



Pourquoi l’élite est elle marginalisée?
par Hamid Tahri
Zahir ihaddaden était empreint d’une sorte de fierté, lorsqu’il évoquait son parent Mohamed Cherif Sahli. Philosophe, écrivain, historien, militant de la cause nationale et ancien ambassadeur. » Quelque part, je m’en suis inspiré » nous disait si Zahir, regrettant que son illustre parent, n’ait pas eu la place, qui est la sienne, dans l’histographie algérienne. Cet avis est partagé par un autre personnage ,du récit national, qui est scandalisé par la posture pleine de mépris et de condescendance du pouvoir à l’égard de l’élite intellectuelle.
«L’honnêteté, c’est la meilleure politique, j’ai essayé les deux !» écrivait avec la dérision qu’on lui connaît, Mark Twin. Cet adage pourrait s’appliquer au regretté Abdelhamid Mehri, exemple de droiture ,qui nous recevait chez lui, il y a quelques années , évoquant les difficultés d’intégration des intellectuels dans le mouvement national ,traversé par divers courants, mettant en avant la rigueur, voire la rugosité des dirigeants ,qui n’avaient pas généralement le même profil, que ces militants sortis des universités.رDans la foulée, il n’avait pas manqué de mettre en relief le parcours de Sahli : «Un homme de vaste culture qui a su se mouvoir dans la Révolution en la servant avec sincérité. Vous devriez en parler, car j’estime que cette personnalité ,aux multiples facettes, n’a pas eu la considération qu’il mérite», nous avait-il suggéré.
Mehri eut à prononcer l’éloge funèbre de Sahli au cimetière d’El Alia, le 5 juillet 1989, précisant que cette date historique, pour un patriote comme Mohamed Cherif, «est un don du ciel, en tous cas une coïncidence heureuse.» Il faut savoir, comme l’a écrit Abdelkader Djeghloul, que «lorsque le mouvement national algérien plébéien, prend en charge les élites algériennes, c’est avec tous leurs stigmates, toutes les insuffisances de leur formation, autant intellectuelles que politiques, avec toutes leurs contradictions». On en est arrivé à un phénomène de soumission, d’instrumentation et de marginalisation des intellectuels algériens.
D’ailleurs, notre ami Aïssa Kadri, sociologue, ne dit pas autre chose : «Les lettrés n’étaient pas nombreux. Si la colonisation et la conjoncture étaient les principaux freins au poids numérique, il faut ajouter leurs ambiguïtés d’identification, les contradictions qui les ont traversés et séparés et les difficultés qu’ils ne cesseront de rencontrer dans leur affirmation. De plus, il y avait une relative distanciation envers l’action politique, et la jonction avec le mouvement national s’est toujours faite dans un rapport de subordination.»
Proche parent de Mohand Cherif, Zahir Ihadaden, historien et journaliste, a bien connu le regretté pour l’avoir côtoyé. «Lorsqu’il a été prié de quitter Paris en 1940 où il enseignait la philo, Sahli est retourné à Toudja où il a prodigué des cours en qualité d’instituteur. Il y a vécu, et mon frère compte parmi ses disciples», se souvient Zahir qui nous apprend que Sahli faisait le trajet reliant Toudja à Oued Ghir (12 km) à pied. «Là, il prenait le train pour joindre sa famille à Sidi Aïch. Au lendemain de l’indépendance, nous nous voyions souvent.
Un jour, alors que j’étais attablé au café Coq Hardi près de la Faculté d’Alger, Sahli qui exerçait au ministère des Affaires étrangères passait par là. Il me pria de transmettre un message à Ferhat Abbas qui résidait non loin de mon domicile. ‘‘Va et préviens-le, qu’il va être incessamment arrêté ! Qu’il prenne ses dispositions ». Je me suis présenté chez Abbas et lui fit part du message. La réponse du vieux politicien a été cinglante : ‘‘Ils veulent m’arrêter ; ils n’ont qu’à venir ! ».
Pour revenir à Sahli, je pense qu’il luttait pour une Algérie indivisible et son intérêt pour les héros nationaux à des époques différentes est un attachement sans équivoque à son pays et à ses cultures multidimensionnelles». Pour Tahar Gaïd, syndicaliste, moudjahid et ancien ambassadeur, Sahli aura été de ces hommes qui ont marqué leur époque. «Etudiant, il passait ses vacances à Sidi Aïch, dans son village natal. Il aimait se retremper dans son milieu, aimant aller au marché hebdomadaire. C’est ainsi qu’une fois, habillé d’une gandoura et portant un chapeau de paille, il s’était assis sur un trottoir un couffin entre les jambes. Une femme pied-noir l’a interpellé en ces termes : ‘‘Eh Mokhamed, qu’est-ce que tu vends ? ». Je vends la politesse, madame…», lui avait-il répondu. C’est dire qu’il ne supportait pas cet esprit de supériorité que les colons affichaient. Cette anecdote et bien d’autres peuplent le parcours de Mohamed Cherif, humaniste, pacifiste, bon vivant, amateur de bons mots et qui n’hésitait pas à l’instar du célèbre humoriste Francis Blanche à sortir sa culture lorsqu’il entendait le mot revolver !
