style="color: #000000;"><a name="sdfootnote17anc" href="http://www.algeria-watch.org/fr/aw/ksentini_dossier_disparus.htm#sdfootnote17sym"><sup>17</sup></a></span></sup><span style="color: #000000;">,           apparaît donc comme un nouveau rideau de fumée, destiné à masquer           le durcissement sécuritaire du gouvernement à l’encontre des           familles de disparus et des défenseurs des droits humains. Et   également à occulter le refus constant des autorités de satisfaire           les demandes de visite – réitérées depuis près de quinze ans           pour certains – des rapporteurs spéciaux de l’ONU en charge des           plus graves violations des droits humains.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Le 14 avril 2008, lors </span>de         l’« Examen périodique universel » (EPU)<span style="color: #000000;"> de la situation des droits humains en Algérie par le Conseil des           droits de l’homme, M. Medelci avait déjà prétendu qu</span>e   « l’Algérie n’a jamais empêché ces visites, elle a         simplement souhaité les inscrire dans un cadre qui permette         effectivement de prendre en charge des problèmes qui se posent         réellement et non pas des problèmes qui sont exceptionnels, voire         anecdotiques<sup><a name="sdfootnote18anc" href="http://www.algeria-watch.org/fr/aw/ksentini_dossier_disparus.htm#sdfootnote18sym"><sup>18</sup></a></sup>. »<span style="color: #000000;"> Ces « problèmes anecdotiques » visaient les disparitions           forcées, la pratique systématique de la torture, les exécutions           extrajudiciaires et les massacres des années 1990, dénoncés par           des experts du Comité des droits de l’homme (dont le Britannique           Sir Nigel Rodley) comme des « crimes contre l’humanité »</span><sup><span style="color: #000000;"><a name="sdfootnote19anc" href="http://www.algeria-watch.org/fr/aw/ksentini_dossier_disparus.htm#sdfootnote19sym"><sup>19</sup></a></span></sup><span style="color: #000000;">. </span></p>
<p>C’est pour toutes ces raisons qu’Algeria-Watch         entend dénoncer avec vigueur les récentes allégations de         Me Ksentini, selon lequel le dossier des disparus serait   « définitivement clos » (et ne pourrait en conséquence         faire l’objet d’une visite du rapporteur de l’ONU         correspondant), ainsi que la brutale répression des rassemblements         hebdomadaires à Alger des familles de disparus.</p>
<h3>Notes</h3>
<div id="sdfootnote1">
<p><a name="sdfootnote1sym" href="http://www.algeria-watch.org/fr/aw/ksentini_dossier_disparus.htm#sdfootnote1anc">1</a> « Ksentini irrité par les familles de disparus », <em>El           Khabar (en arabe)</em>, 27 juin 2010.</p>
</div>
<div id="sdfootnote2">
<p><a name="sdfootnote2sym" href="http://www.algeria-watch.org/fr/aw/ksentini_dossier_disparus.htm#sdfootnote2anc">2</a> Ghania Oukazi, « Familles des disparus : un rassemblement           dispersé par la police », <em>Le Quotidien d’Oran</em>,           12 août 2010.</p>
</div>
<div id="sdfootnote3">
<p><a name="sdfootnote3sym" href="http://www.algeria-watch.org/fr/aw/ksentini_dossier_disparus.htm#sdfootnote3anc">3</a> « Merouane Azzi : “Le dossier des disparus est           réglé” », <em>El Watan</em>, 27 août 2010.</p>
</div>
<div id="sdfootnote4">
<p><a name="sdfootnote4sym" href="http://www.algeria-watch.org/fr/aw/ksentini_dossier_disparus.htm#sdfootnote4anc">4</a> « Me Ksentini : “L’État n’a pas besoin de se           ridiculiser en se lançant dans des procès qu’il sait           impossibles” », <em>El Watan</em>, 13 août 2010.</p>
</div>
<div id="sdfootnote5">
<p><a name="sdfootnote5sym" href="http://www.algeria-watch.org/fr/aw/ksentini_dossier_disparus.htm#sdfootnote5anc">5</a> N. K., « La question des disparus est loin de connaître           son épilogue. Ksentini propose la création d’une commission           judiciaire », <em>Le Jeune Indépendant</em>, 30 mars 2003.</p>
</div>
<div id="sdfootnote6">
<p><a name="sdfootnote6sym" href="http://www.algeria-watch.org/fr/aw/ksentini_dossier_disparus.htm#sdfootnote6anc">6</a> T. H.,<span style="font-size: x-small;"> « </span>Maître Ksentini au forum           d’<em>El Moudjahid</em>, “Bush et ses faucons” », <em>Le             Soir d’Algérie</em>, 30 mars 2003.</p>
</div>
<div id="sdfootnote7">
<p><a name="sdfootnote7sym" href="http://www.algeria-watch.org/fr/aw/ksentini_dossier_disparus.htm#sdfootnote7anc">7</a> Souhila Hammadi, « Farouk Ksentini, hier, au Forum d’<em>El           Youm </em>: “Il n’est pas possible d’identifier les           auteurs des disparitions” », <em>Liberté</em>, 13 avril           2005.</p>
</div>
<div id="sdfootnote8">
<p><a name="sdfootnote8sym" href="http://www.algeria-watch.org/fr/aw/ksentini_dossier_disparus.htm#sdfootnote8anc">8</a> <em>Ibid</em>.</p>
</div>
<div id="sdfootnote9">
<p><a name="sdfootnote9sym" href="http://www.algeria-watch.org/fr/aw/ksentini_dossier_disparus.htm#sdfootnote9anc">9</a> « Ksentini à propos des responsables des disparitions :           “Où sont les preuves ?” », <em>L’Expression</em>,           29 avril 2010.</p>
</div>
<div id="sdfootnote10">
<p><a name="sdfootnote10sym" href="http://www.algeria-watch.org/fr/aw/ksentini_dossier_disparus.htm#sdfootnote10anc">10</a> Algeria-Watch et Dr. Salah-Eddine Sidhoum, <a href="http://www.algeria-watch.org/fr/aw/fr/mrv/mrvdisp/cas_disparitions/disparitions_introduction.htm">Les disparitions forcées           en Algérie : un crime qui perdure</a>, janvier 2007, actualisé           janvier 2009, <a href="http://www.algeria-watch.org/fr/mrv/mrvdisp/cas_disparitions/disparitions_introduction.htm">http://www.algeria-watch.org/fr/mrv/mrvdisp/cas_disparitions/disparitions_introduction.htm</a></p>
</div>
<div id="sdfootnote11">
<p><a name="sdfootnote11sym" href="http://www.algeria-watch.org/fr/aw/ksentini_dossier_disparus.htm#sdfootnote11anc">11</a> M. B., « Dossier des disparus : “Je n’en           parlerai plus, c’est promis” », <em>Liberté</em>, 28 août           2010.</p>
</div>
<div id="sdfootnote12">
<p><a name="sdfootnote12sym" href="http://www.algeria-watch.org/fr/aw/ksentini_dossier_disparus.htm#sdfootnote12anc">12</a> « Observations finales du Comité des droits de l’homme »,           CCPR/C/DZA/CO/3/CRP.1, 1<sup>er</sup> novembre 2007, <span style="color: #0000ff;"><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://daccess-ods.un.org/access.nsf/Get?Open&amp;DS=CCPR/C/DZA/CO/3&amp;Lang=F">http://daccess-ods.un.org/access.nsf/Get?Open&amp;DS=CCPR/C/DZA/CO/3&amp;Lang=F</a></span></span>.</p>
