Tizi Ouzou. Escarmouches après l’enterrement de la victime de la bavure militaire de Fréha
El Watan, 12 septembre 2011
Des escarmouches ont éclaté, ce lundi, 12 septembre, aux environs de 15 heures, dans la ville de Freha, 30 kilomètres à l’est de Tizi Ouzou, après l’enterrement de la femme qui a été tuée, dimanche, dans une bavure militaire.
Des jeunes ont pris pour cible la caserne de l’ANP qui a été arrosée de jets de pierres. Dès lors, les commerçants ont baissé rideaux.
Après l’intervention des éléments de la police, les manifestants ont improvisé rassemblement devant le siège de l’APC.
Ils envisagent d’organiser une marche dans la ville. La victime, Kaci Zahia, née Ibsaine, 55 ans, a été tuée par balle, dimanche, aux environs de 22 heures, alors qu’elle était de retour avec deux autres femmes, d’une veillée funèbre, en empruntant un chemin à proximité de la caserne de l’ANP.
La défunte a été enterrée, durant l’après midi de lundi, au village Taguersift, en présence du wali, du vice président de l’APW et des représentants des autorités militaires de la région.
Hafid Azzouzi






« Tous derrière le peuple puisque le peuple n’est pas derrière nous». C’est le slogan du régime et de ses petits-fils en ces jours de doute et de peur pour la peau et pas pour le drapeau. Le programme «tous unis, même si tous on n’est pas tous riches» vient d’être lancé pour éviter l’effet contagion du cas libyen. La recette ? Ancienne comme les fossiles : expliquer que l’Algérie est visée par un complot. Deux, appeler à la mobilisation contre un ennemie moyen, et crier au terrorisme dans le Sahel ; et trois, expliquer que le pétrole va être volé par des étrangers. Avec quel haut-parleur ? L’habituel Sidi Saïd qui vient de lancer l’idée d’un remake du CNSA (Comité national de sauvegarde de l’Algérie). Le CNSA avait servi à stopper la montée programmée du FIS durant les années 90 et peut servir aujourd’hui à rappeler ce souvenir. La ruse est habile : il s’agit de réactiver le traumatisme des années 90 en parlant du cas libyen et de présenter le régime comme seule barrage possible, comme à cette époque. Pour le sous-titrage, Sidi Saïd ne va pas chercher loin, là aussi, en terme de créativité : la métaphore est celle déjà usée par Boumediene, avocat de la souveraineté nationale par les hydrocarbures.