Ahmed Taleb Ibrahimi, qui a connu Sahli, en dresse un portrait touchant, fidèle à l’imposante personnalité de Mohamed Cherif. «C’est en 1952, à la création du « Jeune Musulman, » que je pris contact pour la première fois avec Sahli (en même temps qu’avec Malek Bennabi et Mostefa Lacheraf) que je considérais déjà comme l’un des théoriciens du nationalisme algérien. Il avait déjà publié trois ouvrages Le message de Jugurtha, L’Algérie accuse et Le complot contre les peuples africains, où il démontait avec lucidité la machinerie coloniale dans sa double action de spoliation des terres et de destruction des âmes. Ces écrits furent à la fois un appel à l’enracinement de la jeunesse algérienne dans son histoire et la démonstration que la lutte armée était préférable aux joutes électoralistes des factions. Durant deux années, il assura une collaboration régulière au « Jeune Musulman « qui dans ses colonnes lança le quatrième ouvrage de Sahli, consacré à Abdelkader ,Chevalier de la foi. Après le déclenchement de la révolution, Sahli, enseignant à Paris, fut toujours en compagnie de Lacheraf, le mentor des jeunes Algériens, qui à l’initiative du FLN, fondèrent l’Union générale des étudiants musulmans algériens. Et lorsque un plus tard, à la demande de Abane Ramdane, la Fédération de France du FLN chargea un comité d’intellectuels algériens de ‘‘travailler » l’opinion française, Sahli en fit partie. Et la fameuse ‘‘Lettre du FLN aux socialistes » est de sa plume. A partir de 1957, il représente le FLN, puis le GPRA dans les pays scandinaves.»
Dans sa longue préface du livre de Sahli Décoloniser l’histoire, l’éminent historien Lacheraf écrit : «Les textes de Sahli s’intègrent à un courant de pensée nationaliste de l’Algérie pré-révolutionnaire, avec des pointes de rappel ou de confirmation idéologique, que l’auteur a bien fait de poser dans le mouvement succédant à l’indépendance politique et à la libération des esprits et des mentalités. Notre historien, sans jamais tomber dans l’utopie ,ne peut concevoir une responsabilité nationale de direction des hommes, en-dehors d’une austère éthique de sens moral, d’esprit de sacrifice et de renoncement aux honneurs sous toutes leurs formes. Qu’ajouter après cela ,qui donne au lecteur un avant-goût salubre des œuvres ici publiées. Seulement l’espoir que notre jeunesse trouvera autant de plaisir et de profit intellectuel à découvrir un vieux maître algérien à travers ses écrits de combat.
Lounis Mehalla, cadre à la retraite et ancien élu de Tizi Ouzou, témoigne : «La passion de l’histoire m’a été surtout inoculée par le regretté Mohamed Cherif Sahli, militant du PPA/MTLD, professeur d’histoire à la Sorbonne et qui avait édité à l’époque un petit livre sur l’Emir Abdelkader sous le titre Abdelkader, le Chevalier de la foi. Ce livre a été publié par épisodes dans le journal L’Algérie libre que je suivais avec passion. Il écrivait aussi dans le même journal une série d’articles sous le thème «Les hommes illustres du Maghreb». Pour moi, c’est cet homme et tant d’autres, héros de la révolution, qui ont façonné notre histoire contemporaine.»
Pour l’historien Daho Djerbal, «Sahli et Lacheraf développaient leurs essais respectifs d’infirmation des thèses coloniales à partir d’une grille de lecture qui est occidentale, une grille analytique, forte d’un bagage qui est celui de la modernité de l’Etat nation.» C’est par ce biais de lecture fouillée des écrits coloniaux et de leur propre expérience de militants à l’intérieur du mouvement national ,que tous les deux ont essayé de sortir de l’historiographie coloniale française et de mettre en place l’historiographie algérienne. A partir de là, les icônes comme Massinissa, Jugurtha, l’Emir Abdelkader vont constituer pour ces essayistes ,des référents dans l’affirmation d’un combat, d’une identité séculaire, montrant par ces figures emblématiques l’existence d’un embryon d’Etat qui était pourvu de souveraineté interne et externe.
Le livre de Sahli consacré à Abdelkader n’est nullement une compilation apologique et panégyrique comme certains pourraient le croire, en pensant que l’auteur n’aurait pas ménagé sa brosse à luire. Sahli s’en explique : «Il est naturel que ma qualité d’Algérien me porte à évoquer avec piété la mémoire d’Abdelkader. On aurait tort de croire qu’elle puisse me pousser à l’exagération. Le trait dominant de la personnalité d’Abdelkader, c’est la foi. Je n’entends pas la foi religieuse, qui chez un tel homme était d’une intensité et d’une élévation rares. C’est la conviction profonde que la vie est une chose sérieuse, c’est l’élan généreux qui fait sortir l’être de lui-même, à la recherche de cette république de personnes dont rêvent les philosophes.»