</div>
<div id="sdfootnote13">
<p><a name="sdfootnote13sym" href="http://www.algeria-watch.org/fr/aw/ksentini_dossier_disparus.htm#sdfootnote13anc">13</a> Voir le Pacte international relatif aux droits civils et politiques,           ratifié par l’Algérie en 1989, en particulier les articles 2,           6, 7 et 14.</p>
</div>
<div id="sdfootnote14">
<p><a name="sdfootnote14sym" href="http://www.algeria-watch.org/fr/aw/ksentini_dossier_disparus.htm#sdfootnote14anc">14</a> Djamel B., « Farouk Ksentini : “Il n’y a pas de           prisons secrètes en Algérie” », <em>Le Quotidien d’Oran</em>,           4 novembre 2007.</p>
</div>
<div id="sdfootnote15">
<p><a name="sdfootnote15sym" href="http://www.algeria-watch.org/fr/aw/ksentini_dossier_disparus.htm#sdfootnote15anc">15</a> « Me Ksentini : “L’État n’a pas besoin de se           ridiculiser en se lançant dans des procès qu’il sait           impossibles” », <em>loc. cit</em>.</p>
</div>
<div id="sdfootnote16">
<p><a name="sdfootnote16sym" href="http://www.algeria-watch.org/fr/aw/ksentini_dossier_disparus.htm#sdfootnote16anc">16</a><span style="color: #000000;"> M. Aziza,           « Droits de l’homme: Ksentini, les disparus et les ONG », <em>Le Quotidien d’Oran</em>,             28 août 2010.</span></p>
</div>
<div id="sdfootnote17">
<p><a name="sdfootnote17sym" href="http://www.algeria-watch.org/fr/aw/ksentini_dossier_disparus.htm#sdfootnote17anc">17</a> <em>Ibid</em>.</p>
</div>
<div id="sdfootnote18">
<p><a name="sdfootnote18sym" href="http://www.algeria-watch.org/fr/aw/ksentini_dossier_disparus.htm#sdfootnote18anc">18</a> La vidéo de cette intervention est visible sur le site du Conseil           des droits de l’homme de l’ONU, à partir de la page <span style="color: #0000ff;"><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.un.org/webcast/unhrc/archive.asp?go=080414">www.un.org/webcast/unhrc/archive.asp?go=080414</a></span></span> (seconde vidéo intitulée « Comments and answers by           Algeria »).</p>
</div>
<p><a name="sdfootnote19sym" href="http://www.algeria-watch.org/fr/aw/ksentini_dossier_disparus.htm#sdfootnote19anc">19</a> Le Comité des droits de l&#8217;homme a examiné le troisième rapport           périodique de l&#8217;Algérie (CCPR/C/DZA/3) les 23 et 24 octobre           2007 (CCPR/C/SR.2494, 2495 et 2496), <a href="http://www2.ohchr.org/english/bodies/hrc/hrcs91.htm">http://www2.ohchr.org/english/bodies/hrc/hrcs91.htm</a>,           voir en particulier CCPR/C/SR.2495</p>
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		<title>ملف المفقودين في الجزائر.. بركان ينهض من سباته</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Sep 2010 23:44:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Droits de l’Homme]]></category>

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		<description><![CDATA[خضير بوقايلة القدس العربي 31 اغسطس 2010 مثل البركان يهدأ ثم يثور ويفور لكنه لن يخمد نهائيا مهما طالت فترة السبات. ذلكم هو ملف المفقودين أو المختفين قسريا في الجزائر أيام الحرب الداخلية التي أعقبت إجهاض المسار الديمقراطي بداية سنة 1992. بعد 11 عاما على قانون الوئام المدني وخمس سنوات على ميثاق السلم والمصالحة الوطنية لا يزال [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div><strong><span style="font-family: Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif; color: navy;"><br />
</span></strong></div>
<h2 style="text-align: right;"><span><a><span style="font-family: Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif; color: black;"> <span> </span></span></a><a href="http://www.lequotidienalgerie.org/wp-content/uploads/2010/09/disparus2.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-15458" title="disparus2" src="http://www.lequotidienalgerie.org/wp-content/uploads/2010/09/disparus2.jpg" alt="" width="135" height="200" /></a></span>خضير بوقايلة</h2>
<h4 style="text-align: right;"><a><span style="font-family: Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif; color: black;"> القدس العربي 31 اغسطس 2010<br />
مثل البركان يهدأ ثم يثور ويفور لكنه لن يخمد نهائيا مهما  طالت فترة السبات. ذلكم هو ملف المفقودين أو المختفين قسريا في الجزائر  أيام الحرب الداخلية التي أعقبت إجهاض المسار الديمقراطي بداية سنة  1992. بعد 11 عاما على قانون الوئام المدني وخمس سنوات على ميثاق السلم  والمصالحة الوطنية لا يزال ملف المفقودين نقطة سوداء على خد النظام الحاكم  في الجزائر، فلا عمليات التجميل ولا محاولات إخفاء هذا (العار) أفلحت في  تبييض وجه النظام ومسح سود صحائفه.<br />
الرئيس عبد العزيز بوتفليقة بذل جهودا مضنية وأضاع وقتا كبيرا من أجل  إعادة البلد إلى عهد ما قبل الانقلاب الأمني، لكن كل ما فعله لم يكن أكثر  من رقص على الحبال وتقديم وصفات أسبيرين تخفف الألم ولا تعالج أسبابه. فهو  يريد أن يعود السلم إلى البلد ويعيش الناس في وئام ومحبة، الجميع خرافا  وذئابا حاول إلباسهم ثوبا موحدا معتقدا أن ذلك سيحل المشكلة ويقوده مباشرة  إلى مصاف العظماء ويدرجه ضمن قائمة الفائزين بجائزة نوبل للسلام. وما حصل  هو أن الثوب الموحد اختلط على بعض الناس وقتا معينا ثم سرعان ما اكتشف  العالم أن الذئب لا يمكن أن يتحول إلى خروف وديع لأنه صار يحمل صوفا يغطي  أنيابه ومخالبه.<br />
ليست كل الخطوات التي طرأت خلال فترة حكم الرئيس بوتفليقة كارثية  وخاطئة، لكن المساوئ عندما تكثر لا بد أن تغطي على المحاسن كما أن الحلول  الخاطئة ومحاولات تجاوز المشكلات الأساسية لا بد أن تقود أي مسار إصلاحي في  نهاية المطاف إلى مأزق حقيقي. وهذا ما برز اليوم مع عودة التصعيد في ملف  الاختفاء القسري ومحاولات نقل الاحتجاج مجددا إلى المنظمات الدولية بدرجات  أكثر حدة، وهو ما يمكن أن يحدث أيضا آجلا أم عاجلا مع ملف (تائبي) الجماعات  المسلحة.<br />
وقد حاول محررو الميثاق من أجل السلم والمصالحة الوطنية الصادر سنة  2005 أن يدرجوا معضلة المفقودين ضمن مسعى المصالحة من خلال اعتراف واضح  بوجودها، لكن من غير أن يتجاوز ذلك إلى تحديد الأطراف المسؤولة عنها، فنقرأ  في ديباجة الميثاق أن (ملف المفقودين المأساوي يحظى باهتمام الدولة وهو  محل عناية خاصة قصد معالجته بالكيفية المواتية)، وأن (مأساة الأشخاص  المفقودين هي إحدى عواقب آفة الإرهاب التي ابتليت بها الجزائر). ثم تذهب  الوثيقة إلى أن (تلك الافتقادات كانت في العديد من الحالات بفعل النشاط  الإجرامي للإرهابيين الذين ادعوا لأنفسهم حق الحكم بالحياة أو الموت على كل  إنسان جزائريا كان أم أجنبيا) والحديث عن العديد من الحالات يعني أن هناك  أيضا حالات أخرى عديدة أو أكثر أو أقل عددا ليس للإرهابيين يد فيها. ثم  تنتقل مبادرة السلم والمصالحة إلى تحديد (الإجراءات الرامية إلى تسوية ملف  المفقودين تسوية نهائية)، من خلال ثلاث خطوات، أولاها أن (تتحمل الدولة على  ذمتها مصير كل الأشخاص المفقودين في سياق المأساة الوطنية)، ثانيا أن  (تتخذ الدولة كل الإجراءات المناسبة لتمكين ذوي حقوق المفقودين من تجاوز  هذه المحنة القاسية في كنف الكرامة)، وأخيرا أن يصنف الأشخاص المفقودون ضمن  (ضحايا المأساة الوطنية) وأن تحفظ لذويهم حقوقهم في التعويض).<br />
