La Coordination Nationale pour le Changement et la Démocratie d’Oran, à travers ce communiqué, ne peut se contenter de dénoncer la situation actuelle vécue par de larges franges de la société, confrontées à une violence multiforme car il est grand temps de demander à ce que les fautifs payent pour leur mode de gestion.
L’immolation par le feu semble devenir la seule forme de protestation d’une partie de la population qui se sent victime des abus et que nul recours ne vient stopper ou tempérer.
Les drames exemples récents survenus à Oran ne sont qu’une illustration de l’émiettement du lien social.
Qui traduira en justice ceux et celles qui refusent le droit à la jeunesse de ce pays de persévérer dans sa quête du savoir et des diplômes ? Comment sont gérés les établissements scolaires, lieux qui se devaient être ceux de l’épanouissement des jeunes pour les amener à faire le choix de l’immolation ?
Comment est géré le problème des expulsions alors que le nombre de victimes de tels phénomènes ne cesse d’augmenter ? Peut-on oublier le fait que l’actuel wali d’Oran s’était vanté de vouloir procéder aux expulsions quel que soit le prix à payer lors de son arrivée confondant ainsi l’État de droit et l’État de la terreur ? Comment ne pas chercher des coupables quand on sait que même les cités de transit, palliatif qui existent dans tous les pays n’existent plus ? Qui veut-on punir à travers ce type de gestion ?
Ces questionnements deviennent d’autant plus nécessaires quand on apprend qu’un ministre d’État déclare que « nous ne sommes pas des bouddhistes pour s’immoler » et quand on sait que les autorités locales veulent relancer la corrida au niveau des arènes de la ville d’Oran. Faut-il être un ange pour savoir qu’il est préférable de dépenser les deniers publics pour tenter d’empêcher le sacrifice d‘une partie de la population, à travers la construction de cités et de réquisition des logements inoccupés, que de se payer le spectacle de sacrifice de taureaux.
P/ CNCD Oran Kaddour CHOUICHA