Mourad Sahli, neveu du défunt, gardien de la mémoire, nous en livre un pedigree édifiant. «Mohamed Cherif a quitté son village Tasga dans la daïra de Sidi Aïch très tôt, dans sa prime adolescence. Il est issu de la fière tribu des Aït Ouaghlis. Après ses études primaires dans la région, il rallie Alger où il réussit grâce à ses compétences à entrer à l’Ecole normale des instituteurs de Bouzaréah, qui était une véritable institution à l’époque. Orphelin de mère dès 11 ans, il eut des difficultés à s’entendre avec sa marâtre. C’est pourquoi, sans doute, il a totalement rompu avec son milieu d’origine car, ainsi qu’il l’écrit lui-même, sa seule famille était l’Algérie, puis, en tant qu’intellectuel, il a affirmé son anticolonialisme sans ambages. Il fut l’ami de Naït Belkacem Mouloud, et avait des liens très forts avec Nelson Mandela. Quand ce dernier est venu en Algérie en 1990, il a demandé à le voir. J’ai lu ses ouvrages et je reste persuadé qu’il est le précurseur dans l’affirmation de la cause berbère fondue dans l’exigence suprême de la libération de l’Algérie. Durant toute sa vie, toute sa carrière d’ambassadeur, il n’a possédé aucun bien, ni terre ni appartement. Il s’est totalement voué à la cause nationale. De plus, il ne s’est jamais marié. A ce propos, il répondait : ‘‘je suis marié avec l’Algérie ». Mieux, il a cédé ses droits d’auteur à la fondation Ifri, où s’est déroulé le congrès de la Soummam.»
Après sa retraite, malade, seul, il a été recueilli par un de ses neveux, Sahli Djamel, chirurgien-dentiste à Alger. Sa voix posée, filtre habilement ses mots et sa diction parfaite témoigne de ses certitudes. Il a vécu dans cet univers opprimé, anachronique, traversé par des luttes discontinues. Si certains se hasardent à l’affubler du titre d’historien, il s’en offusque presque. Ce n’est pas aux politiques et aux historiens de dire l’histoire, «l’historien ne doit fournir que les éléments du débat», prévient-il. Sahli s’est voulu un passeur, un trait d’union, un artisan entre le savoir et la culture en quête d’un improbable bonheur…
H T.

» Et celui qui recherche en dehors de l’islam une autre religion, alors ne sera jamais accepté, et sera dans l’au-delà parmi les perdants. Coran (3,85)
Dans ses efforts continus pour ‘’unifier’’ les confessions de la foi chrétienne ainsi que d’autres religions, Le Capital ésotérique des Élites des ténèbres, et pour donner une dimension spirituelle à la grande soumission des pays arabes à Eretz Israël (Le Maroc en est le dernier), nous affabule d’une nouvelle religion : la religion abrahamique, une forme de « sagesse du monde » fondée sur les écritures issues des religions révélées monothéistes.
En réalité, cette nouvelle religion abrahamique est un almanach élitiste de la valeur commerçante; pensée et prophétisée par les adorateurs du veaux d’or. Elle est surtout dirigée contre l’Islam qui reste le dernier rempart contre l’usure et l’endettement, les sources de tous les maux exécrables qui rongent l’humanité.
La violence usurière occupe aujourd’hui le devant de la scène planétaire. Prétendre que l’usure ou l’endettement n’ont rien à voir avec le texte sacré, c’est refuser de reconnaître « l’élan libérateur qui est né avec le monothéisme ». Et ignorer qu’à l’origine, les trois religions judaïsme, christianisme et islam, partageaient ce même principe, ne permet que d’ostraciser une religion particulière pour mieux éluder la réalité que les deux autres se sont dévoyées de cet objectif.
Avec le dieu usure, les religions judéo-chrétiennes ont inventé une motivation de la violence qui leur est spécifique. En son nom elles ont commis plus de violence qu’aucune autre religion.
Pourtant la plupart des Occidentaux opposent à cette réalité indifférence ou déni, les violences ne seraient jamais religieuses, mais seulement politiques, elles ne résulteraient que d’une mauvaise interprétation des textes.
On les minimise par rapport aux deux grandes mondiales et aux massacres des régimes totalitaires.
D’ailleurs, les chantres et apôtres de l’usure n’ont-ils pas déclaré « L’usure en elle-même n’est dans sa nature essentielle pas du tout contraire au droit naturel et divin, et il peut y avoir plusieurs raisons justes à d’usure. »
Cette nouvelle religion, la religion abrahamique a expulsé le sacré du monde pour le concentrer dans la méditation, la sagesse et la fausse béatitude pour mieux soumettre les esprits. La sacralité du spirituel de défendre les démunis contre l’ordre tyrannique du capital fut effacée — l’anathème biblique prescrit de prêter jusqu’à l’esclavage total.
Cette nouvelle religion : la religion abrahamique est un appel voilé à se rendre à l’injustice, à l’oppression et à l’occupation sous couvert de « paix » et « acceptation » de la rapine financière comme un fait non discutable et que rien ne peut changer, tout cela sous couvert d’une pseudo-sagesse.
Si volonté et sagesse il y a, elles devraient aboutir en premier à l’effacement des dettes et à l’abolition de l’usure comme élément structurelle de ce libéralisme ravageur.