والآن وبعد خمس سنوات من إقرار الميثاق، ماذا أحرز ملف المفقودين من  تقدم؟ بعد التحركات التي طرأت في الأيام الأخيرة يمكن القول إن الملف عاد  إلى نقطة الصفر، فالجمعيات المعنية عادت إلى تصعيد لهجتها والتهديد باللجوء  إلى المنظمات الدولية مثلما بدأت التحركات الجماعية على غرار التظاهرة  الاحتجاجية أمام السفارة الجزائرية في باريس. مهمة (تطييب خاطر) أهالي  المفقودين خلال سنوات الهمجية أوكلت إلى المحامي فاروق قسنطيني رئيس اللجنة  الاستشارية لحماية وترقية حقوق الإنسان بعد أن أخفق سلفه رزاق بارة رئيس  الديوان الوطني لحقوق الإنسان في مهامه وبعد أن تغيرت مهام الديوان أيضا،  علما أن الديوان واللجنة الاستشارية عنوانان لجهاز واحد وضع تحت وصاية  رئاسة الجمهورية في إطار مسعى النظام تبييض وجهه الحالك. وقد بذل المحامي  قسنطيني من جهته جهودا جبارة من خلال وسائل الإعلام وتحركات الكواليس من  أجل إنجاز المهمة بأقل خسائر ممكنة، وكان الاعتقاد السائد لديه أن أهم خطوة  لإخماد أنفاس هذا الملف الشائك والمأساوي هي في إقناع عائلات وذوي  المفقودين بقبول التعويضات المالية المقترحة عليهم ثم يدفن الملف نهائيا  إلى غير رجعة. وقد صرح وكيل النظام لدى عائلات المفقودين أن 95&#8242; من أهالي  المفقودين قبلوا التعويضات مقابل أن تسلم لهم وثائق إدارية تؤكد وفاة ذويهم  دون تفاصيل أو تبعات أخرى، علما أن كثيرا من أبناء المفقودين عاشوا لسنوات  عديدة مأساة حقيقية أثرت على مسار حياتهم بسبب أن الإدارة ترفض تسليمهم  وثائق هوية دون الرجوع إلى آبائهم الذين بقيت أوضاعهم معلقة، فلا هم مصنفون  ضمن الأموات ولا أحد يثبت لهم أنهم لا يزالون أحياء. والآن وبعد لجوء  السلطات العمومية إلى منع علائلات المفقودين من تنظيم تجمعهم الاحتجاجي  الأسبوعي أمام مقر لجنة حقوق الإنسان وما تلاه من قرار الجمعيات المهتمة  بالموضوع تصعيد الاحتجاج خرج المحامي فاروق قسنطيني ليقول للعالم إنه قد  مسح يديه من هذا الملف وما كان يفعله في السابق إنما كان اجتهادا منه  لاعتبارات إنسانية بحتة، مضيفا أن معارضته لمواصلة عائلات المفقودين في  تنظيم الاحتجاجات والاعتصامات أمر يسيء إلى سمعة الجزائر، وكأن ملف  المفقودين يزين صورة الجزائر.<br />
عائلات المفقودين يؤكدون أنهم لن يتنازلوا عن حقهم في التوصل إلى حقيقة  مصير أهاليهم ولو تطلب الأمر سنوات أخرى من النضال على كافة الأصعدة،  ومبعث ذلك ما بحوزتهم من وثائق أو شهادات تثبت أن كثيرا من ذويهم المفقودين  شوهدوا لآخر مرة وهم يساقون من طرف ممثلين عن هيئات أمنية نظامية. السلطات  العمومية ومحاميها من جهتهم يعترفون بوجود حالات اختفاء قسري تورط فيها  أعوان أجهزة الأمن النظامية، لكن الاعتراف لم يتجاوز حد التصريح الشفوي،  أما ما يجب أن يتبعه من تفاصيل عن مصير هؤلاء البعض من المفقودين ومحاسبة  للمتورطين في اختطافهم وإخفائهم فلم يحدث.<br />
الرئيس بوتفليقة لم يخف تحرجه من هذا الملف المأساوي الشائك، وهو ما  جعله يتفادى التطرق إليه مباشرة ولا البحث الجدي عن حله حلا عادلا وفق ما  تقره القوانين والأعراف الإنسانية، وهو لم يتحرج يوما من الرد على بعض من  سألوه عن مصير المفقودين بالقول (إنهم ليسوا في جيبي) وكان هذا الرد  المستفز دليلا كافيا لأهالي المفقودين على أن بوتفليقة لا يريد أن يكون  رئيسا لكل الجزائريين ولا أن يجسد مخططه الرامي إلى إعادة السلم والوئام  إلى ربوع الجزائر. لا أحد يشك في أن الخوض في ملف المفقودين بما يؤدي إلى  إظهار الحقيقة الكاملة حول هذا الموضوع الشائك من شأنه أن يؤدي إلى تصادم  مع القيادات الأمنية، وهذا طريق عدل بوتفليقة عن السير فيه ولو كلفه الأمر  قطيعة مع الشعب، فهو يعلم علم اليقين أن منصبه لن يضمنه له لا الشعب ولا  التحالف مع قضاياه الأساسية.<br />
أما الأخطر في قضية المفقودين فهو ما قرأناه قبل يومين من أن عائلاتهم  بصدد التحضير لإنشاء جمعيات ومنظمات لأبناء المفقودين يواصلون مسيرة النضال  من أجل الحقيقة والعدالة، وهو ما يعني أن جيلا جديدا صاعدا سيتولى الأمر  وسيقود معركة أخرى مع السلطات العمومية، معركة لن تزيد إلا إساءة إلى سمعة  الجزائر وسجلها الداكن في مجال حقوق الإنسان والحريات، وتبعد الجزائريين  أكثر عن نهج السلم والمصالحة الذي ينشدونه منذ سنوات طويلة.</p>
<p></span></a></h4>
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		<title>El-Bayadh :Un citoyen torturé dans un commissariat !</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Aug 2010 22:23:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Droits de l’Homme]]></category>

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		<description><![CDATA[El Watan.com le 26.08.10 &#124; 13h45 Un pére de famille à El-Bayadh a été roué de coups par 6 policiers. Il risque de perdre l&#8217;usage de son oeil // La ville d’El-Bayadh est sous le choc. La triste histoire de la famille Djelaili, habitant le quartier de Ouled Yahia, a plongé dans l’émoi tous les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h4><a href="http://www.lequotidienalgerie.org/wp-content/uploads/2010/08/arrestation_706586322.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-15337" title="arrestation_706586322" src="http://www.lequotidienalgerie.org/wp-content/uploads/2010/08/arrestation_706586322.jpg" alt="" width="318" height="236" /></a>El Watan.com</h4>
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<p><!--P:START-->le 26.08.10 | 13h45  <!--P:END--> <!--P:START--></p>
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<p>Un pére de famille à El-Bayadh a été roué de coups par 6 policiers. Il risque de perdre l&#8217;usage de son oeil</p>
</div>
<p><!--relative--> <!--P:END--> <script type="text/javascript">// <![CDATA[
affOutils("87696","Un citoyen torturé dans un commissariat !","Un+citoyen+tortur%C3%A9+dans+un+commissariat+%21","http%3A%2F%2Fwww.elwatan.com%2Fune%2Fun-citoyen-torture-dans-un-commissariat-26-08-2010-87696_108.php","/une/");
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<h4 id="chapo">La ville d’El-Bayadh est sous le choc. La triste histoire de la famille  Djelaili, habitant le quartier de Ouled Yahia, a plongé dans l’émoi  tous les habitants de cette cité des hauts plateaux de l’ouest.</h4>
<div id="texte">
<p>Et pour cause, le malheureux père de cette famille a subi de graves  actes de tortures au sein même des locaux du commissariat de la ville.  Le bureau de la <strong>Ligue Algériennepour la Défense des Droits de l&#8217;Homme de la wilaya de l’El-Baydh vient de révéler au grand jour ce scandale.</strong></p>
<p>&laquo;&nbsp;Le vendredi 13 août 2010 correspondant au troisième jour de Ramadhan,  et au moment de la rupture du jeûne, huit policiers sans uniformes ont  investi la maison familiale en fracassant la porte d’entrée à la  recherche d’une drogue qui n’ont pu trouver sur les lieux. Les policiers  n’ont pas présenté de mandat de perquisition, ni la nature de leur  opération. Suite à ça, les policiers interpellent M. Djelaili Belaid  Ouadi, un des membres de la famille pour l’emmener au poste de police  pour être roué de coups par 6 policiers alors qu’il était menotté à la  rampe des escaliers du poste. Ces coups lui ont causé des blessures  importantes au visage, et la victime risque de perdre l’usage de son  œil&nbsp;&raquo;, a condamné mercredi la LADDH dans un communiqué rendu public.</p>
<p>Le comité directeur de la LADDH a souligné également que la victime  torturée a été emmenée, par la suite, au commissariat central de la  ville, et ce n’est qu’au quatrième jour de son arrestation, que M.  Djelaili sera présenté au procureur de la république violant ainsi tout  ce que stipule la procédure judiciaire. &laquo;&nbsp;Aussi, une foi examiné par le  médecin légiste, la victime a été auditionnée par le juge d’instruction  lui et ses deux frères à la suite du dépôt d’une plainte par deux  policiers pour violence&nbsp;&raquo;, rapporte la LADDH qui nous apprend dans la  foulée que Djelaili était présenté chaque jour à un médecin de l’hôpital  de la ville lequel rédigeait un certificat médical pour le remettre au  policier sans ausculter le patient ni même lui adresser la parole, alors  même que les traces des coups paressaient apparentes sur le visage du  patient !</p>
<p>La LADDH  qui parle ouvertement de torture pratiquée dans un  commissariat avec la participation de plusieurs policiers, a demandé, à  ce titre, aux autorités judiciaires l’ouverture d’une enquête sérieuse  concernant les circonstances de cette affaire, et «de poursuivre tous  ceux qui ont participé à ce comportement hors la loi». Mais cet appel  trouvera-t-il une oreille attentive ?</p>
</div>
<p><!--texte--></p>
<h5>Abderrahmane Semmar</h5>
]]></content:encoded>
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		<title>[Vidéo] Manifestation des familles de disparus à Paris</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Aug 2010 00:41:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Samir</dc:creator>
				<category><![CDATA[Droits de l’Homme]]></category>
		<category><![CDATA[Vidéos]]></category>

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		<description><![CDATA[Résumé en vidéo de la manifestation de solidarité avec les familles des disparus algériens. Paris le 25 08 2010.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.lequotidienalgerie.org/wp-content/uploads/2010/08/familles-des-disparus-algeriens-paris.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-15287" title="familles-des-disparus-algeriens-paris" src="http://www.lequotidienalgerie.org/wp-content/uploads/2010/08/familles-des-disparus-algeriens-paris.jpg" alt="" width="160" height="120" /></a>Résumé en vidéo de la manifestation de solidarité avec les familles des disparus algériens. Paris le 25 08 2010.</p>
<p><object height="330" width="100%"><param name="allowfullscreen" value="true"><param name="allowscriptaccess" value="always"><param name="movie" value="http://www.facebook.com/v/145406978826999"><param name="BGColor" value="FFFFFF"><embed src="http://www.facebook.com/v/145406978826999" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" height="330" width="100%"></object></p>
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		<title>&#171;&#160;Non seulement je te malmène mais narhik (je te broie) !»</title>
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		<pubDate>Sat, 21 Aug 2010 08:13:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Droits de l’Homme]]></category>
		<category><![CDATA[familles de disparus]]></category>
		<category><![CDATA[Farouk Ksentini]]></category>
		<category><![CDATA[le quotidien d'algerie]]></category>
		<category><![CDATA[LQA]]></category>
		<category><![CDATA[répression policière à Alger]]></category>

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		<description><![CDATA[Les rassemblements des mercredis empêchés par Ghania Oukazi, Le Quotidien d&#8217;Oran, 21 août 2010 Les familles des disparus ont tenté, mercredi dernier, d&#8217;esquiver la répression policière en tenant leur rassemblement symbolique en début d&#8217;après-midi plutôt que durant l&#8217;habituelle matinée. « SOS Disparu(e)s et Collectif des familles de disparu(e)s» ont donné mercredi rendez-vous à leurs adhérents [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.lequotidienalgerie.org/wp-content/uploads/2010/08/police-alger.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-15139" title="police alger" src="http://www.lequotidienalgerie.org/wp-content/uploads/2010/08/police-alger.jpg" alt="" width="217" height="207" /></a>Les rassemblements des mercredis empêchés</p>
<p>par Ghania Oukazi, Le  Quotidien d&#8217;Oran, 21 août 2010</p>
<p>Les familles des disparus ont tenté,  mercredi dernier, d&#8217;esquiver la répression policière en tenant leur  rassemblement symbolique en début d&#8217;après-midi plutôt que durant l&#8217;habituelle  matinée.</p>
<p>« SOS Disparu(e)s et Collectif des familles de disparu(e)s» ont  donné mercredi rendez-vous à leurs adhérents pour tenir leur sit-in hebdomadaire  à partir de 13 h au lieu du matin. L&#8217;objectif était de détourner les regards des  services de police qui se sont braqués sur eux, et ce, depuis plusieurs  mercredis de suite, pour les empêcher férocement de tenir leur rassemblement  symbolique «Contre l&#8217;oubli et pour la Vérité». Mais, en ce matin pluvieux du  mercredi, les animateurs du rassemblement devaient compter sans la main de fer  des nombreux agents de sécurité qui avaient pris position tôt le matin à  proximité du siège de la Commission consultative nationale de la protection et  de la promotion des droits de l&#8217;Homme (CCNPPDH) et tout autour de la place Addis  Abeba, contrôlant tous les allers et venues des ruelles débouchant sur la place  en question.</p>
<p>Il pleuvait beaucoup quand la quarantaine de personnes  représentant les familles des disparus voulaient s&#8217;approcher du siège de la  CCNPPDH. Les agents de l&#8217;intervention policière foncent sur elles pour les en  empêcher. «Je suis médecin, vous n&#8217;avez pas le droit de me malmener», dit un  manifestant à la main de l&#8217;officier qui l&#8217;a pris par le cou et poussé. Surnommé  «le rouquin», l&#8217;officier lui jette à la figure: «le médecin c&#8217;est à l&#8217;hôpital,  non seulement je te malmène mais narhik (je te broie) !» Il s&#8217;acharnera aussi  contre l&#8217;avocat de SOS Disparu(e)s, Maître Amine Sidhoum. «L&#8217;avocat, c&#8217;est au  tribunal, pas ici !», lui dit-il.</p>