De la fin de cette aberration résultera les émancipation politiques et économiques : le développement pour tous, une révolution industrielle respectant l’environnement, salariat juste, libertés démocratiques, pour les millions de démunis à la dérive dans un monde régi par loi de talion.
La prétention à détenir la vérité absolue, le messianisme, une ambition universaliste, un dualisme exacerbé, un texte fondateur fortement prescriptif, un peuple élu, l’attribution d’un sens à l’histoire, une police de la pensée, la diabolisation de l’ennemi, autant de paradigmes que des Élites ultra-minoritaire propagent après avoir dévoyé la grande tradition monothéiste : Tu ne prêtera point avec usure.
Ces élites des ténèbres ne sont qu’une autre classe tyrannique dont l’humanité a tant souffert durant son histoire. Leur perfidie et invisibilité transcendent les frontières, et imposent unilatéralement, et sans recours possible, ses lois et ses règles tant que leur volonté de pouvoir et de possession sont devenues sans limite.
Telle est le destin de l’humanité dont elle ne peut y échapper, sans parvenir à mettre suffisamment en lumière l’aspect lamentable, flou et fugitif, l’aspect vain et arbitraire que ces élites des ténèbres constituent au sein de la tragédie humaine.
Des éternités ont passé d’où elles étaient absentes ; et si elles disparaissaient à nouveau, il ne se sera rien passé. Car il n’y a pas pour ces élites des ténèbres de mission qui dépasserait le cadre de cette vie sordide et éphémère.
Khaled Boulaziz

Abdellah CHEBBAH Déc. 2021

Tous les Algériens, sans exception, rêvent d’une Algérie nouvelle. Un pays où il ferait bon vivre, où tout le monde serait égal devant la loi, où le vivre-ensemble ne serait pas uniquement un slogan mais une réalité fraternelle, où ses richesses seraient équitablement distribuées, où les faibles et les pauvres seraient considérés, les femmes et les vieux protégés. Ils veulent une Algérie fière, digne et prospère où chacun aura sa place et son statut. Une Algérie où le travail serait noble et valorisant, où le sacrifice, l’effort et la compétence seraient le credo de la réussite, où l’école et l’université des lieux de savoir et de citoyenneté, où le bien serait encouragé et le mal combattu, où le respect, les bonnes manières et l’obéissance seraient le socle de leurs valeurs et où, tout simplement, vivre en Algérie serait un plaisir et une joie éternels.
C’est peut-être trop demander, mais c’est aussi l’Algérie que les martyrs auraient souhaité au peuple.
La nouvelle Algérie que promeut le président Tebboune et le pouvoir qu’il incarne, va à l’encontre de tout cela. Elle n’est pas celle que souhaitent les Algériens. Pas du tout. Elle est virtuelle. Elle est embaumée de mensonges, de manipulations et de fraudes, semblable, même pire, que celle qui a colonisé leurs parents et leurs ancêtres.
Un pouvoir si vil, appuyé par une horde de généraux en désaccord, font subir au peuple d’inimaginables atrocités ?
Si rien n’est entrepris réellement, correctement et honnêtement, cette nouvelle Algérie promise va connaître les plus sales moments jamais connus de son histoire. Ce sera l’Algérie de l’effroi, de l’épouvante, de la hante.
‘’La politique est le moyen pour des hommes sans principes de diriger des hommes sans mémoire’’. (Voltaire).
La jeune génération par contre, soucieuse de son avenir, soumet, pacifiquement, depuis deux ans, à ce pouvoir vieillissant, des doléances raisonnables pour éviter le pire, le crime fratricide.
Le système en place, bâti depuis 1962 sur des promesses, des espoirs, des mensonges odieux et irraisonnables, fait encore rêver les populaces, ces démunis qui espèrent s’accrocher pour s’en tirer d’affaire.
Cette nouvelle Algérie tant espérée commence mal. Avec une crise multidimensionnelle, rien ne présage un avenir radieux. Bien au contraire, elle s’achemine vers l’effondrement de tout le pays, institutions et état lui-même. Que restera-t-il alors? Un peuple qui s’entre-déchirera pour survivre et un pays en jachère livré aux conquérants de toute nature.
Le pouvoir en Algérie ne veut pas innover dans le politique. Le système mis en place depuis 62 est figé pour toujours. C’est la même chanson, orchestrée par le même chef, qui se répète avec différents musiciens, mais les paroles restent les mêmes.
Comment persuader le commun des Algériens que la nouvelle Algérie qu’on lui propose n’est pas celle qu’il imagine, celle dont il rêve, mais celle qu’on lui impose de force par la répression et l’asservissement ?
Comment pourra-t-il convaincre ses enfants, que partir c’est mourir et rester c’est se suicider ?
Comment pourra-t-il encore s’abreuver d’espoirs, quand sa situation se dégrade de jours en jours ?
C’est à coup de ‘’comment ’’ que l’avenir s’évanouit devant une Algérie fatiguée, usée, à bout de souffle.