<p>Résultat de cette autre démonstration  de force policière, le transfert de Slimane Hamitouche (encore lui) et Moussa  Bourfis (le médecin bousculé) vers le commissariat du 9è arrondissement. Pour  rappel, Hamitouche a été déjà interpellé mercredi dernier et pris au  commissariat «pour attroupement illégal.» Leur collègue Hassan Ferhati estime  qu&#8217;il l&#8217;a été «parce que c&#8217;est un jeune qui a une force de caractère  remarquable». Tout autant que son collègue, Hamitouche sera relâché durant les  heures qui suivront comme il l&#8217;a été la semaine dernière après la signature d&#8217;un  PV attestant qu&#8217;il participait à un attroupement illégal. «Ça fait 12 ans qu&#8217;on  tient notre rassemblement, personne ne nous a rien dit et aujourd&#8217;hui, vous  découvrez qu&#8217;il est illégal», a dit Hamitouche au commissaire, selon Hassan  Ferhat.</p>
<p>Les manifestants ont été poussés vers la porte du palais du  peuple pour ensuite être mis dans un bus public et transportés loin des lieux de  la discorde. «C&#8217;est le dernier avertissement !», leur a lancé l&#8217;officier. Ferhat  relèvera cependant un fait marquant. «Le commissaire qui était présent sur les  lieux, celui qui nous a violemment malmenés la semaine dernière, a été très  indulgent cette fois avec nous, il a ordonné à ses agents de ne pas nous  frapper», nous affirme-t-il. La présidente de SOS Disparu(e)s, Fatima Yous,  promet de revenir mercredi prochain sur les lieux du rassemblement. «Nous  continuerons de le tenir comme d&#8217;habitude», nous dit-elle. «J&#8217;ai dit au  commissaire que nous serons toujours là», nous dit Ferhat. «Nous aussi, nous  serons toujours là,» lui a répondu le commissaire.</p>
<p>L&#8217;on s&#8217;interroge sur  le pourquoi de cette subite levée de boucliers contre des manifestations qui ont  toujours été pacifiques et qui ne gardent comme moyens d&#8217;expression que les  photos de leurs proches disparus qu&#8217;ils brandissent chaque mercredi des douze  années écoulées depuis qu&#8217;ils ont juré de s&#8217;interdire l&#8217;oubli et de rechercher  la Vérité. L&#8217;on s&#8217;interroge si en recevant les responsables des services de  sécurité, le président a été informé sur la répression qui s&#8217;était abattue,  mercredi dernier, sur des vieilles personnes, des mères en général, venues  implorer calmement les institutions de l&#8217;Etat. Le président de la CCNPPDH,  Maître Ksentini, affirme n&#8217;être aucunement responsable de la soudaine décision  d&#8217;interdiction du rassemblement des familles des disparus. Il n&#8217;en a d&#8217;ailleurs  pas la prérogative. Reste à savoir qui a décidé de mettre de l&#8217;huile sur le feu  en tenant à étouffer la revendication légitime d&#8217;un droit, puisque  constitutionnellement reconnu, qui est celui d&#8217;exiger que la lumière soit faite  sur le manquement de l&#8217;Etat à sa responsabilité de protéger les personnes et les  biens. Un droit que le chef de l&#8217;Etat a (re)confirmé lors de son audition,  mardi, du ministre de l&#8217;Intérieur et des Collectivités locales.</p>
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		<title>URGENT : Le rassemblement des familles de disparus à nouveau réprimé</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Aug 2010 15:30:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Droits de l’Homme]]></category>

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		<description><![CDATA[Nous venons d&#8217;apprendre en début d&#8217;après-midi (13h 30) que la tentative de rassemblement des familles de disparus a été réprimé par les services de sécurité qui ont occupé les lieux très tôt devant le siège de la pseudo-commission des droits de l&#8217;homme à la place Addis Abéba (Alger). Deux parents de disparus, le Dr Moussa [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.lequotidienalgerie.org/wp-content/uploads/2010/08/disparus11.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-15061" title="disparus1" src="http://www.lequotidienalgerie.org/wp-content/uploads/2010/08/disparus11-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a>Nous venons d&#8217;apprendre en début d&#8217;après-midi (13h 30) que la tentative de rassemblement des familles de disparus a été réprimé par les services de sécurité qui ont occupé les lieux très tôt devant le siège de la pseudo-commission des droits de l&#8217;homme à la place Addis Abéba (Alger). Deux parents de disparus, le Dr Moussa Bourefis de l&#8217;association Macha&#8217;al de Jijel et Slimane d&#8217;El Mouradia ont été arrêtés, embarqués dans un fourgon et transférés au commissariat du 9e arrondissement.</p>
<p>De plus amples informations seront données dans la soirée.</p>
<p>Nous tenons encore une fois à dénoncer cette ignoble répression des familles de disparus. Nous rappelons à ceux qui voudraient imposer l&#8217;amnésie aux algériens libres sur le drame algérien que les disparitions forcées sont des CRIMES CONTRE L&#8217;HUMANITE et donc IMPRESCRIPTIBLES. Tôt ou tard la vérité éclatera et la JUSTICE s&#8217;imposera. Ce n&#8217;est qu&#8217;une question de temps.</p>
<p>Coordination de l&#8217;Appel du 19 mars.</p>
<p>Département des Droits de l&#8217;Homme.</p>
<p>=======================</p>
<p>Alger 16h</p>
<p>Nous venons d&#8217;apprendre la libération des deux parents de disparus aux environs de 15h 40 du commissariat du 9e arrondissement. Nous avons pris contact avec eux et ils nous ont déclaré avoir été entendus sur PV et que l&#8217;un des fonctionnaires de police avait répliqué aux deux citoyens qui lui avaient dit &laquo;&nbsp;qu&#8217;ils n&#8217;avaient peur de personne dans le cadre de leur quête de vérité sur le sort de leurs parents&nbsp;&raquo; : &laquo;&nbsp;<span style="color: #ff0000;">avec l&#8217;électricité, vous verrez si vous n&#8217;aurez pas peur</span>&nbsp;&raquo; !!!!!!!!!</p>
]]></content:encoded>
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		<title>عندما يتحول الطبيب إلى جلاد !!</title>
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		<pubDate>Sat, 14 Aug 2010 12:56:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Droits de l’Homme]]></category>

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		<description><![CDATA[تلقى المكتب الولائى للرابطة الجزائرية للدفاع عن حقوق الإنسان بغرداية نداء استغاثة من الأخوين &#171;&#160;تمينه محمد&#160;&#187; و &#171;&#160;عبد العزيز&#160;&#187;، الذين كانا وقتها  مضربين عن الطعام، يشتكيان  فيها من ظلم و تعسف الطبيب المسؤول عن مركز تصفية الدم بغرداية &#171;&#160;ع  ـ ع &#171;&#160;. الذي نسي مهنته كطبيب وتحول إلى جلاد، خاصة مع الدعم الذي وجده من [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h4 style="text-align: right;"><strong> </strong></h4>
<h4 style="text-align: right;"><strong> </strong><strong></strong><a href="http://www.lequotidienalgerie.org/wp-content/uploads/2010/08/hémodialyse.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-14991" title="hémodialyse" src="http://www.lequotidienalgerie.org/wp-content/uploads/2010/08/hémodialyse.jpg" alt="" width="293" height="172" /></a>تلقى المكتب الولائى للرابطة الجزائرية للدفاع عن حقوق الإنسان بغرداية نداء استغاثة من الأخوين &laquo;&nbsp;تمينه محمد&nbsp;&raquo; و &laquo;&nbsp;عبد العزيز&nbsp;&raquo;، الذين كانا وقتها  مضربين عن الطعام، يشتكيان  فيها من ظلم و تعسف الطبيب المسؤول عن مركز تصفية الدم بغرداية &laquo;&nbsp;ع  ـ ع &laquo;&nbsp;.</h4>
<h4 style="text-align: right;">الذي نسي مهنته كطبيب وتحول إلى جلاد، خاصة مع الدعم الذي وجده من إدارة  المستشفى و حتى مدير الصحة  بالولاية، و هذا  بمنعهما يوم الخميس 12 أوت 2010 و بالقوة من إجراء حصتهما العلاجية  في المركز المذكور أعلاه، ولم يتمكنوا من الحصول على علاجهم إلا بعد ساعات من الأخذ والرد وإعلانهما الدخول في إضراب مفتوح عن الطعام !!</h4>
<h4 style="text-align: right;">يحصل كل هذا في مستشفى عمومي، ليس لسبب إلا أنهما  طالبا  في مقال نشر في جريدة وطنية موجه لوزير الصحة، بتحسين ظروف استقبال مرضى القصور الكلوي وجعلها أكثر إنسانية، ومنذ ذلك الوقت تحولت حياتهما إلى جحيم وموعدهما الأسبوعي لجلسة تصفية الدم إلى معركة مع العاملين في المصلحة والمتضامنين ضد من أفشى أسرار المصلحة للخارج !!</h4>
<h4 style="text-align: right;">فبدلا من تصحيح الأوضاع داخل مصلحة تصفية الدم، اتخذت الإدارة و الطبيب قرارا بطرد و  نفي المريضين الذين يعانون من قصور كلوي نهائي، إلى مركز تصفية الدم بمتليلي، الذي يبعد عن غرداية ب 50 كلم !!</h4>
<h4 style="text-align: right;">ضاربين عرض الحائط كل أخلاقيات المهنة  و القوانين و حقوق الإنسان في الصحة  و الذي هو حق دستوري يكفله القانون الجزائري المادة 54 من الدستور و جميع المواثيق الدولية خاصة المادة 25 من الاعلان العالمي لحقوق الانسان.</h4>
<h4 style="text-align: right;">لهدا فان الرابطة الجزائرية للدفاع عن حقوق الإنسان، ترفع صوتها بقوة لإيقاف مثل هذه الممارسات  المهينة والمذلة لمواطنين، كتب عليهم القدر أن تكون حياتهم رهينة بآلة  تصفية الدم، وكذلك  تحمل الطبيب المسؤول، مسؤولية تعريض حياتهم للخطر، وهذا بإجبارهم على التنقل حولي 100 كم ذهابا وإيابا بوسائلهم الخاصة وفي ظروف مناخية صعبة تتميز بالحر الشديد.</h4>
<h4 style="text-align: right;">و أغرب ما في الأمر أن يكون هدا التعسف و الحقرة  من أناس يمثلون في الأصل الرحمة و الإنسانية وقد أقسموا عليه عند تخرجهم !!</h4>
<h4 style="text-align: right;"></h4>
<h4 style="text-align: right;">غرداية 13 أوت2010</h4>
<h4 style="text-align: right;"><strong><span style="text-decoration: underline;"> </span></strong></h4>
<h4 style="text-align: right;"><strong><span style="text-decoration: underline;"> </span></strong></h4>
<h4 style="text-align: right;"><strong> الإمضـــــــاء:</strong></h4>
<h4 style="text-align: right;">ع/ المكتب الولائي</h4>
<h4 style="text-align: right;">د. فخار كمال الدين</h4>
<h4 style="text-align: right;"></h4>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Zouggara en 1997: massacre et déplacement forcé de population</title>
		<link>http://www.lequotidienalgerie.org/2010/08/12/zouggara-en-1997-massacre-et-deplacement-force-de-population/</link>
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		<pubDate>Thu, 12 Aug 2010 18:05:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Droits de l’Homme]]></category>

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		<description><![CDATA[Algeria-Watch, 12 août 2010 Nous rapportons le récit d’un témoin du massacre qui a été commis le 7 février 1997, à Zouggara, village de la commune de Bouzegza Keddara, située dans la wilaya de Boumerdès. Cette attaque a eu lieu à une période où quasiment chaque jour, des groupes armés non identifiés commettaient leurs forfaits dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1></h1>
<p><a href="http://www.lequotidienalgerie.org/wp-content/uploads/2010/08/Bentalha11.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-14966" title="Bentalha1" src="http://www.lequotidienalgerie.org/wp-content/uploads/2010/08/Bentalha11.jpg" alt="" width="125" height="84" /></a>Algeria-Watch, 12 août 2010</p>
<p>Nous rapportons le récit d’un témoin du massacre qui a été  commis le  7 février 1997, à Zouggara, village de la commune de Bouzegza  Keddara,  située dans la wilaya de Boumerdès. Cette attaque a eu lieu à  une  période où quasiment chaque jour, des groupes armés non identifiés   commettaient leurs forfaits dans des lieux contrôlés par l’armée et   leurs supplétifs, sans que ces derniers n’interviennent. Ces massacres   ont fait des dizaines de milliers de victimes, tandis que des centaines   de milliers ont fui pour se réfugier souvent dans des bidonvilles   bordant les villes avoisinantes. À ce jour, de nombreux villages et   hameaux restent inhabités, les habitants ayant refait leur vie en de   nouveaux lieux, ne se sentant pas en sécurité dans leurs villages   d’origine ou étant menacés s’ils reviennent.</p>
<p>À la fin du Ramadhan de l’année 1997, et plus précisément à la   veille de l’Aïd el-fitr, le 7 février, le village de Zouggara, situé sur   les hauteurs du Djebel Bouzegza, a été le théâtre d’un massacre d’un   groupe armé qui a fait cinq morts et cinq blessés.</p>
<p>Ce jour-là, après la prière du soir, de nombreux hommes du  village  se retrouvaient dans l’un des cafés pour se réunir, bavarder ou  jouer  aux dominos. À cette heure-là, les cafés étaient bondés, mais dans  les  rues aussi, des habitants se promenaient comme en en période de  paix.  Le village semblait être épargné par la violence qui s’abattait  sur le  pays. Il y avait certes eu quelques assassinats, des faux  barrages et  une insécurité qui faisait craindre d’en être un jour aussi  la cible,  mais toutes les menaces n’avaient pas encore fait fuir les  habitants.  Comment pourrait-il devenir la cible d’une attaque, se  demandaient ses  habitants, qui avaient déjà payé un lourd tribut durant  la guerre de  libération ? Il est vrai que ce village montagneux a été  totalement  délaissé, ne bénéficiant d’aucun programme de développement,  tandis que  certains s’empressaient de s’accaparer des terres.</p>