A chaque étape, les Algériens se disent ‘’Ah ! Si nous avions su’’. Malheureusement, ce n’est jamais la dernière. Chacune vient ronger encore plus le quotidien des citoyens.
‘’Un rêve que vous faites seul n’est qu’un rêve. Un rêve que vous faites ensemble est une réalité’’. (John Lennon).
Notre rapport avec le monde s’est aussi détérioré. Actuellement, la politique étrangère que mène l’Algérie vis à vis de ses partenaires et de ses voisins va l’isoler de plus en plus de l’échiquier mondial. Aucun pays, ni institutions internationales, ne solliciteront son avis ou son apport sur les questions qui la touche de près ou de loin. Le rapport avec le reste du monde se dégrade de plus en plus. L’Algérie n’est plus crédible économiquement et diplomatiquement. Elle est en porte à faux avec les réalités du monde. Coupée du monde politique.
Dernièrement, le non-recevoir de notre ministre des affaires étrangères par les autorités françaises démontre bien que le pouvoir Algérien n’est plus considéré.
Le vote sur l’affaire Sahraoui a aussi écarté toute ingérence de l’Algérie dans ce conflit. Le rejet de cette affaire au prochain sommet de la ligue arabe, proposé par l’Algérie, a bien été signifié. Cette affaire ne sera plus à l’ordre du jour.
Aucun pays dans le monde n’a appuyé l’Algérie dans cette affaire. Bien au contraire, ils se sont tous abstenus ou contre.
L’étau se resserre de plus en plus sur les autorités Algériennes qui pensent dicter leurs politiques étrangères sur une partie de l’Afrique à coup de mensonges et de manipulations. Les stratégies géopolitiques, géostratégiques et géoéconomiques se dictent pas les grandes puissances qui dirigent et gèrent le monde. L’Algérie ne fait aucun poids. Le Maroc allié direct de toutes ces puissances et des monarchies Arabes aura probablement le dernier mot sur cette affaire. Israël vient de s’introduire au Maghreb et un dirigeant du Hamas Palestinien est au Maroc sur invitation du roi. L’Algérie se retrouve donc écartée de tout processus de politique étrangère. Sa diplomatie, autrefois, tant flattée se retrouve à quémander des droits qui ne lui sont plus octroyés, ignorés même par ses alliés. La Russie, entre autre, vient de signer un accord avec le Maroc pour la construction d’une grande raffinerie. Les États-Unis sous le président Trump avaient reconnu implicitement le droit au Maroc de disposer du Sahara occidental dont Joe Biden n’a pas l’intention de remettre en cause. La Chine observe la situation sans parti pris. Elle se proclame neutre dans ce conflit. La France vient d’écarter l’Algérie du processus de paix en Libye. Et en reste, l’Éthiopie, autrefois pays pauvre et sous développé, a interdit toute représentation diplomatique Algérienne sur son sol. Sa représentation dans certains pays Africains n’est plus sollicitée.
Que reste-t-il à l’Algérie comme allié solide ? Aucun. Le seul allié qu’aurait pu avoir ce pouvoir aurait été son peuple. Malheureusement ce dernier a été écarté depuis 62 de toutes décisions politiques et de toutes ingérences dans les affaires de l’état et ce, jusqu’à date. Ce pouvoir est donc lâché de toute part.
Que va-t- il faire ?
Toute tentative de bienfaisance ou de de bienséance qu’il entreprendra ne lui redorera pas son image. Tout le monde sait aujourd’hui, y compris ses alliés, que ce pouvoir est malhonnête et malfaiteur.
Les dernières élections communales qui ont bouclé un processus constitutionnel a été encore une fois boycotté. Politiquement, le peuple est en grève contre ce pouvoir.
Le seul salut qui lui reste est de revenir à la raison et de transféré ce pouvoir au peuple dont son avenir a été hypothéqué depuis 1962.



En France, on estime plus de 1,4 million le poids électoral de la diaspora algérienne binationale. Ce potentiel pourrait sûrement peser dans la prochaine élection présidentielle 2022. On se rappelle les résultats de l’élection présidentielle 2017. En effet, il manquait à François FILLON, le candidat des républicains, près de 500000 voix pour se qualifier au 2ème tour. À l’image du vote des Cubains américains faisant élire Trump en Floride en 2016, est-ce que celui de la communauté franco-algérienne pourrait être autant décisif dans le prochain scrutin présidentiel en France en 2022 ?
Le poids potentiel de la diaspora algérienne dans l’élection présidentielle française 2022 :En France, il est compliqué de connaître le chiffre exact de la population d’origine algérienne puisque la loi française n’autorise pas l’État à recueillir de statistiques sur l’origine ethnique. On trouve des sources diverses traitant de cette question qui tentent d’estimer approximativement le poids de celle-ci à l’étranger notamment en France. Il est peut-être utile de se rappeler, lors d’une interview à la chaîne internationale France 24, samedi 4 juillet 2020, le président algérien désigné Abdelmadjid Tebboune a déclaré qu’il y a plus de 6 millions d’Algériens qui vivent en France en disant qu’ils « peuvent emmener quelque chose là-bas et ici ».