<p>Attablés dans ce café dont le brouhaha ne laissait percer que   faiblement des voix individuelles, surgissent soudain à la porte   d’entrée, trois individus vêtus de tenues sombres et enturbannés, les   yeux aux contours marqués de khôl. Ils étaient puissamment armés. L’un   d’eux ordonna de se mettre à terre et de ne plus bouger. Pas moyen de   fuir. Ils bloquaient la porte tandis que les fenêtres étaient munies de   barreaux. Avant que toute l’assistance se rende compte de l’intrusion,   le premier coup de feu est tiré, c’est un commerçant du village qui a   été tué sur le coup. Puis, ce fut une rafale de tirs qui toucha   plusieurs personnes, faisant quatre morts, et puis… le silence. Les   assaillants parlaient entre eux, l’un dit : « Accomplissez votre travail   tranquillement, le taghout leur a dit de ne pas descendre (Akhedmou   be’aqlkoum, ettaghat qalhoum ma tahabtouch). »</p>
<p>Sur une colline avoisinante, se trouvait en effet un  casernement de  membres de la fameuse milice d’El Mekhfi, ainsi que  quelques  militaires. Ils étaient sensés combattre les GIA qui  sévissaient dans  la région. Ce sont ces militaires qui auraient reçu du  taghout (le  tyran, terme utilisé par les islamistes pour désigner le  pouvoir  militaire) l’ordre de ne pas descendre pour secourir les  victimes de la  tuerie.</p>
<p>Après avoir commis leur forfait, ils ont pris le temps de  vérifier  les papiers d’identité de tous les clients du café, puis se  sont  dirigés vers le Djebel Bouzegza. Ils étaient plus d’une vingtaine,   portant des tenues différentes : militaires, police judiciaire, garde   communale ou afghane, certains étaient barbus, d’autres non. Ils avaient   des armes automatiques, des fusils Seminov, MAT, des grenades ou des   fusils à canon scié (mahchoucha). L’un d’entre eux tenait une petite   bonbonne de gaz devant probablement servir comme bombe artisanale.</p>
<p>Les morts ont été laissés sur place jusqu’au lendemain, où ils  ont  été évacués vers 10 h 30. Les miliciens passaient devant en voiture   pour se rendre à Lakhdaria, sans daigner s’arrêter.</p>
<p>Il n’y a pas eu de véritable enquête sur cette attaque, ni les   survivants ni les témoins n’ont été convoqués et interrogés. La   gendarmerie, sensée prendre en charge l’instruction, n’a délivré de   constat que sur initiative des personnes touchées, ce document leur   permettant d’être répertoriées parmi les victimes du terrorisme.</p>
<p>Ce sombre jour de février 1997, la population de Zouggara a  compris  qu’à l’instar de tant d’autres villages victimes, leur bourg ne  serait  pas épargné par les massacres qui firent à cette période des  milliers  de morts. De nombreuses familles se résignèrent à quitter leurs   demeures. Tous n’étant pas partis, un autre attentat a été commis en   plein jour quelques jours plus tard à proximité du village ; dès lors,   celui-ci a été complétement déserté. Et Zouggara n’est pas le seul   village de la région à avoir été abandonné après ce massacre. À la suite   d’assassinats individuels ciblés et de faux barrages militaires où les   gens étaient détroussés de leurs biens, les villages d’Ouled Ziane,   Ouled Amar Belkacem, Tamarkenit et Arkoub ont été totalement ou   partiellement désertés. Les personnes déplacées, dont les autorités   refusent de reconnaître l’existence, se sont installées à Keddara   centre, Kharrouba, Boudouaou, Ouled Moussa, Boumerdès, Corso, Réghaia,   Aïn Ttaya, Rouiba, Khemis El khechna, Hamiz, etc., parfois dans des   conditions très précaires.</p>
<p>Mais comme si ce déplacement forcé de population n’avait pas  suffi,  c’est une véritable pratique de terre brûlée qui s’est ensuite  abattue  sur la région. De multiples incendies criminels ont ravagé les  forêts  et les vergers. Et pourtant certains de la région sont restés,  tandis  que d’autres sont venus pour s’accaparer des terres dont  disposaient  les villageois depuis des générations. Certains se sont vus  délivrer  des titres miniers et aujourd’hui, la montagne, autrefois   exceptionnelle par sa beauté et la richesse de sa faune et de sa flore,   est totalement défigurée par d’innombrables carrières.</p>
<p>Le récit de ce massacre confirme une nouvelle fois une des   dimensions majeures de la politique de terreur poursuivie par le pouvoir   militaire algérien au cours des années 1990 : les déplacements forcés   de population, analysés notamment en 2004 par une  <a href="http://www.algerie-tpp.org/tpp/pdf/dossier_2_massacres.pdf">étude</a> du Comité Justice pour l’Algérie et par Algeria-Watch dans un <a href="http://www.algeria-watch.org/pdf/pdf_fr/dz_aw_ces_avril_2010.pdf">document</a> d’avril 2010. Ces travaux montrent en effet que, à partir de 1996, la   multiplication des massacres perpétrés par les groupes armés   « islamistes » contrôlés par les services secrets de l’armée, en   particulier dans l’Algérois, en Kabylie et à l’ouest du pays, a entrainé   les déplacements forcés de centaines de milliers de personnes. Obtenu   par des moyens particulièrement atroces, cet exode rappelle à maints   égards les déplacements forcés opérés par l’armée française pendant la   guerre de libération, et qui constituaient alors l’un des axes important   de sa stratégie contre-insurrectionnelle. Une stratégie guidée par la   fameuse « doctrine de la guerre révolutionnaire », que les généraux   algériens ont adaptée dans la « sale guerre » qu’ils ont conduite contre   leur peuple, à partir de 1992.</p>
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		<title>Urgent : Répression du rassemblement des familles de disparus à Alger</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Aug 2010 10:51:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Droits de l’Homme]]></category>

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		<description><![CDATA[Nous venons d&#8217;apprendre que le rassemblement des familles de disparus, vient  à nouveau d&#8217;être empêché devant le siège de la pseudo-commission gouvernementale des droits de l&#8217;homme, place Addis Abeba à Alger. De très nombreux policiers en tenue et en civil ont occupé tôt les lieux. Des citoyens, journalistes et militants des droits de l&#8217;homme ont [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h4><a href="http://www.lequotidienalgerie.org/wp-content/uploads/2010/08/disparus1.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-14924" title="disparus1" src="http://www.lequotidienalgerie.org/wp-content/uploads/2010/08/disparus1-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a>Nous venons d&#8217;apprendre que le rassemblement des familles de disparus, vient  à nouveau d&#8217;être empêché devant le siège de la pseudo-commission gouvernementale des droits de l&#8217;homme, place Addis Abeba à Alger. De très nombreux policiers en tenue et en civil ont occupé tôt les lieux. Des citoyens, journalistes et militants des droits de l&#8217;homme ont tenté de participer au rassemblement. La police vient de procéder à des interpellations. De plus amples informations seront données plus tard.</h4>
<p>Alger le 11 août 2010. 10h 45</p>
<p>=================</p>
<p>Complément d&#8217;information : Alger 15h</p>
<p>Le rassemblement a été finalement violemment dispersé par la police. Quatre citoyens  (deux parents de disparus et deux membres de la ligue des droits de l&#8217;Homme) ont été arrêtés et emmenés au commissariat pour être entendus puis libérés quelques heures après. L&#8217;un d&#8217;eux (Slimane) a reçu des coups de poing au dos et des gifles lors de l&#8217;interpellation. Et cette violente répression a eu lieu sous les fenêtres de &laquo;&nbsp;l&#8217;Auguste&nbsp;&raquo; commission consultative des non-droits de l&#8217;Homme et en ce premier jour du mois sacré du Ramadhan.</p>
<p>A ce régime en fin de règne nous répondrons par ce proverbe anatolien :</p>
<p>&nbsp;&raquo; Décuple ta cruauté pour précipiter ton déclin&nbsp;&raquo;.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Malik Medjnoun, en grève de la faim depuis un mois reçoit la visite de l&#8217;adjoint du Procureur général et du président de la Cour</title>
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		<pubDate>Sat, 24 Jul 2010 15:07:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Droits de l’Homme]]></category>
		<category><![CDATA[centre de tortures Antar]]></category>
		<category><![CDATA[Cour de Tizi-Ouzou]]></category>
		<category><![CDATA[DRS]]></category>
		<category><![CDATA[le quotidien d'algerie]]></category>
		<category><![CDATA[LQA]]></category>
		<category><![CDATA[Malik Medjnoun]]></category>
		<category><![CDATA[Matoub Lounès]]></category>

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		<description><![CDATA[Alkarama, 24 Juillet 2010 Malik Medjnoun a entamé une grève de la faim le 25 juin 2010 appelant à enfin être jugé après presque onze ans de détention préventive. Il est accusé de complicité dans l&#8217;assassinat du célèbre chanteur Lounès Matoub le 25 juin 1998, ce qu&#8217;il a toujours nié. Il n&#8217;en est pas à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><a href="http://www.lequotidienalgerie.org/wp-content/uploads/2010/07/Alkarama1.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-14609" title="Alkarama" src="http://www.lequotidienalgerie.org/wp-content/uploads/2010/07/Alkarama1.jpg" alt="" width="137" height="87" /></a>Alkarama, 24 Juillet 2010</h3>
<p>Malik Medjnoun a entamé une grève de la faim le 25 juin 2010  appelant à enfin être jugé après presque onze ans de détention  préventive. Il est accusé de complicité dans l&#8217;assassinat du célèbre  chanteur Lounès Matoub le 25 juin 1998, ce qu&#8217;il a toujours nié.</p>
<p>Il n&#8217;en est pas à sa première grève de la faim. A chaque fois,  des représentants de l&#8217;Etat lui ont rendu visite pour lui faire de  fausses promesses et l&#8217;inciter à stopper sa grève. Cette fois-ci Malik  est décidé de continuer jusqu&#8217;à ce qu&#8217;une date concrète et officielle  pour son procès soit fixée.</p>
<p>Le 20 juillet 2010, le président de la Cour de Tizi-Ouzou et  l&#8217;adjoint du Procureur général accompagnés du directeur de la prison lui  ont rendu visite pour encore une fois le persuader d&#8217;interrompre sa  grève. Le procureur adjoint lui a dit qu&#8217;étant nouvellement à ce poste,  il ne connaissait pas l&#8217;affaire mais qu&#8217;il allait la fixer à la  prochaine session. Malik Medjnoun n&#8217;a pas l&#8217;intention de se laisser une  nouvelle fois tromper, il est déterminé à continuer son action de  protestation pour qu&#8217;enfin il soit jugé et que son innocence soit  prouvée.</p>
<p>Nous rappelons que Malik Medjnoun a été enlevé près de son  domicile à Tizi-Ouzou le 28 septembre 1999 par des agents du Département  des renseignements et de la sécurité (DRS) puis détenu au secret à la  caserne « Antar » de Ben Aknoun (Alger) relevant du DRS. Durant ces huit  mois de détention, il a été sauvagement torturé selon les techniques  habituellement utilisées par ce service (méthode du chiffon,  électricité. etc.). Présenté le 05 mai 2001 devant le tribunal criminel  de Tizi-Ouzou, son affaire a été renvoyée sine die. Depuis, il attend  toujours d&#8217;être présenté devant un tribunal pour établir son innocence.</p>
<p>La situation de M. Malik Medjnoune avait été soumise au Comité  des droits de l&#8217;homme de l&#8217;ONU le 11 juin 2004 qui avait statué sur sa  plainte le 14 juillet 2006. Aux termes de ses constatations, le Comité  onusien avait fait droit à toutes ses demandes et enjoint aux autorités  algériennes :<br />
« D&#8217;amener Malik Medjnoune immédiatement devant un juge pour  répondre des chefs d&#8217;accusation ou le remettre en liberté, de mener une  enquête approfondie et diligente sur sa détention au secret et les  traitements qu&#8217;il a subis depuis son enlèvement le 28 septembre 1999 et  d&#8217;engager des poursuites pénales contre les personnes responsables de  ces violations ».</p>
<p>Au cours de la procédure, le gouvernement algérien avait  informé le Comité des droits de l&#8217;homme par lettre du 28 décembre 2004 «  que l&#8217;affaire devait être soumise incessamment au tribunal criminel de  Tizi-Ouzou pour y être jugée ».</p>
<p>En dépit de ces engagements du gouvernement algérien et des  constatations du Comité, M. Medjnoune attend toujours d&#8217;être jugé. Il  n&#8217;y a aucun précédent à ce jour en Algérie d&#8217;un cas de détention  préventive de plus de 10 années. Il s&#8217;agit d&#8217;une violation  particulièrement grave des engagements de l&#8217;Algérie au Pacte  international relatif aux droits civils et politiques qui interdit les  détentions arbitraires et considère qu&#8217;une personne doit être jugée sans  retard excessif.</p>
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