On s’interroge du degré d’exagération de cette estimation avançant un tel chiffre comme un atout peut-être lors de négociation pour les dirigeants algériens tentant d’en tirer avantage dans les échanges diplomatiques ? L’utilisation de cette échelle de masse, dont le chiffre reste à vérifier, serait plutôt vaine pour Alger en optant, d’autant plus, d’activer ce levier potentiel comme un moyen de pression dans ses relations avec Paris. Cette démarche risque de produire à fortiori l’inverse de l’effet escompté. On trouve une réponse à cette déclaration dans une étude (publiée en ligne 18 octobre 2021) réalisée sur l’immigration des Algériens [1] par l’Observatoire de l’immigration et de la démographie (OID), fondé en 2020, par un groupe de hauts fonctionnaires et de membres de la société civile (entrepreneurs ou simples citoyens) laquelle montre que la France abrite une diaspora algérienne de 2,6 millions de personnes au minimum, dont 846 000 immigrés stricto sensu (les plus nombreux parmi toutes les nationalités représentées). Par conséquent, on constate que le chiffre annoncé par le chef de l’Etat Algérien représente plus que le double de l’estimation calculée par cette étude. C’est un énorme écart !
On reprend la définition utilisée par cette étude l’OID, disant que la diaspora algérienne inclut les immigrés algériens, leurs enfants et petits-enfants nés sur le sol français (dont un certain nombre dispose de la nationalité française, avec ou sans binationalité. Ce qui nous intéresse dans la présente réflexion est la population immigrée binationale (algérienne et française) qui a évidemment le droit de voter en France. Lors du forum du journal El Moudjahid consacré à la commémoration du massacre des Algériens le 17 octobre 1961, Antar Daoud, l’ambassadeur d’Algérie en France, a déclaré en date du mercredi 13 octobre 2021 : « Il est inadmissible que l’Algérie, qui possède la plus grande communauté étrangère en France avec 18 consulats, ne puisse pas constituer un levier de commande pour intervenir non seulement dans la politique algérienne, mais aussi au niveau de la politique française » Dans un contexte de tensions diplomatiques, l’ambassadeur rapatrié quelques semaines auparavant en Algérie, a appelé clairement les ressortissants installés en France à intervenir dans la politique de l’Hexagone. À la suite de cette déclaration, on peut bien s’interroger sur l’influence qu’a le diplomate algérien sur sa communauté en France. Est-ce que cet appel sera réellement entendu ?
Monsieur l’ambassadeur a certainement raison de mettre de l’avant le poids de la diaspora algérienne. Néanmoins, il faut se rendre à l’évidence que ce représentant de l’État algérien n’a pas l’image, comme jadis, garantissant en quelques sortes la main mise sur sa communauté. Il fut un temps accueillir en Algérie officiellement les candidats à l’élection présidentielle française, à quelques mois de l’échéance, était comme une tradition courante depuis Jacques Chirac à Emanuel Macron passant par Nicholas Sarkozy, François Hollande, …etc. C’est une façon de les plébisciter par le régime algérien en donnant indirectement la consigne de vote et en multipliant les efforts pour que le soutien, tant espéré, soit suivi par la diaspora algérienne en France.
Depuis l’avènement de la révolution pacifique 22 février 2019, il y a un divorce net entre cette diaspora et le régime en place. Pour preuve, le taux de participation à l’étranger lors des dernières législatives algériennes du 12 juin 2021 est très bas, moins de 5%. Le boycott massif historique de la diaspora algérienne est un indicateur du rejet total contestant plus que jamais la légitimité du pouvoir en place. Depuis cette crise politique, où le peuple s’était soulevé pour exiger le changement radical et l’instauration d’un État de droit, on appréhende plus l’effet indésirable qui pourrait être provoqué par les autorités algériennes face à leur communauté à l’étranger. Le meilleur exemple à citer est lors de la commémoration dimanche 17 octobre 2021 des 60 ans du massacre des Algériens commis 17 octobre 1961, avec la candidate à la présidentielle 2022, choisie par le parti socialiste, Anne Hidalgo au côté du consul général d’Algérie à Paris. Ce moment de recueillement a été vivement hué par la diaspora présente massivement en s’indignant de la répression tyrannique subie par le peuple algérien à l’intérieur du pays. À titre indicatif, en date du 4 novembre 2021, on compte malheureusement 229 détenus d’opinion et politique avec une durée cumulée de détention atteignant 87 ans [2].
La maire de Paris Anne Hidalgo, candidate à la présidentielle 2022, a certainement commis une erreur d’appréciation stratégique importante, qui pourrait être payée cash, surtout au début de campagne électorale en prenant le risque de s’afficher du côté des autorités algériennes dont l’image est ternie notamment depuis le déclenchement de la révolution pacifique à ce jour. À l’opposé, Emmanuel Macron, le chef de l’État français, qui a tenu des propos, le 30 septembre 2021, critiquant le « système politico-militaire » de l’Algérie reconnaissant explicitement la légitimité politique des revendications du Hirak peut être favorable à son image. Effectivement, lors de la dernière marche, organisée à Paris en date du 31/10/2021, rassemblant plus de 25000 citoyens algériens en France, à l’occasion de commémoration du 1er novembre 1954, on n’a pas entendu des slogans hostiles à Macron contrairement aux précédentes manifestations du Hirak à Paris.
La confirmation de la grisaille affichée actuellement par la France lâchant le régime algérien en place serait une position qui permettrait de gagner des voix précieuses du côté de la diaspora algérienne laquelle est mobilisée, des mois et des mois, dénonçant la politique totalitaire du pouvoir algérien. Il faut noter que celles-ci s’additionnent aux voix idéologiques aussi bien de gauche que de droite. L’exemple de Mourad, un jeune cadre binational franco-algérien militant engagé du mouvement protestataire « Hirak », rencontré lors d’un rassemblement récent de la diaspora algérienne, organisé comme chaque dimanche à la place République à Paris, concernant ses intentions de vote lors des prochaines présidentielles en France, peut-être révélateur d’une tendance générale et massive. Mourad, qui est idéologiquement plutôt de gauche, a exprimé clairement son intention de voter pour le candidat même de droite qui aurait à condition des positions de soutien avec la révolution pacifique du peuple algérien refusant toute connivence avec le pouvoir illégitime algérien en place.
Dans un contexte de tension entre l’Algérie et la France, il est intéressant de s’interroger si l’Algérie veut la défaite d’Emmanuel Macron ? À ce propos, on cite l’extrait de l’article de Mussa Acher en date du 18 octobre 2021 publié sur le site (www.slate.fr ) [3] « Près de deux semaines après la déclaration d’Emmanuel Macron, dans laquelle il portait l’estocade au pouvoir algérien qu’il décrivait comme «fatigué» et parlait du président Abdelmadjid Tebboune comme l’otage d’un système politico-militaire «dur», la tension entre les deux pays est loin de s’estomper….le statu quo risque de perdurer au moins jusqu’à la fin de l’élection présidentielle française, en avril 2022. Car il apparaît clair que, pour Emmanuel Macron, c’est une question de cap qu’il doit maintenir envers son électorat potentiel, le temps d’une campagne. Une fois réélu, il sera plus aisé pour lui de revenir à de meilleurs sentiments »Estimation du poids électoral de la diaspora algérienne binationale en France :Par cette analyse, on tente d’estimer le poids électoral de la diaspora algérienne en France. On additionne donc les immigrés qui ont pu devenir français avec les ressortissants français nés en France qui ont des origines algériennes (seconde et troisième génération).Il y a près de de 400000 Algériens qui ont acquis la nationalité française entre 1998 et 2016 (naturalisation et mariage) selon le rapport de la direction des étrangers du ministère français de l’Intérieur de mois janvier 2017[4].
On peut raisonnablement supposer qu’il y au moins 600000 Algériens binationaux (naturalisation et mariage) sur un total de 2,5 millions de Français par acquisition nés hors de France.Un indice de l’ampleur plus large des populations concernées est édité par l’INSEE : en 2019, sur les 7,6 millions de personnes nées en France d’au moins un parent immigré (parfois dénommées « seconde génération »), 1,2 million étaient d’origine algérienne [5]. En ce qui concerne les petits-enfants d’immigrés algériens (« troisième génération »), la démographe Michèle Tribalat estimait leur nombre à 563 000 en 2011[6] – un volume ayant sans doute augmenté depuis dix ans.On peut donc calculer la somme des ressortissants français nés en France qui ont des origines algériennes (seconde et troisième génération) pour trouver un total environ 1,8 millions de personnes.
On suppose qu’ils votent comme les autres français, ce qui fait autour 900000 votants avec un redressement utilisant la proportion des votants de la population totale française. Les naturalisés en général votent très fortement avec hypothèse que leur taux de participation est à 90%. Effectivement, on considère qu’ils sont majoritaires d’exercer leur droit de vote qui est une façon d’exercer pleinement la citoyenneté. On trouve ainsi 540000 électeurs. On calcule finalement le poids de la diaspora algérienne dans l’élection en France qui représente plus de 1,4 million.
Il est intéressant de remémorer des résultats globaux en nombre de voix du premier tour de l’élection présidentielle 2017 en France : Emmanuel MACRON (8657326) ; Marine LE PEN (7679493) ; François FILLON (7213797) et Jean-Luc MÉLENCON (7060885) De ces résultats, on déduit qu’il manquait à FILLON près de 500000 voix pour se qualifier au 2ème tour.On se rappelle aussi en 2016, parmi la dizaine d’Etats clés qui faisant l’objet de toutes les attentions durant l’élection présidentielle américaine, la Floride qui avait une place de choix. La donne était simple : une défaite de Donald Trump dans cet Etat, le candidat républicain hypothéquait très sérieusement ses chances d’être élu président.
Le vote des Cubains américains était incontestablement décisif faisant élire Trump en Floride. En conclusion, rester figée dans l’idée : « En général les Français d’origine maghrébine ont un taux de participation très faible dans les élections » est une approche biaisée singulièrement pour la diaspora algérienne, mobilisée depuis plus de deux ans en France. Cet élan changerait cette donne en considérant que la prochaine présidentielle française 2022 sera comme une vraie opportunité politique à saisir. 1,4 million comme poids de la diaspora algérienne binationale est vraiment à retenir car ce potentiel pourrait peser significativement sur ce scrutin. Les voix de celle-ci s’additionnent aux autres en dépassant le clivage idéologique « droite-gauche » et en optant certainement pour le candidat caractérisé par une variable déterminante qui réside dans la position la plus critique à l’égard du régime d’Alger, très impopulaire depuis la révolution pacifique rejeté massivement aussi bien par les algériens de l’intérieur que de l’extérieur.
Références :
(1)https://observatoire-immigration.fr/limmigration-des…/
(2)https://www.facebook.com/107296698203875/posts/209426511324226/
(3)http://www.slate.fr/…/algerie-defaite-macron-diplomatie…
(4)https://www.algerie-eco.com/…/immigration-pres-de-400…/
(5)INSEE, Origine géographique des descendants d’immigrés: https://www.insee.fr/fr/statistiques/4186761#tableau-figure1
(6)Michèle Tribalat, Une estimation des populations d’origine étrangère en France en 2011, 2015 : https://journals.openedition.org/eps/6073
Youcef L’Asnami

« Pour moi, la danse est une ligne continue et indéfinie qui ne s’arrête jamais, et à qui on peur donner beaucoup de forme. Pour moi la danse c’est la vie »
Cette phrase résume à elle seule le fabuleux parcours de Faiza Maameri, auteure chorégraphe et directrice de l’Académie des Arts de la Scène basée à Cheraga (Alger) et membre du Conseil international de danse de l’Unesco. Faiza a engrangé de nombreuses distinctions et prix honorifiques aussi bien en Alger qu’à l’étranger dont le 1er prix « Novi Cives » décerné par l’université de Bologne (Italie).
Elle est à Clermont-Ferrand du 17 au 27 novembre prochain avec son mari et un de ses fils où un riche programme lui a été concocté par une association culturelle auvergnate l’AFAPA (Association France Algérie Pays d’Auvergne).
Le 19 novembre dernier, elle a donné une conférence de presse au Club de la presse où elle a présenté sa dernière œuvre intitulée GENESE qui questionne l’actualité du moment notamment les conséquences de la crise sanitaire sur l’humain avant d’intervenir auprès des élèves d’un Lycée de Riom (63) près de Clermont-Ferrand où elle a insisté sur la nécessité d’avoir de la volonté, un projet et une passion. La chorégraphe a impressionné ces élèves et leurs enseignants par la vision qu’elle avait de l’art en général et de son art en particulier.
Une autre conférence a été donnée ce mardi 23 novembre à l’IADT de Clermont Ferrand où la chorégraphe a rappelé, devant un public studieux, son extraordinaire parcours artistique avant de présenter GENESE et ses autres œuvres chorégraphiques chacune axée sur une thématique précise : D’entre les murs pour traiter la détention et les conditions de vie d’un détenu en hommage à Nelson Mandela, Hijra qui évoque la tragédie des migrants notamment.
Il est prévu d’accueillir l’an prochain à Clermont-Ferrand 8 danseurs, un technicien Audio Vidéo, un chargé d’encadrement qui accompagneront la chorégraphe durant l’année culturelle et aborderont le champ disciplinaire des Arts sous le thème de la citoyenneté et le vivre ensemble dans la fusion des cultures du monde.
Très riche et varié il est difficile de décrire le parcours de Faiza en quelques lignes.
Dès l’âge de 7 ans, émerveillée par ce « florilège de gestes et mouvements offerts par la gymnastique artistique », elle intégra la société des Beaux-Arts d’Alger pour suivre des cours de danse classique. Elle a reçu sa première distinction dès l’âge de 14 ans ! Commence alors une impressionnante carrière artistique tant en Algérie qu’a l’étranger soutenue et encouragée par son admirable mari, un Asnami, et ses enfants.
Elle créa alors en 2006 PROFIL une académie des arts de la scène qu’elle définit comme
« un espace de création et d’enseignement qui dispense des formations dans les arts de la scène que sont la Danse, la Comédie Musicale, le Théâtre, le Chant et les Arts Plastiques.
Elle accueille les enfants dès l’âge de 3 ans pour des cours d’éveil artistique ».
Cette académie a été admise au Conseil International de Danse de l’UNESCO et participe à plusieurs concours et festivals internationaux. Les élèves les plus méritants sont encouragés et recommandés pour poursuivre leurs études ou leur carrière à l’étranger dans des académies renommées.
Une des principales caractéristiques de Faiza et de son académie est l’engagement humanitaire dont elle a fait un credo !
Cet engagement fait partie intégrante de ses créations artistiques : droits de l’homme en particulier ceux des enfants et des femmes, inclusion vis-à-vis des personnes à besoins spécifiques au travers des programmes artistiques, sensibilisation et prévention contre les maladies (cancer, Sidaction, Trisomie 21…)
La modestie et l’humilité de cette femme engagée soutenue par son mari et son fils Skander sont tout simplement admirables.

Tribune de l’Algérie libre